Entre le théâtre kabuki et le village Potemkine : la seule chose qui compte, c’est le pouvoir d’imposer le spectacle (B. Bertez)

« La dernière vraie dévalorisation du capital est intervenue lors la Seconde Guerre mondiale. Depuis il n’y en a pas eu.

En revanche la dévalorisation du travail est opérée en continu depuis 1971.

Précisément pour empêcher la destruction du capital qui aurait dû se produire économiquement avec le progrès de techniques et des processus de production lesquels dévaluent en continu le capital ancien puisque le nouveau est plus efficace.

Je dis que c’était en 1971 lorsque le lien entre le dollar et l’or a été coupé.

Depuis cette période, le capital a continué de croître en «valeur» tandis que le travail a été dévalué à l’infini.

Ce que 2008 a montré à ceux qui l’ont vécu et ont été capable de l’analyser autrement qu’au travers des imbécillités orientées des médias, c’est que tout est à mi chemin entre le théâtre kabuki et le village Potemkine : la seule chose qui compte, c’est le pouvoir d’imposer le spectacle.

Tout ce qui compte c’est la capacité de la classe dominante à imposer son imaginaire, ses signes, ses codes, ses valeurs, sa vérité aux classes dominées.

Ce pouvoir réside dans le contrôle de la monnaie, des médias et de l’enseignement.

Si le capitalisme avait fonctionné comme le disent les livres, comme un système de sanction et de récompense, sans trucage monétaire, les prix des actifs auraient chuté lors des corrections/nettoyages. Les gens au sommet de notre société, les «maîtres de l’univers» auraient été complètement discrédités et ils auraient perdu toute leur «richesse», leur statut et leur pouvoir.

Chaque «solution» depuis cette crise, a seulement consisté à maintenir le système en vie et à prolonger le pouvoir actuel des classes dirigeantes.

Les récessions ont été interdites, la crise pour les salariés n’a jamais pris fin et la qualité de vie de la majorité de la population n’a cessé de décliner.

Et cela va continuer. »

Bruno Bertez, le 2 janvier 2019

Rappels :

Le village Potemkine conçu par les mondialistes pour éviter la rébellion

La vaste redistribution des richesses du bas vers le haut de la société ou le pillage de l’humanité par une oligarchie financière mondiale

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 55 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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4 commentaires pour Entre le théâtre kabuki et le village Potemkine : la seule chose qui compte, c’est le pouvoir d’imposer le spectacle (B. Bertez)

  1. matbee dit :

    Un grain de sable dans les rouages de la mécanique foireuse et tout peut déraper…

    Mort aujourd’hui du général Qassem Soleimani, représentant de l’Iran en Irak, tué sur ordre de Trump : le cours de l’or monte au ciel…

    https://www.lefigaro.fr/international/mort-de-soleimani-le-pari-tres-risque-de-donald-trump-20200103

    • En effet, ce pourrait être un déclencheur.

      Il est fort possible que le départ du « Grand Crash » soit donné par un événement géopolitique…

      • zorba44 dit :

        Il est prudent, en effet, d’évoquer une forte possibilité là où cela devient une grande probabilité au vu de l’enchainement vraisemblable des événements dont on peut se demander si la victime originelle, un homme d’affaires ricain, n’est purement et simplement qu’un false flag déclencheur d’une série d’événements aux conséquences désastreuses !

        Jean LENOIR

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