Entretien avec Olivier Delamarche : la fin du monde pour bientôt ?

[Propos recueillis par Aurélien Beleau, pour RAGEMAG]

Les économistes sont comme les météorologues, ils se trompent, mais on a parfois l’impression que rien ne remet en cause les modèles de prévision qu’ils utilisent. Qu’est-ce qu’il leur manque ?

Ce qui leur manque c’est une analyse macroéconomique. Faire de la macroéconomie, c’est analyser les chiffres, les confronter aux autres pour voir si c’est cohérent ou pas, afin de bâtir de vrais scénarios sur les cycles économiques et sur les conséquences des actions des banquiers centraux. Le problème, c’est que les économistes de marché ne font pas de prévisions. Ils sont toujours surpris par les chiffres qui tombent. Ils ne font que les commenter sans jamais faire de scénario. Fin 2007, Patrick Artus disait "tout va bien, il n’y aura pas de récession". Christine Lagarde disait "c’est pas parce que quelques ménages ne remboursent pas leurs maisons, que ça va provoquer une récession en Europe et des problèmes bancaires". On réagit à des chiffres sans bien les comprendre car peu de gens font de la macro.

Comment les économistes de marché réalisent leurs prédictions ?

En caricaturant, on peut dire qu’ils prennent une règle et tracent une droite. Ils ont quelques points sur un graphe, ils prolongent et disent: “Dans 10 ans, on sera là !”. Ça c’est vrai dans les contes de fées. En réalité, il y a des cassures, des tensions etc. Donc forcément, ce que vous avez prévu n’arrive pas. Tout est basé sur la loi de Gauss, alors que c’est une énorme connerie. Pour ces gens-là, la crise de 2008 ne pouvait pas exister. Quand on écoutait les politiques et les économistes, ils nous racontaient que c’était passager, et qu’on allait repartir sur un taux de croissance de 3% comme avant. On a fait comme si on ne s’était jamais trompé. C’est pour ça qu’on voit les politiques incanter la croissance. On dirait qu’ils ont des boutons “inflation”, “chômage”, “croissance”, et qu’ils appuient dessus. Ils sont fabuleux ces gens !

Vous avez dit dans une chronique que le marché était en lévitation totale : soutenu par rien. Mais le marché n’est qu’une invention de l’homme. Ce n’est pas quelque chose de palpable. Et si tout cela n’était que du vent ? Y a-t-il vraiment des contreparties, en termes réels, des dettes ?

Oui d’accord. Mais à partir du moment où vous avez une monnaie qui vous permet d’échanger des biens, et que vous avez un stock de dettes, allez dire à celui qui vous a prêté qu’il peut aller se faire foutre. Je ne suis pas sûr qu’il soit content. Quand vous avez un créancier, vous avez aussi un débiteur. Donc si vous ne remboursez pas, c’est une solution… Mais elle aura des conséquences. J’ai, par exemple, indiqué que le Japon allait faire un défaut de paiement. Il faut savoir que 90% de la dette japonaise appartient aux Japonais. Allez leur dire: on ne rembourse pas la moitié de notre dette, car on est trop endetté. Je ne suis pas sûr que ça fasse rire les Japonais de perdre la moitié de leur épargne. C’est naïf de penser qu’il existe une solution sans conséquences. On va souffrir terriblement. Si vous ne remboursez pas, ce sont les épargnants qui vont trinquer. Mario Draghi dit : ”on a tondu suffisamment les contribuables, on va devoir tondre les créanciers mais les créanciers ce ne sont pas les épargnants“. Ah bon ? Et les assurances-vie remplies de bons du trésor, ce n’est pas de l’épargne ? Mais les créanciers ce sont également nous !

Vous reprochez la politique monétaire de la BCE. Quelles ont été les erreurs faites ?

