Nigel Farage : « Il y a un nouveau mur de Berlin et il s’appelle l’euro »

Très beau discours de Nigel Farage sur la folie de l’euro et la mort de l’UE aujourd’hui éclatée entre le Nord et le Sud. Farage exhorte Tsipras à se saisir de l’occasion historique du référendum pour rendre à la Grèce la maîtrise de son destin. C’était bien sûr avant les « négociations » du week-end et la capitulation que l’on sait. Tsipras affiche d’ailleurs une mine qui ne laisse aucun doute sur ce qu’il va faire de ces recommandations… OD

(Parlement de Strasbourg, 8 juillet 2015)

Source et traduction : Le Saker francophone

« Monsieur Tsipras, votre pays n’aurait jamais dû rejoindre l’euro, je pense que vous le reconnaissez. Mais les grandes entreprises, les grandes banques et les grandes politiques vous y ont forcés. Goldman Sachs, les fabricants d’armes allemands, ils ont tous été très heureux quand les plans de sauvetage ont commencé. Ils n’étaient pas pour le peuple grec ces plans de sauvetage, mais pour les banques françaises, allemandes et italiennes. Ils ne vous ont pas aidés du tout. Ces années d’austérité, ces années de chômage élevé et d’augmentation de la pauvreté, rien de tout cela n’a marché… Ce serait folie, Monsieur, de continuer sur cette voie… Donc votre moment est arrivé et, franchement, si vous en avez le courage, vous devriez sortir le peuple grec de la zone euro, la tête haute. Regagnez votre démocratie, regagnez le contrôle de votre pays !… »

Rappel :

« Il ne s’agit pas d’aider les Grecs ! Il s’agit de sauver l’euro jusqu’au dernier Grec vivant ! »

(L’excellent Marc de Scitivaux… en 2011)

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 52 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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16 commentaires pour Nigel Farage : « Il y a un nouveau mur de Berlin et il s’appelle l’euro »

  1. Alcide dit :

    Je crois que Tsipras craint pour sa vie.

    Quand on voit comment des simples trolls ou des sites, dont 24hgold, sont capables de menacer de simples commentateurs et fouiller par des moyens illégaux leur PC, on peut imaginer la pression des sbires de l’OTAN ou de la ploutocratie bancaire.

    • Pierre dit :

      Ces gens sont comme programmés, c’est comme une mécanique qui s’emballe, sans conscience, sans âme, et un programme ne peut se remettre en question, il exécute aveuglément jusqu’à sa fin!

      Je crois qu’il ne faut pas trop lutter contre cette secte de moribonds de front, sans devoir la nourrir en le faisant de notre énergie! Elle se donnera la mort d’elle-même! Nous, nous n’avons qu’à la réfuter dans notre esprit comme impropre à la Vie des Hommes sur cette planète!

      Avec l’affaire grecque, le jeu des oligarques s’est révélé à la face des nations dans toute sa « splendeur »! Beaucoup ont pris conscience! Désormais, ils ne peuvent plus passer inaperçus. Si de plus en plus d’hommes et de femmes cessent de croire et donc de nourrir et de supporter ce système de prédation, il ne pourra que s’effondrer sur lui-même, faute de croyants, faute d’adeptes! Sans le support des débiteurs, cette race de prédateurs ne peut que plier bagages et aller se faire voir ailleurs.

      Je crois que les Forces de Nature, ces éléments que sont le feu, l’air, l’eau, et la terre, à travers les volcans, les tempêtes solaires, les tornades, les vents, les inondations et les tremblements de terre, pourront nous donner un coup de mains pour démanteler ce système moribond, autrement dit, ces forces de la Nature qui se déchaînent actuellement autour du monde, même si à première vue nous croyons qu’ils agissent contre l’homme, que c’est un dérèglement de la Nature, en réalité, ils sont là pour lui, pour remettre le monde en équilibre, en harmonie avec toute la Création, et donc aussi pour détruire, abattre, ce qui a perdu toute Intelligence, et tout respect pour l’Homme!

    • zorba44 dit :

      Quelquefois donner sa vie est un sort beaucoup plus estimable que d’abdiquer face à l’absurde qui, de fait, condamne tout avenir.
      Oui la tête de Tsipras en dit long et, de déterminée, elle est devenue celle d’un faux derche. La patate de chaude devient brûlante …Qui la prendra pour la jeter, la patate brûlante de l’euro.

