Darmanin conseille à Macron de s’entourer de gens « qui mangent avec les doigts »

« Le ministre des Comptes publics a une drôle de façon de résumer « la France populaire ».

Emmanuel Macron parlait des “gens qui ne sont rien”, voilà désormais Gérald Darmanin qui parle de ceux qui “mangent avec les doigts”. Dans un long portrait que lui consacre Paris Match, le ministre des Comptes publics, originaire de la ville de Tourcoing et dont la mère est femme de ménage, comme il se plaît à le rappeler régulièrement, revient sur le profil sociologique de ceux qui entourent le chef de l’État. 

“Le diagnostic de l’élu du Nord est sans appel: l’entourage présidentiel est trop parisien, trop bourgeois, trop techno, trop strauss-kahnien”, résume l’hebdomadaire.

“Des gens qui boivent de la bière et mangent avec les doigts”

Et l’ancien député LR, qui revendique ses origines populaires, de préciser sa pensée, dans un style direct qu’on lui connaît bien: “Il manque sans doute autour de lui des personnes qui parlent à la France populaire, des gens qui boivent de la bière et mangent avec les doigts. Il manque sans doute un Borloo à Emmanuel Macron”, assure l’ex-maire de Tourcoing (Nord), en référence à l’ancien maire de Valenciennes (Nord), Jean-Louis Borloo.

Ce n’est pas la première fois que Gérald Darmanin parle vite et sans filtre. En novembre 2018, ces propos sur les restaurants parisiens lui avaient été vivement reprochés: “Nous devons entendre et comprendre, ce que c’est de vivre avec 950 euros par mois quand les additions dans les restaurants parisiens tournent autour de 200 euros lorsque vous invitez quelqu’un et que vous ne prenez pas de vin”, selon une retranscription de l’AFP à l’époque.

Beaucoup lui opposaient alors sa propre déconnexion. Il avait assumé, comme sans doute il assumera ceux-ci et comme, sans aucun doute, Nicolas Sarkozy “son père”, selon les mots qu’il a confiés à Paris Match, les aurait lui aussi assumés ». 

Hufftington Post, le 19 décembre 2019

Rappel :

La démission de Gérald Darmanin est attendue d’une minute à l’autre…

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 55 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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14 commentaires pour Darmanin conseille à Macron de s’entourer de gens « qui mangent avec les doigts »

  1. Robert dit :

    Pas de doute : le mépris social et la suffisance satisfaite sont bien les marqueurs de la Macronie !

  2. Bernie dit :

    Géraldouille la Fripouille renie son milieu d’origine… c’est sa mère qui doit être contente.

  3. zorba44 dit :

    Et lui il fait quoi ? …il les « emballe » en protégeant son pistolet avec de la soie ?!
    Crétin ce mec…

    Jean LENOIR

  4. tatie Danielle dit :

    Borloo mange avec les doigts ?
    Je croyais qu’il était juste alcoolo…

  5. Cassius claye dit :

    il est mal renseigné Geraldinho il devrait savoir que Micronus reçoit souvent à l’Elysée son copain Larrie Fink, Pdg de BlackRock … fils d’un vendeur de chaussures qui mange surement avec ses doigts en se mouchant dans la nappe….

    • Danse dit :

      …Des gens qui rayent le parquet avec leurs dents, comme Darmanin et toute la clique macronesque, OTANesque, UEiste, ONUsienne, mondialiste.

  6. Nanker dit :

    Ah oui… Darmanin veut donc *vraiment* s’asseoir dans le fauteuil d’Edouard Philippe!
    Genre : « Manu Manu, tu vires l’asperge juppéiste qui te plombe et tu me mets à la place! Moi le p’tit gars du Nord dont la maman était femme de ménage!! Un plan super, non? Comme ça tu va faire style populo! »

    • Danse dit :

      C’est exactement ça : Darmanin, vidangeur des comptes publics, fossoyeur zélé de la Sécurité Sociale et de notre système social issu du Conseil National de la Résistance, piaffe, il ne veut plus rester dans l’ombre, il est pressé de recevoir sa récompense…

      Article de Romaric Godin d’octobre repris par Etienne Chouard, extrait :

      [Scandale absolu] DESTRUCTION DE LA SÉCURITÉ SOCIALE FRANÇAISE : encore un crime antisocial voté contre des millions de Français, la nuit, par une poignée de traîtres hors contrôle. Nous n’avons pas de constitution, pas de RIC, pour nous protéger contre les félonies des « élus ».
      http://chouard.org/blog/2019/10/26/scandale-absolu-destruction-de-la-securite-sociale-francaise-encore-un-crime-antisocial-vote-contre-des-millions-de-francais-la-nuit-par-une-poignee-de-traitres-hors-controle-nous-navons-pas/
      Publié le 26 octobre 2019