On dit souvent qu’on ne fait pas la même chose qu’aux Etats-Unis. C’est complètement faux. Le bilan de la BCE est encore plus dégradé que celui de la FED. Elles ont en fait la même politique, qui consiste à racheter les obligations de leurs pays. Aux Etats-Unis, le Trésor américain émet les obligations américaines, qui sont rachetées par les primary dealers de Goldman Sachs. Une fois acquis, ces bons sont revendus sur le marché obligataire et rachetés par la Fed. Ce qu’on réclame en Europe, c’est que la BCE achète directement. Quelle est la différence ? Aucune. Le système consiste à accepter des garanties en échange de prêts de plus en plus pourris. C’est ce qu’on appelle les collatéraux. Quand la BCE rachète des obligations d’Etat de mauvaise qualité, on aboutit au cas grec. Pour la Grèce, la BCE a fait 47 milliards en direct d’obligations grecques dans son bilan, et elle avait 150 milliards de collatéral pourri en garantie. L’exposition à la Grèce est donc de 190 milliards. Là-dessus, arrive le fameux haircut (annulation d’une partie de la dette) pour les banques privées. Pourquoi la BCE a dit que ça ne concernerait que les banques privées et pas l’Etat grec ? Parce qu’elle ne pouvait pas faire de haircut sur les 200 milliards de dette grecque. Sinon elle sautait. Je vous laisse imaginer les conséquences… Le souci, c’est que les banques privées avaient déjà largement dégagé leurs obligations grecques. Donc, c’était les banques grecques qui possédaient la dette grecque. Par conséquent, lors du haircut, elles étaient déjà toutes en faillite! L’Etat grec a donc été recapitalisé. Résultat de l’opération : on est passé de 125% de dette à 159% une fois qu’on a recapitalisé la dette grecque… Passionnant, non ? Et en ce moment, on fait pareil avec l’Espagne. La BCE dira une nouvelle fois qu’on ne peut pas racheter la dette espagnole. La BCE est donc devenue un énorme hedge funds avec des obligations pourries. Alors après on appellera les banques centrales des pays. C’est-à-dire qui ? Nous ! Nous allons recapitaliser la BCE.

Et si tout simplement la BCE se portait garante des dettes souveraines. Les marchés arrêteraient-ils d’attaquer les pays les plus en difficultés ?

C’est une absurdité ! C’est le principe du Fond de sauvegarde qui doit être remis en question. On fait un Fond quand on a les moyens. Là, on va demander aux pays de l’euro de mettre de l’argent au cas où il arrive quelque chose. Par exemple, l’Italie met 150 milliards dans le FESF pour que cet organisme puisse leur prêter 150 milliards. Il y a quelque chose qui m’échappe… Alors tout le monde dit : “les Allemands vont payer“. Et bien au bout d’un moment, l’Allemagne partira. Contrairement à ce qu’on dit, ça ne les dérangera pas plus que cela d’exporter avec un deutsche mark fort. Ces systèmes ne marchent donc pas. On ne sauvera aucun pays en ajoutant de la dette à un truc déjà endetté. C’est une aberration mentale ! C’est tellement idiot qu’on se demande si un ou deux réfléchissent.

Sommes-nous dans un cercle sans fin ?

Il faut arrêter de soutenir des trucs pas soutenables. Il faudrait sortir les pays en difficulté. On aurait dû sortir la Grèce il y a 3 ans. D’une part, cela nous aurait coûté moins cher et, d’autre part, on aurait pu leur permettre de s’en sortir. Comme l’Argentine. Aujourd’hui on tue les Grecs. Et en les tuant, on se tue nous-mêmes. Le prix va être très cher.

Quelles sont les conséquences d’un défaut de paiement ? Sur la confiance, l’épargne… ?

C’est sur l’épargne des citoyens et sur la confiance internationale surtout. La dette européenne n’est pas uniquement détenue par les Européens, mais par différents pays. Quand vous allez voir votre population vous leur dites “on vous a ruiné“, vous risquez une guerre civile. Et si vous allez voir un autre pays et vous lui dites que vous l’avez ruiné, vous risquez une guerre tout court. Dites demain aux Chinois, aux monarchies arabes du golfe, aux Russes… « Ecoutez, on vous rembourse pas ». Ça peut se finir mal.

C’est donc au-delà du risque économique ?

