Article 49-3 sur les retraites : François Asselineau demande à l’opposition de lancer la destitution de Macron

ARTICLE 49-3 SUR LES RETRAITES : FRANÇOIS ASSELINEAU DEMANDE À L’OPPOSITION DE LANCER LA DESTITUTION DE MACRON.

François Asselineau demande aux partis se réclamant de l’opposition parlementaire de lancer la destitution de Macron, en réponse à l’emploi de l’article 49-3 de la Constitution par le gouvernement pour imposer, sans vote, sans délai et sans débat approfondi, la « réforme » – comprendre le saccage – des retraites que la grande majorité des Français refuse.

Il faut viser Macron et l’UE, pas Edouard Philippe qui n’est qu’un lampiste

Les énièmes motions de censure que les partis d’opposition – LFI, le PS, le PCF, le RN et LR – comptent déposer ou soutenir n’ont évidemment aucune chance d’aboutir et seront balayées en quelques minutes à l’Assemblée nationale.

Surtout, en focalisant l’attention sur Édouard Philippe et le gouvernement, « l’opposition » dédouane Macron de ses responsabilités et le protège de facto.

Quant au rôle déterminant de l’Union européenne, qui est la véritable commanditaire de la réforme des retraites par le biais des « Grandes orientations des politiques économiques », il n’en est jamais question dans les discours de M. Mélenchon, de M. Faure, de M. Roussel, de Mme Le Pen ou de M. Jacob.

C’est le non-dit fondamental de cette réforme que les Français n’ont jamais demandée, que plus personne ne comprend et qui est socialement injuste, financièrement infondée et politiquement déraisonnable.

Le summum d’hypocrisie atteint par LR

Le summum du spectacle d’hypocrisie offert par « l’opposition » est atteint par LR qui a annoncé déposer une motion de censure contre le gouvernement Philippe, tout en ayant noué « en même temps » des dizaines d’alliances avec LREM à l’occasion des élections municipales à venir.
L’exécutif et les partis dits « d’opposition » semblent s’être accordés pour prendre grossièrement les Français pour des imbéciles.

Or les Français, vexés, s’en rendent compte de plus en plus.

Les avantages politiques essentiels du lancement de la procédure de destitution

Bien différente d’une banale motion de censure est la procédure de destitution de Macron, qui peut être enclenchée par seulement 58 députés ou 35 sénateurs en application de l’article 68 de la Constitution, et qui permettra :

  • de faire connaître aux Français et au monde les violations multiples de notre loi fondamentale auxquelles Macron, et plus largement l’exécutif, se livrent sans vergogne,
  • d’obliger la macronie, ainsi mise en accusation, de s’expliquer sur ces violations,
  • d’installer durablement un débat dans l’opinion sur l’inaptitude de Macron à exercer sa fonction de Président de la République,
  • d’ouvrir la voie à la satisfaction de l’une des revendications fondamentales des « Gilets jaunes » qui est le départ de Macron,
  • de mettre un coup d’arrêt à la désinvolture, désormais évidente aux yeux des Français, avec laquelle leur Constitution est traitée par la classe politique française, et en particulier par le Président de la République, garant en théorie de nos institutions.

Voici 14 mois que l’Union populaire républicaine (UPR) a publié un dossier répertoriant 13 violations de la Constitution par Macron, et que nous sommes en train de mettre à jour avec 2 nouvelles violations flagrantes intervenues entretemps :

  • la cession d’un morceau de territoire français à Andorre sans l’accord des populations concernées, en violation de l’article 53 de la Constitution,
  • la présence au gouvernement de Jean-Paul Delevoye qui détenait, « en même temps », des mandats dans des structures extérieures, et bénéficiait d’une rémunération privée, se cumulant avec sa rémunération ministérielle, en violation de l’article 23 de la Constitution.

Conclusion : la déchéance de l’opposition d’opérette

Si l’abaissement constant des droits du Parlement et les entorses graves à notre Constitution commises par l’exécutif ne conduisent pas LFI, le PS, le PCF, le RN et LR à lancer la destitution de Macron, alors ces partis politiques achèveront de montrer aux Français qu’ils ne sont rien d’autre qu’une opposition d’opérette, sous contrôle, dépourvue de tout crédit, de tout courage et de tout projet alternatif pour la France.

Union Populaire Républicaine, le 1er mars 2020

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 55 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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6 commentaires pour Article 49-3 sur les retraites : François Asselineau demande à l’opposition de lancer la destitution de Macron

  1. Robert dit :

    Il y croit vraiment Asselineau à une destitution parlementaire de Macron ? … Plus vraisemblablement il veut continuer à exister. La seule manière de « destituer  » de Macron sera dans les urnes : que les Français aillent voter contre lui aux prochaines présidentielles, et contre LREM aux prochaines municipales, sans se contenter de voter blanc ou de rester à la maison !
    Après, il a raison de dénoncer l’ hypocrisie des républicains, soutenant en sous-main une réforme qu’ils n’ ont pas osé faire…

    • james dit :

      NON! Idiot, il n’y croit pas plus que toutes les motions de censures mais l’impact ne sera pas le même car cela impliquera micron personnellement. Là, vous regardez le doigt ; regardez donc la lune et décrochez vous les œillères sinon vous serez vraiment l’idiot utile au système.

  2. Jean-Loup Izambert dit :

    La tactique pourrait être bonne si tous ces dirigeants de partis n’avaient en commun avec l’actuelle « majorité-minorité » d’être tous alignés ou courtisans des « Etats-Unis d’Europe », du Rn aux actuels dirigeants du Pcf.
    N’est-ce pas le même François Asselineau qui a réuni tous les dirigeants de ces partis « d’opérette », tous favorables à l’actuelle « déconstruction européenne » et, pour la plupart d’entre eux atlantistes, au siège de l’UPR pour discourir sur l’Europe lorsque l’Angleterre s’en retira ? Rien à attendre de cette tentative si ce n’est un peu plus de clarté sur la responsabilité de ces états-majors parisiens dans l’aggravation de la crise capitaliste et de la guerre.

  3. 2112 dit :

    Rien d’étonnant : l’opposition ne peut destituer sa raison d’etre.

    Quant à Bruxelles, apparemment on préfère les animaux au Frexit. C’est ainsi.

  4. zorba44 dit :

    Il faudrait 4 millions de français pour demander un referendum sur la demande aux élus de réunir une procédure de destitution, pas molle mais très dure.

    Jean LENOIR

  5. totorino dit :

    C’est bien cette initiative de l UPR ça montre l’inanité de « l’opposition ».
    Ils se tiennent tous par les coudes…

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