      « En première lecture, l’Assemblée nationale a acté que l’État ne compensera pas dans le budget de la Sécurité sociale les exonérations et les transferts de cotisations qui lui servent à mener sa politique de baisse d’impôts. »

      (.;.) « C’est donc une rupture historique du pacte social français. Depuis 1994, en vertu de la loi Veil, les compensations étaient la règle. Pour une raison évidente : la Sécurité sociale, depuis sa création en 1945, est en théorie gérée par ceux qui payent les cotisations sociales : les employeurs et les salariés. »

      (…) « Henri Sterdyniak considère donc que l’ÉTAT FAIT PORTER À LA SÉCURITÉ SOCIALE LE SEUL EFFORT DE DÉSENDETTEMENT PUBLIC et que, de facto, sans cet effort imposé, la Sécurité sociale afficherait en 2019 un excédent de 11,7 milliards d’euros !

      Or, en lui faisant, DE SURCROÎT, PORTER L’EFFORT DE FINANCER SES POLITIQUES ÉCONOMIQUES DE BAISSES D’IMPÔT, l’État renforce la pression future sur les comptes sociaux puisqu’il faudra amortir la dette contractée à cette occasion. On doit donc logiquement s’attendre à ce que la part des recettes consacrée au désendettement soit encore plus élevée. Et que, en conséquence, les moyens donnés aux besoins sociaux soient plus réduits.

      L’article 3 du PLFSS ouvre donc la voie à un cercle vicieux qui sape les bases financières à long terme de la Sécurité sociale. On peut, du reste, imaginer que lorsque reviendra la question de la compétitivité – et elle reviendra nécessairement –, de nouvelles réductions de cotisation interviendront et réduiront encore la capacité d’action de la Sécurité sociale puisque ces baisses ne seront plus compensées.
      « Un point de rupture »
      Présent sur les bancs aux côtés d’Agnès Buzyn, la ministre de la santé qui a clamé son attachement à ce que « les budgets de l’État et de la Sécurité sociale, ainsi que les lois qui les concernent, soient séparés », GÉRALD DARMANIN NE S’EST PAS CACHÉ D’ENVISAGER DE PÉRENNISER UN TEL ARRANGEMENT. Malgré ce que le député LR Jean-Pierre Door a appelé « une affaire triste et dramatique » et l’Insoumis Adrien Quatennens « un point de rupture ».