Evidemment ! Quand Bernanke fait ses crétineries de quantitative easing, on voit tout de suite les matières premières qui sont au plus haut instantanément, dont les denrées alimentaires. Et quand on à rien à bouffer, ça énerve ! J’avais dit un moment que Ben Bernanke était plus dangereux que Ben Laden. Je pense que Bernanke a directement influencé les révolutions arabes puisque, curieusement, les révolutions ont commençé dans le sud – les régions les plus pauvres de ces pays. Les individus ne se sont pas réveillés du jour au lendemain. Ces gens-là se sont soulevés parce qu’ils n’avaient plus rien à manger. Et ce n’est pas fini, on est encore très hauts sur les matières premières, la spéculation est encore là. On peut donc prévoir des émeutes et des soulèvements. Mais lui vous dira qu’il n’y est pour rien dans cette augmentation, que ce sont les récoltes etc. Seulement à chaque quantitative easing, les quantités échangées sur les matières premières sont multipliées par 100 ! Alors au bout d’un moment ça devient un peu fatiguant et lassant.

Pensez-vous que l’affaire de manipulation des taux Libor/Euribor devrait être traitée de manière plus sérieuse par les autorités européennes ?

Le problème, c’est qu’aujourd’hui, quand vous regardez bien les choses, il n’y a aucune sanction à l’encontre des banquiers et des personnes qui mettent en risque les pays ou les sociétés pour lesquels ils travaillent. Vous pouvez faire n’importe quoi, ruiner une banque, un pays, ou mettre 50 00 personnes dehors. En général vous touchez votre petite prime au passage et personne ne vous en veut. Tant que c’est comme ça, qu’est-ce que vous voulez faire ? Le jour où il y aura de vrais sanctions et qu’on acceptera de revenir au Glass-Steagall Act, c’est-à-dire de séparer les banques de marché et les banques de dépôts, alors les banques de marchés s’écrouleront et le monde ira mieux. Actuellement, les gens qui perdent des milliards de dollars sont sauvés alors qu’ils font des conneries. Dans ce cas, si papa sort son chéquier pour vous sauver le fils à chaque fois, c’est « no limit ». On tape sur les doigts des banquiers et après ?

Pourquoi est-ce si dur de réguler le système financier ?

Parce que vous avez des intérêts, des lobbys bancaires très efficaces et que ce petit monde golfe ensemble. En 2008, il y avait un créneau intéressant car les banques étaient en train de se noyer. Or, quand vous voulez négocier avec quelqu’un, c’est bien mieux lorsque ce dernier est en position de faiblesse. Au lieu de cela, on a estimé qu’il était plus malin de les sortir de l’eau, de les sécher et de leur donner à manger. Et une fois qu’ils étaient revenus en forme, on leur a demandé "excusez moi monsieur, s’il vous plaît faites quelque chose".

Les banquiers ont répondu "Vous pouvez aller vous faire voir ! Et puis si tu n’es pas content de ma réponse, alors je ne distribue plus de crédit". Alors que les banques le faisaient déjà d’ailleurs ! Depuis 4 ans les banquiers font juste n’importe quoi. Vous avez vu une sanction ? Elles tomberont le jour où les banquiers se retrouveront dans des états de faillite, c’est-à-dire bientôt.

Pourquoi y a-t-il tant de produits financiers toxiques ?

Il faut bien se dire qu’au départ c’est une décision politique. Les gouvernements ont estimé que 2% de croissance ça ne suffisait pas, il fallait du 5%. On a alors dit aux banquiers : “Allez-y ! Et si en plus vous faites des conneries, on sera là pour payer". C’est la porte ouverte à tout. Si vous avez une banque de dépôts sur laquelle vous mettez 100. Sur cette base de 100 on va vous prêter 120 sans réelle émission monnaie. Alors, on aura une croissance de 2,5% maximum. Pour avoir du 5%, il faut utiliser l’effet de levier. Quand il est à 1,2%, comme précédemment, ça va. Par contre, quand vous avez un levier de 50, comme on l’a vu, c’est sûr que vous êtes en risque. Ils font des trucs de plus en plus pourris, car il faut l’effet de levier maximum pour battre le petit copain. Au bout d’un moment ça vous explose à la figure.

Un économiste, Nicholas Kaldor, appelait la période des années 80 "la revanche du rentier". Pourquoi ne pourrait-on pas revenir à une situation "d’euthanasie du rentier", qui prévalait dans les années 60 -70 (taux confiscatoire de l’impôt sur le revenu, taux d’intérêt très faible, partage de la VA favorable aux salariés…) ?

