Gouvernance contre démocratie

Et ultimatum contre référendum… voilà les termes du débat aujourd’hui. Usant de tous les moyens de pression politiques et médiatiques, les eurofédéralistes se déchaînent contre un projet de référendum qui permettrait pourtant aux Grecs de se prononcer sur un accord qui les engage pour des années, voire une décennie. Si référendum il y a, il devra porter, grondent Merkel et Sarkozy, sur la question de savoir si les Grecs veulent rester ou non dans la zone euro.  Et d’ici là, on leur coupera les aides. C’est du chantage, car on voit bien que les Grecs ont peur : ils rejettent la main de fer qui les prive de leur souveraineté et les asphyxie sur tous les plans, mais que trouveront-ils s’ils sortent de l’euro ? Comme le dit Nicolas Doze (cf. ci-dessous), plus rien n’est certain aujourd’hui et tous les scénarios sont possibles, y compris l’abandon du référendum. Cela dit, il faut bien reconnaître que c’est la peur qui domine… Stratégie du choc pour forcer la main des peuples ?

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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9 commentaires pour Gouvernance contre démocratie

  1. Walsh dit :

    Je vous dis pas comment Sarkozy et cie ont dû faire pression sur les députés du Pasok et quelques ministres du gouvernement pour qu’ils lâchent Papandreou ou le fassent renoncer au referendum !
    Une guerre féroce en coulisses…..

  2. e-dave dit :

    les banquiers et politiques (+ médias) nous ont mis dans la m… depuis des années et des années, et maintenant ils nous expliquent que nous ne sommes pas assez compétents pour décider de notre destin… et qu’ils faut les laisser faire leurs petits rafistolages et leurs grosses magouilles dans leur coin; vraiment c’est à vous dégoûter de la démocratie.

  3. BA dit :

    La Grèce donne des idées aux autres Etats européens en faillite.

    Jeudi 3 novembre 2011 :

    Dette : l’Irlande réclame un allègement.

    L’Irlande voudrait voir le fardeau de sa dette allégé de 15 à 20 milliards d’euros par le biais d’une réduction du coût du renflouement du secteur bancaire, a déclaré jeudi le ministre des Finances.

    L’Irlande tente de négocier avec ses partenaires européens une diminution du coût de recapitalisation de deux établissements, Anglo Irish Bank et Irish Nationwide Building Society, en recourant aux prêts moins chers du Fonds européen de stabilité financière (FESF).

    « Cela se fera, je vous le dis ; il y a un processus en cours qui pourrait aboutir à une réduction de la charge globale de la dette par le biais d’un certain mécanisme », a dit Michael Noonan.

    Le rapport de la dette irlandaise au PIB a quadruplé depuis le déclenchement d’un krach immobilier en 2007. Le pays a dû avoir recours à une aide conjointe de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI), tandis que Dublin a dû mobiliser 63 milliards d’euros pour recapitaliser ses banques.

    La dette publique irlandaise représentait 144,4 milliards d’euros, soit 93 % du PIB, fin 2010. Elle devrait culminer à 116 % du PIB environ en 2013.

    (Dépêche Reuters)

  4. Kaspernak dit :

    Merkozy (déf.) : couple vicieux affirmant être pour la liberté et l’indépendance de ses amis mais qui les « surveille » en sous-main pour complaire aux marchés.

  5. BA dit :

    Vendredi 4 novembre 2011 :

    Italie : le taux à 10 ans et l’écart avec l’Allemagne au plus haut historique.

    L’Italie subissait une défiance grandissante sur les marchés vendredi, avec un plus haut historique atteint à la fois par les taux à 10 ans du pays et le « spread », ou écart de taux, avec l’Allemagne, au moment où Rome est placé sous la surveillance du FMI.

    A 16H08 (15H08 GMT), le taux à 10 ans des obligations italiennes s’élevait à 6,362 % (contre 6,194 % jeudi à la clôture). Il avait atteint quelques minutes auparavant le record de 6,404 %, effaçant son plus haut de la veille à 6,402 %.

    Le pays se finance désormais à des taux excessivement élevés et difficilement conciliables avec une croissance qui tourne au ralenti, de l’avis de la plupart des analystes.

    L’Italie doit s’acquitter d’un taux à 10 ans environ 450 points de base (4,50%) plus élevé que celui de l’Allemagne, un niveau historiquement haut.

    Le « spread », ou écart de taux, s’établissait exactement à 453,2 points de base, peu de temps après avoir frôlé les 460 points de base (459,9), un record.

    http://www.boursorama.com/actualites/italie-le-taux-a-10-ans-et-l-ecart-avec-l-allemagne-au-plus-haut-historique-b852f40ccb61ab8129ac2794579e65d3

  6. Jean LENOIR dit :

    Bonjour,

    L’Europe des peurs et des reniements… C’est vrai que la tentation de faire voter la sortie ou non d’un pays de l’euro par référendum n’est « politiquement » pas idiote car les électeurs ont peur de l’inconnu. Ceci dit le désespoir, comme le dit Nicolas Doze, rend tout et son contraire possible.
    Mais de dettes en dettes et de faillites en faillites on va arriver dans très peu de temps à un point qui ne me rend pas optimiste pour la condition des hommes politiques – lesquels n’auront peut-être d’autre choix que de tirer à la mitrailleuse lourde sur les « indignados ».

    Jean LENOIR

  7. magnanim dit :

    Jean Lenoir,

    Au contraire, les sondages montrent que si on les avait interrogé par réferendum, les Grecs auraient dit OUi à l’euro. La peur est mauvaise Conseillère mais surtout fait avaler beaucoup de choses.

  8. Jean LENOIR dit :

    Pardon Magnanim,

    Bien sûr que les grecs auraient dit oui à l’euro par peur du vide et du non versement etc, etc
    Je n’ai pas dit autre chose en écrivant que l’idée du référendum n’était pas idiote. Les seuls à n’avoir par marché sont les hommes politiques européens qui n’ont fait que prendre ce référendum au premier degré.

    Ceci dit je ne suis pas mais vraiment pas optimiste pour la suite.

    Jean LENOIR

  9. Gabbi dit :

    En visite officielle en Libye le Président du Parlement européen Jerzy Buzek a déclaré : « Vous avez gagné la guerre contre Kadhafi. Maintenant vous devez gagner la paix et construire votre futur ».
    Il proposé aux Libyens que le Parlement européen « partage son expertise sur la construction de la démocratie »… je vous laisse apprécier 🙂

    C’est Nigel Farage qui va être content… 🙂

    http://www.europarl.europa.eu/fr/headlines/content/20111028STO30589/html/%C2%ABVous-avez-gagn%C3%A9-la-guerre-maintenant-vous-devez-gagner-la-paix%C2%BB-Buzek-en-Libye

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