Il y a 250 ans naissait Napoléon…

Mais le moins qu’on puisse dire, c’est que nos “autorités morales” n’ont pas le goût des grands hommes qui ont fait la France… Elles préfèrent le culte de la repentance et de la haine de soi ! OD

« Il y a 250 ans, le 15 août 1769, à Ajaccio, est né Napoléon Bonaparte (dans sa forme francisée), devenu Napoléon 1er, que j’appellerai simplement Napoléon pour plus de facilité. Napoléon, il n’y a aucun doute, est connu de tout le monde. Dans la hiérarchie des célébrités, il se place au sommet, à l’égal de Louis XIV, de Jeanne d’Arc, de Charlemagne et de Jules César. On peut même dire qu’il supplante dans la mythologie nationale De Gaulle, Vercingétorix, Hugues Capet, Henri IV, Richelieu, Thiers, Gambetta et Clemenceau.

Éclatante démonstration de la grandeur, les restes de Napoléon reposent depuis le 15 décembre 1840 (règne de Louis-Philippe) sous le dôme des Invalides, à Paris, en quelques sortes, à la place la plus prestigieuse possible (l’équivalent du mausolée sur la Place Rouge à Moscou). Ce fait dans la mémoire collective est paradoxalement associé à un élément étonnant : à quelques exceptions près, il n’existe pas de rue, d’avenue, de boulevard, de place, ni même de bâtiment public qui porte son nom. Seulement la « route Napoléon » qui vient plus d’un rappel à l’histoire (le retour de Napoléon par Nice et les Cent-Jours) que pour honorer l’homme lui-même.

Ce paradoxe est multiple et récurrent chez Napoléon qu’on pourrait résumer par deux mots : génial et sanguinaire. Le sommet de son existence fut certainement son sacre comme empereur des Français le 2 décembre 1804 vers midi. Un sacre interminable qui dura trois heures ! Sommet de gloire personnelle qui rejaillit, étonnamment sur la gloire de la France et même, sur la gloire de la Révolution. Paradoxe encore : la Révolution française n’a jamais été une parenthèse de l’histoire de France que grâce à Napoléon qui a pourtant écrasé la République.

Pas vraiment étonnant en fait, car pour lui, il était un empereur de la République. D’ailleurs, la main droite posée sur la Bible, il a prononcé ce serment (tandis que le pape avait déjà quitté les lieux) : « Je jure de maintenir l’intégrité du territoire de la République, de respecter et de faire respecter les lois du Concordat et de la liberté des cultes ; de respecter et de faire respecter l’égalité des droits, la liberté politique et civile, l’irrévocabilité des ventes des biens nationaux ; de ne lever aucun impôt, de n’établir aucune taxe qu’en vertu de la loi ; de maintenir l’institution de la Légion d’honneur ; de gouverner dans la seule vue de l’intérêt, du bonheur et de la gloire du peuple français. ».

Ce sacre a montré toute l’ambivalence de Napoléon. Il a singé tous les aristocrates et dignitaires monarchistes dont il se moquait, au point de faire le « clown », avec l’idée que plus c’était gros, plus ça passait (il a créé sa propre cour, il a gratifié de nombreuses personnes de nombreux titres bidons), et en même temps, il était très sérieux, il voulait être pris très sérieusement, au point de dominer toute l’Europe. Ce sacre avait la même saveur que le sacre de Bokassa, un mélange d’imposture et de vanité démesurée, et pourtant, il était nettement plus « conséquent » que celui de l’empereur du Centrafrique. Du sublime au ridicule…

Napoléon Bonaparte a eu une enfance plutôt frustrante, et avait déjà pour modèles Alexandre le Grand, Jules César, Auguste, Charlemagne, et son besoin de faire renaître l’empire romain n’était donc pas anodin. Il était militaire de formation et il a rapidement pris du galon : lieutenant d’artillerie à 18 ans, capitaine à 23 ans. Rallié à la Révolution, il s’est distingué au siège de Toulon en décembre 1793 et fut nommé général en chef de l’armée de l’intérieur en octobre 1795 : il n’avait alors que… 26 ans ! En mars 1796, général en chef de l’armée d’Italie, à la tête de près de 40 000 hommes, il a fait la campagne d’Italie contre l’Autriche jusqu’en décembre 1797. Ce furent ses premières victoires : Lodi, Arcole, Rivoli… »

Lire la suite de « Napoléon, pour ou contre ? »

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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6 commentaires pour Il y a 250 ans naissait Napoléon…

  1. matbee dit :

    Napoléon avait tout compris et résumé :

    « Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. […] L’argent n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain. »

  2. zorba44 dit :

    Le signataire préfère le Nap au Mac… depuis 2007 le premier a largement plus que doublé de valeur …
    Le cours du Mac n’a jamais été aussi bas !

    …Mais point commun, un tyran sera toujours un tyran jusqu’à sa fin brutale !

    Jean LENOIR

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