Le problème, c’est que vous allez avoir l’euthanasie de tout le monde. Avant, vous aviez en effet une meilleure répartition de la richesse mondiale, mais le problème c’est qu’aujourd’hui on est allé beaucoup trop loin ! Et il est illusoire de penser que par une quelconque mesure, vous pouvez vous en tirer sans casse. Ça fait un moment qu’on a passé le point de non-retour. On a pris les mauvaises décisions à chaque mauvais moment. Merci Bernanke, Trichet, Draghi ! Je pense que ces gens-là ont mal assimilé Keynes, qu’ils en ont fait du “Canada Dry” de Keynes. On ne s’en tire pas en endettant les gens et en créant du crédit à tout va. Aux Etats-Unis on a voulu vivre avec une croissance qui n’était pas en accord avec la croissance réelle. Evidemment, tout le monde était content : les Américains avaient 3 bagnoles, 2 maisons, et les Européens aussi, car ils exportaient. Quand vous vivez au-dessus de vos moyens, à un moment il faut payer. On fait comme si on allait pouvoir continuer à faire marcher la planche à billets pour poursuivre cette croissance impossible. Il faut au bout d’un moment payer la note. C’est ce que les Etats ont refusé de faire.

La croissance mondiale est en panne et les grandes puissances économiques (Chine, Etats-Unis, Europe, Japon) ne semblent pas aller mieux. A quoi sommes-nous condamnés ?

La Chine est en récession beaucoup plus qu’on ne le dit. C’est atterrant ce qu’on entend de la part des économistes ou des journalistes. Personne ne contrôle les chiffres qu’on nous donne. Vous vous apercevez que la croissance chinoise est à 3,5% maximum. Les Chinois ont trouvé un truc exceptionnel ! Ils arrivent à faire 7% de croissance sans consommer plus d’électricité ! Les chiffres sont trafiqués. On vous annonce 65 millions de logements vides. Je ne comprends pas comment personne ne s’en rend compte. Dans certaines villes de Chine, on a l’impression d’être dans un film post-nucléaire. Des villes de la taille de New York vides. Et on vous dit: tout va très bien.

De toute façon, on va passer par une récession forte, voire une dépression. Il faudra revenir à une croissance soutenable, mais ce ne sera pas les 5-6% qui feraient plaisir aux hommes politiques. Auparavant, les cycles étaient assez bien contrôlés par les banques centrales. Quand vous aviez une période d’expansion, la BC limitait le crédit, remontait les taux d’intérêts pour limiter les tensions sur le marché de l’emploi, sur les prix et les matières premières. A un moment vous étiez en haut de cycle. Vous redescendiez, et la banque centrale accompagnait la phase de récession en relâchant le crédit et baissait les taux d’intérêt. En haut de cycle, il était préférable de resserrer un peu le robinet du crédit pour qu’il y eût moins de pression dans le tuyau. Seulement Bernanke, au lieu de le resserrer un peu, il est allé dans l’autre sens. On était sûr que ça allait nous péter à la figure. C’est très simple à comprendre, mais on nous montre ça de manière très compliquée.

Face à toutes ces bonnes nouvelles, quelles sont vos prévisions sur l’état de l’économie au cours des années à venir ?

Les choses s’accélèrent à vue d’œil et on s’aperçoit que les autorités économiques et politiques n’ont pas grand-chose à mettre en face. Il faut écouter Draghi, il dit beaucoup de conneries. Quand il a baissé les taux, il a expliqué que les mesures non conventionnelles ne marchaient pas. La semaine d’après, il nous a annoncé qu’il utiliserait tous les moyens nécessaires, même ceux non conventionnels. Si ce n’était pas dangereux de dire des choses aussi contradictoires, ça serait drôle. Seulement la BCE n’a plus rien dans la musette, leurs dirigeants ne tiennent que par les mots et par la crédibilité de ceux à qui ils s’adressent. Il faut dire aux gens que ça va mal, très mal. Beaucoup plus que vous ne le pensez.