      Le ministre des comptes publics a reconnu en creux que le débat n’était pas clos et que ce non-respect de la loi Veil pourrait ne pas rester exceptionnel : « Nous aurons l’occasion de reparler de cette répartition entre l’État et la Sécurité sociale après l’examen du projet de loi sur les RETRAITES et après le BREXIT, après y avoir consacré un peu plus de temps, de travail et de réflexion, et d’une manière peut-être un peu plus dépassionnée. »
      (…)
      Car, comme toujours, les réformes du gouvernement Philippe ont une portée plus large et à plus long terme qu’on ne le pense ordinairement. Ici, le but de ces manœuvres est clair : il s’agit de FAIRE PORTER AUX COMPTES SOCIAUX le poids de l’ajustement budgétaire. LA SÉCURITÉ SOCIALE DEVIENT ALORS UNE IMMENSE CAISSE DE DÉFAISANCE DES POLITIQUES ÉCONOMIQUES NÉOLIBÉRALES DU GOUVERNEMENT : elle doit assurer un désendettement rendu difficile par le refus de s’attaquer sérieusement aux niches fiscales pour les entreprises et par les baisses d’impôts massives.
      Mais c’est aussi UNE LESSIVEUSE À JUSTIFICATION des « réformes douloureuses, mais nécessaires ». Car l’article 3 et l’amortissement de la dette étant une machine à créer des déficits, il faudra bien continuer à rationner les moyens de l’assurance-maladie (qui, en 2020, et malgré la crise de l’hôpital, devra effectuer 4,2 milliards d’euros d’économies après les 4 milliards de 2019) et réduire les versements de pension.
      Cela tombe fort bien puisque le gouvernement prévoit précisément une réforme des retraites majeure. Et la seule chose que l’on sait de cette réforme, c’est qu’elle devra permettre une gestion par les coûts de l’assurance-vieillesse grâce à un système à « cotisations définies » qui assurera une stabilité des dépenses de retraites à un niveau stable de 14 % du PIB. Autrement dit, au niveau d’une croissance économique qui demeure anémique.
      On pourrait cependant répondre qu’une fois la dette amortie, ce qui est prévue en 2025, la Sécurité sociale bénéficiera de moyens nouveaux pour mener ses politiques sociales. Mais c’est doublement UN LEURRE. D’abord parce que, puisqu’on organise la pénurie et les déficits, il n’est pas certain que l’amortissement soit terminé à temps. Le gouvernement n’a cessé de repousser ce terme depuis deux ans.
      Ensuite, parce que, une fois largement en excédent, LA SÉCURITÉ SOCIALE SERA UTILISÉE COMME « CAISSE DE COMPENSATION » DU DÉFICIT DE L’ÉTAT. Concrètement, on utilisera ses excédents pour améliorer le solde des administrations au sens de Maastricht et pouvoir continuer à baisser les impôts sur le capital et les entreprises, mais aussi sur les plus fortunés. Le « pacte productif » de Bruno Le Maire promet ainsi de nouvelles baisses d’impôt sur la production. Ces baisses seront financées par la Sécurité sociale.
      Enfin, l’État pourrait utiliser ce déficit nouveau non pour améliorer les prestations, mais pour, encore une fois, réduire les cotisations et le coût du travail sans le compenser. Quoi qu’il en soit, il paraît évident que désormais la Sécurité sociale n’est plus autonome, mais est placée au service des choix économiques du gouvernement.
      Avec cet article 3, le gouvernement donne donc un nouveau coup de poignard dans le dos de l’État social français. Ce qui est attaqué directement, c’est l’idée d’un SYSTÈME AUTONOME paritaire permettant de trouver UN ÉQUILIBRE entre les intérêts du capital et ceux du travail pour assurer la redistribution sociale.
      Certes, ce n’est pas nouveau, mais l’ampleur de l’offensive et son caractère désormais ouvert est évident. En menaçant ainsi de rayer pour l’avenir la loi Veil de 1994, le gouvernement brise avec une tradition française : celle de chercher à trouver des compensations a minima aux réformes néolibérales dans la sphère sociale. Désormais, la logique est inversée : LA SPHÈRE SOCIALE EST PILLÉE et CE PILLAGE MÊME VIENT JUSTIFIER LES RÉFORMES.
      La mainmise de l’État sur les structures paritaires se fait donc au détriment des politiques sociales. C’est précisément l’action de l’idéologie néolibérale : PLACER L’ÉTAT AU SERVICE EXCLUSIF DU CAPITAL. Pour baisser la pression fiscale, on réduit les politiques sociales. C’est là une politique qu’Emmanuel Macron mène avec une ardeur qui n’a jamais été démentie.
      Il le prouve encore avec la réforme de l’assurance-chômage où la suppression des cotisations salariales conduit naturellement à une cogestion État-patronat, avec l’État reprenant la main pour réaliser une réforme extrêmement violente contre les assurés. C’est que l’assurance-chômage N’EST PLUS UNE ASSURANCE. C’est une prestation sociale laissée à la discrétion d’un État. Avec cet article 3 du PLFSS, il en va de même désormais de la Sécurité sociale.(…) »

  7. bonimento dit :

    Macron est déjà entouré de travelos et de racailles genre Benalla… qu’ est ce qu’il veut de plus le camarade Dard-Malin ? du populo qui pue?

  8. brunoarf dit :

    Macron, trahison !

    Lisez bien le deuxième point de la page 13 : c’est ce qu’Emmanuel Macron s’engageait à faire en 2017 dans son programme présidentiel :

    « Nous ne toucherons pas à l’âge de départ à la retraite, ni au niveau des pensions. »

    Macron, trahison !

    Cliquer pour accéder à Programme-Emmanuel-Macron.pdf

    • C’est une règle établie : depuis son élection, Macron rime avec trahison.

      Plus fourbe et plus menteur, tu meurs…

      J’avais prévenu : « Macron, c’est du bidon ».

      Des promesses bidon, mais un pouvoir de destruction réel… puisque installé par l’oligarchie financière pour parachever sans état d’âme le travail d’effacement de la France et du peuple français.

    • zorba44 dit :

      @Bruno, il devait bien y avoir quelque part une petite phrase prévoyant le contraire …les oreilles n’entendant que ce qu’elles voulaient entendre !

      Vous avez mille fois raison le Tyran dernier est un étron de la pensée et des actes cartésiens. Il échappe à toute norme : il est fou !

      Jean LENOIR

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