RAGEMAG, le 29 août 2012

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À propos de Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 49 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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21 réponses à Entretien avec Olivier Delamarche : la fin du monde pour bientôt ?

  1. Achille Tendon dit :

    Alors il y a quelque temps déjà, nous avions écrit un tant soit peu sur ces banquiers et si vous voulez bien y jeter un oeil, c’est par ici :

    http://tatanka.blog.tdg.ch/archive/2012/01/18/les-banques-meurtrieres-des-etats-nations1.html

  2. Pingback: Entretien avec Olivier Delamarche : un franc parler qui tranche... | EconomieFG | Scoop.it

  3. Jean LENOIR dit :

    Voilà un Olivier Delamarche plus précis et lisible à l’écrit que toujours audible à l’oral…
    Il est vrai que l’interview impromptue n’est pas exercice aisé.
    La fin du monde pour bientôt (s’il ne s’agit pas des prédictions mayas), oui s’il s’agit de la fin du monde financier.
    Mais aller de contorsions en contorsions pour porter la dette le plus loin possible ne peut que porter plus loin l’affaissement économique, par l’éclatement des bulles les unes après les autres.
    Même avec une économie réduite au troc, il est difficile de dire si l’humanité s’engagera vers un simple déclin ou vers la fin du monde.
    Tout dépendra de la façon dont les politiques et financiers traiteront le problème, sachant que ce qu’ils ont fait jusqu’à présent n’incite qu’à l’indignation et au désespoir, tant c’est con…

    Jean LENOIR

  4. pour etayer les propos de O.Delamarche.Une croissance demesurée est un illogisme parfait.une croissance normale est salutaire,une hypercroissance est nocive car cette situation conduit vers un arret de la productiond’ou fermetures d’usines,reduction du temps de travail,pertes de salaires.le progres et le machinisme sont responsables de cet etat de fait.Dans son film les "Temps Modernes" Charlie Chaplin montre avec beaucoup d’humour que ce n’est pas la machine qui est un robot mais l’homme qui le devient Un exemple,le batiment naguere il fallait 5 à 6 personnes pour effectuer les fondations d’une maison(5 à 6 jours)Aujourd’hui un tracto-pelle,un camion-bennede beton,2 manoeuvres (1 jour).La production des biens de consommations necessite une creation monetaire accrue(hausse demographique) cette creation de monnaie sera reversée dans les circuits financiers pour realiser tous les prets auxquels nous sommes habitues Bernanke le "desperado" en ironisant sur la creation monetaire: c’est caustique mais? Quant aux stocks de lingots detenus par les USA (8.400T) et la France (2.400 T) au prix de 42.000Ele kg, ils n’auraient pas suffi a garantir les QE de 2008 a 2010(3.500 milliards de dollars-valeur du stock d’or US:400 miliards de dollars et la France pourrait garantir seulement les 2 LTRO obtenus or un troisieme est prevu.il y a quelque nuances entre le QE(Quantitatve Easing) et le LTRO (long term refinancing operation mais au final le resultat est le meme on ne peut nier que ces interventions etaient necessaires mais attention!! S i le frein lache c’est l’hyper inflation: le surdosage.SI un docteur prescrit un remede a une dose superieure a ce qui etait necessaire(par ex:45 mg au lieu de 15 mg)in enverra son malade a la mort. les detenteurs d’or peuvent remercier Lehman Brothers qui avec la titrisation de toutes ses titrisations emmenait le systeme bancaire dans le gouffre. c’est toujours je probleme de la Fed et de la BCE. EN eUROPE c’est la mauvaise gestion des etats qui est responsable de la situation actuelle–deficits publics accrus(toutes les caisses sauf la CAF)-erreurs monumentales dans la gestion de l’immigration de =puis 1960–Aucune ou derisoireaugmentation du PIB-Distribution incontrolée de subventions de toutes sortes.-Anarchie de la PAC(quelques millions pour les vignobles de LVMH°)-Gestions douteuses des collectivites locales et Teriitoriales.*Operations scandaleuses des PDG et leur conseil d’administration’jetons de presence= quand l’actionnare lui doit se contenter d’un dividende quasiment null(sans parler de leur retraites pharaoniques=Polique les sportifs vont pouvoir beneficier d’une reduction des 75 % de l’impot( c’est les jeux du cirque a Rome).Permettre aux plus riches de trafiquer encore plus avec la manne de la BCE c’est encore du scandale.Ceux qui ont travaillé toute leur vie pour avoir une maison,une auto quelques billets de banque ont de quoi etre inquiets.l’avenir n’est pas rose.L’Etat-Providence c’etait hier.Aujourd’hui c’est la Berezina.probus.

    • ph11 dit :

      Déjà, le principe même de croissance est assez ridicule. Il ne s’agit que de la croissance d’un indicateur créé arbitrairement, se mesure de façon plutôt discrétionnaire, est influencé par un autre indicateur arbitraire et obtenu à la discrétion des banques centrales qu’est l’indice d’inflation. Par la nature même de la valeur, il est impossible de mesurer la valeur des biens produits.

      Certes, il y a des périodes de leverage et de deleverage, d’amélioration ou régression des conditions de vie qui ont un certain lien avec le PIB, mais il ne traduit pas les richesses réellement produites.

      Le PIB sert principalement à l’état, afin d’avoir un certain indice concernant la pression fiscale et la dette.

      Le problème est que nos politiques économiques se basent sur ces indicateurs, ce qui est franchement suicidaire…Oo

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  6. F Claebots dit :

    Voilà qui est clair !
    Les stoïciens disent qu’il y a deux types d’événement :
    ceux qui dépendent de nous et sur lesquels il faut agir (vertueusement)
    ceux qui ne dépendent pas de nous et qu’il faut accepter
    Ainsi, en bon père de famille, vous diversifiez votre capital, en sachant que les placements de type Assurance Vie, ne vaudront rien demain. Puis vous regardez l’effondrement en "Acceptant"

    Merci encore et toujours à Bruno Bertez, Olivier Delamarche et tous nos sympathiques conseillers.

  7. dans la liste des abus:il faut rajouter la medecine.secteur 2 (les specialistes). Honoraires variants de 35 a 45E.ce n’est rien.il faut rajouter le surplus reclamé par le "braqueur" de 300 à 500E hors Secu. QUEL MONDE!!!.On veut gérer quoi? Gerer la folie humaine? et l’etat laisse faire.(un electeur de plus) quo vadis domine.probus.

    • robard dit :

      Avez-vous déja discuté calmement ,et poliment, avec les médecins, des tarifs médicaux bloqués depuis bien longtemps par l’assurance maladie ?
      Vous comprendriez que la sécu est bien contente de ne pas augmenter sa charge alors que les exigences techniques, assurantielles , et de personnel sont en constante hausse, en faisant "porter le chapeau" au corps médical.
      Savez vous que le tarif secu d’une ablation de l’appendice est de 208,61 euros seulement, et qu’à ce tarif le chirurgien peut être comparé à mon plombier…

  8. racois dit :

    Quand vous jouez en bourse sans rien comprendre à la macro-économie, vous êtes fou. Quand vous faites de la macro-économie sans rien comprendre à la géopolitique, vous êtes naïf. Quand vous faites de la géopolitique sans rien comprendre à la religion, vous êtes comme moi !

  9. Lenotre dit :

    Malgrè sa bonne analyse économique, qui l’a conduit à conclure depuis plusieurs années que les marchés allaient s’effondrer, ceux-ci restent obstinément haussiers depuis mars 2009!, même s’il y a des corrections plus ou moins brutales et plus ou moins longues comme il y a toujours eu sur tous les marchés, à toutes époques.

    A moins qu’Olivier Delamarche ait mis les avoirs de ses cliients à 100% dans de l’or physique, imaginez ce que doit être le résultat de sa gestion puisqu’il annonce depuis plusieurs années un effondrement des bourses qui ne s’est toujours pas produit et ne se produira pas tant que la solution apportée consistera en des injections massives de cash par les banques centrales.

    Les entreprises constituent un actif réel, qui plus est indéxé sur la dépréciation monétaire, puisqu’elles augmentent le prix de leurs marchandises en fonction de l’inflation. En sus elles rapportent un dividende contrairement à l’or physique. C’est le meilleur placement qu’on puisse faire actuellement alors que les placements à intérêts sont proches de zéro.

    Et lorsque Olivier Delamarche se moque d’une bourse qui monte sans volume, c’est un argument d’une autre époque car les titres en circulation sont toujours entre les mains d’investissseurs qui ne les vendent pas alors qu’un tel marché étriqué serait très exposé à une forte baisse. Ces investisseurs font le marché et ont leurs motivations qu’Olivier ne comprend pas puisqu’il les traite de crétins.

    Toutes les grandes blues chips US sont quasiment à leur plus haut historique et aucun de ses clients n’a pu en profiter!

    J’en conclu que savoir faire une excellente analyse financière n’est pas suffisante pour tirer les bonnes conclusions sur la tendance probable des bourses.

    C’est une grande frustration pour Olivier Delamarche.

    Personnellement je pense que les économies vont "tenir" encore plusieurs années grâce aux injections et l’inflation va progresser suffisamment pour entrainer graduellement les taux d’intéret à la hausse d’ici 4 à 5 ans.

    Les banques centrales ne pourront plus maintenir ples taux proche de zero sinon à accélerer considérablement cette inflation.

    Les interets de la dette pourraient alors tripler et conduire à des défauts de paiement multiples.

    Olivier aura vu juste mais bien trop tôt, ce qui revient à s’être trompé.

    • Morpheus33 dit :

      "Malgrè sa bonne analyse économique, qui l’a conduit à conclure depuis plusieurs années que les marchés allaient s’effondrer, ceux-ci restent obstinément haussiers depuis mars 2009!, "

      J’espère que vous plaisantez…. vous êtes allés voir le CAC40 ? vous avez vu aussi les titres bancaires ?

      Quant au timing, personne sur cette terre ne peut se targuer d’être un devin… à moins d’être dérangé. Surtout quand les indices sont systématiquement manipulés, par les injections monétaires ou autres techniques robotisées.Vous même vous pouvez nous faire un pronostic peut-être ?

    • racois dit :

      Mr LENOTRE, vous devriez peut-être tout simplement étudier un peu plus l’histoire, et un peu moins la vôtre. A vous lire, on en déduit que rien ne peut arriver. En effet, il suffit d’imprimer, et miracle, tout va repartir ! Mais à qui allez-vous demander d’imprimer.. aux allemands ? Autant imprimer tout de suite des francs, ils n’accepteront jamais un tel système. J’ai vécu 10 ans en Allemagne, je les connais certainement mieux que vous. Ma femme, qui est russe, peut également vous dire ce qu’elle pense de l’inflation.. vous verrez alors dans son regard et aux perles suintant de son front, que l’inflation qu’elle a vécue et que nous allons vivre, n’est pas l’inflation des bobos des années 1970. Mr DELAMARCHE voit plus loin que vous, avec certainement des expériences de terrain et une culture générale qui semblent vous faire défaut ! Le problème avec les pseudo-économistes actuels, c’est qu’ils ont la théorie, et seulement la théorie. Darwin a révolutionné la pensé humaine en montant sur un bateau à l’âge de 21 ans et en voyageant, vous devriez peut-être en faire autant avant de vouloir jouer dans la cour de Mr DELAMARCHE.

  10. A .Wolf.Faisons-lui plaisir. On écrira le mot "Bérézina" avec les accents qu’il mérite.Cà sera plus éclectique,plus académique et plus conforme a l’usage grammatica.il n’y n’y aura plus de de "leur avoirs" sans on en mettra un à "leur".Moins de phrases "cryptées" et SVP ?une majuscule au début d’une nouvelle ligne.Bien entendu.probus

  11. Eugenio Maduro dit :

    Olivier DELAMARCHE tire des prévisions boursières de ses analyses du monde financier, puisque c’est son métier de gestionnaire de portefeuilles. Ses prévisions sont extrêmement baissières avec un objectif vers 2000 sur le CAC.

    M. LENOTRE constate que, jusqu’à présent, le pays qui a les pires finances sont les USA et leur bourse monte depuis mars 2009. Quant au CAC, il est actuellement très au-dessus de son point bas de 2009.

    La pluspart des grandes valeurs US ont dépassé leur plus haut d’avant la crise.

    Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans la conclusion pourtant logique de Olivier DELAMARCHE.

    Il est certain que ces perfusions de cash sont mortelles pour la monnaie.

    M. LENOTRE donne une explication de la résistance boursière qui pourrait bien être la vraie, à savoir que les investisseurs se protègent avec de l’or physique mais aussi en achetant les meilleures sociétés US, exportatrices et productrices de biens nécessaires à la vie de tous les jours sur la planète. Leurs marchandises sont quasiment indexées sur la dépréciation des monnaies, constituant ainsi une protection du patrimoine.

    • racois dit :

      Ces entreprises qui font encore des bénéfices aujourd’hui, n’en feront plus demain quand leur chiffre d’affaire diminuera brutalement de 20 ou 30%. Leur rentabilité est si faible, les charges fixes si élevées, qu’elles auront alors besoin d’une très grosse trésorerie pour tenir, le temps de dégraisser et de diminuer les charges. Les banques ne les suivront pas, et les laisseront mourir. Tout ce joli château de cartes peut très vite s’écrouler sur une perte de confiance des consommateurs. Voilà pourquoi c’est très difficile de prévoir quand, mais n’oubliez pas que les outils de communication ne manquent pas, et que ça devient difficile de cacher les vérités. Les analystes qui prétendent que tout va bien ont peur de l’inconnu, et n’arrivent pas à imaginer l’impensable.

  12. Lenotre dit :

    Voilà un billionnaire qui comprend ce qui a toutes chances de se produire dans les années qui viennent. C’est ce type d’investisseur qui détermine la tendance. Il achète les actions et autres actifs réels comme l’or.

    Les gouvernements ne laisseront pas une déflation se développer. Leurs injections monétaires vont se poursuivre et conduire à l’inflation explique-t-il.

    Celle-ci va inflater tous les actifs à commencer par les actions de la plupart des marchés. Personne ne voudra conserver du liquide. Les obligations vont baisser, libérant plus de cash pour nourrir la spéculation. La hausse des actions va étonner ceux qui croient aujourd’hui à la déflation de leur prix.

    Alors les taux ne pourront plus être manipulés aussi facilement qu’aujourd’hui et les intérêts à payer sur la dette de nombreux pays exploseront conduisant aux défauts de paiement annoncés par Olivier Delamarche avec son cortège de conséquences catastrophiques.

    Olivier est un précurseur qui voit cette catastrophe dans un délai trop proche. Elle va probablement mettre 4 à 5 ans pour se produire. La hausse des marchés fera qu’on n’y croira plus lorsqu’elle arrivera. Je pense à un indice S&P vers 3000, soit un doublement sur les cours actuels suivi d’une forte baisse.

    Les évènements les plus graves se déclenchent lorsque quasiment personne se les attend. De toute évidence ils ne sont pas mûrs pour ce produire prochainement.

    Désolé de choquer les baissiers. J’espère pour eux qu’ils ne changeront pas d’avis à la veille du retournement, par lassitude de n’avoir pas cru à ce qui parait, il est vrai, incroyable aujourd’hui.

    http://www.businessinsider.com/why-billionaire-frank-giustra-is-making-a-massive-bet-on-inflation-2012-9

    • racois dit :

      Vous savez très bien que celui qui déclenchera la panique des banques et des marchés, c’est le consommateur. La Grèce est tombée en combien de mois ? sans le soutien de l’Europe, le système tombait en quelques mois. Les USA, la France ou l’Allemagne ne bénéficieront d’aucun soutien, et quand les consommateurs de ces pays paniqueront, le système tombera brutalement. Nous ne sommes pas en 1929, aujourd’hui vous avez internet et 1 milliard d’utilisateurs interconnectés qui peuvent déclencher une panique générale en quelques jours.

  13. Geraldine dit :

    It’s coming : One Pro sees big stock selloff in 10 days

    "An equity strategist for Goldman Sachs is predicting a September selloff that happens so rapidly he is telling clients to protect themselves before Sept. 14.

    The reason: Market disappointment over key meetings of the European Central Bank and Federal Reserve—all within the next 10 days"…

    http://www.cnbc.com/id/48896105

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