      Jean LENOIR

      • Alcide dit :

        Bien d’accord avec vous Jean.
        Certains mettent les principes moraux au dessus de la soupe dans le système des valeurs.
        Il semblerait que pour Tsipras ce ne soit pas le cas…

        Il reste à espérer l’annulation de l’accord par le parlement qui respecterait ainsi le choix des grecs exprimé par référendum.
        Toute la faute est encore sur les politiciens qui n’ont pas su ou oser exposer à la population l’incompatibilité à vouloir rester dans la zone euro et conserver la souveraineté, la fierté et la paix.

        Un nouveau référendum s’impose dans lequel il serait demandé à la population s’ils souhaite conserver l’euro et les dettes ou voler de leurs propres ailes.

  2. Ping : Nigel Farage exécute le dogme de l’UE en quatre minutes (VOSTFR) | Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances

  3. Geraldine dit :

    Le plus emmerdé c’est quand même Mélenchon, alias Merluche, alias le faux opposant… qui parlait de Tsipras comme d’un héros qui allait changer l’Europe et qui maintenant ne sait plus que dire d’un peu sensé…

  4. La tactique des Britanniques est toujours la même en Europe: « diviser pour régner ». Et si la Grèce peut jouer le rôle de trublion qui permettra aux Britanniques de tirer les marrons du feu à leur profit, Tsipras sera également le bienvenu.

    Farage joue à fond la carte de la division européenne, omettant au passage que les théories anglo-saxonnes d’ingénierie sociale, ainsi que les thèses monétaristes keynésiennes qui sous-tendent l’action de la Commission viennent très largement de son pays d’origine. Il ne s’agit justement pas pour l’Europe de réunir artificiellement des peuples aux cultures trop différentes pour être compatibles entre elles, mais justement d’homogénéiser ces cultures pour les fondre dans un ensemble unifié. Tout le monde peut constater ce qu’il reste de la culture grecque, espagnole, italienne, française, etc après avoir subi des décennies durant le laminage du rouleau-compresseur anglo-saxon. Et c’est bien là le drame, car pour qu’un pays reprenne en main les rênes de son destin, encore faut-il qu’il est conscience d’un destin particulier. Et là, la conscience des peuples semble faire défaut dans l’Europe contemporaine, même chez les Allemands pour lesquels le poids de la race supérieure semble trop lourd à porter, quelle que soit par ailleurs la prédestination entrevue par F; Nietzsche dans la quête du St Graal, qu’il s’agirait de ravir aux dieux pour assurer le bonheur de l’humanité.

    En attendant que l’Europe retrouve son équilibre, les soubresauts de la zone euro régalent les traders de la City qui raffolent du trampoline européen. Sans tensions, sans incertitude sur l’avenir de l’euro, adieu la volatilité et les profits des banques. On ne le dira jamais assez, mais les grands gagnants de l’euro,se sont les banques anglaises qui profitent des liquidités de la BCE qui refluent vers les succursales britanniques des banques européennes, qui ont toutes installé leurs équipes de trading à la City.

    Le Forex n’aurait jamais été ce qu’il est sans l’euro, idem pour le marché obligataire et les dérivés en euros. Allons, M. Farage régalez-nous encore un peu de vos tirades. Le bon peuple se frottent les mains de satisfaction et les banquiers de la City encaissent.

    • zorba44 dit :

      Laissez aux britts ce qui est aux britts mais rendez à Nigel Farage ce pourquoi on l’aime : sa claire vision de l’Europe, ses formules chocs et ce nouveau mur de Berlin à démolir qu’est l’euro.
      S’il vous plaît

      Jean LENOIR

    • Nicolas,
      Vous faites de Nigel Farage un personnage bien machiavélique. C’est un Anglais certes, mais tout Anglais n’est pas nécessairement un agent d’influence de la City – vous n’apportez aucune preuve factuelle de ce que vous avancez. A supposer d’ailleurs qu’il en soit un, on voit mal comment expliquer ses attaques aussi frontales et radicales contre l’euro et la construction européenne, des projets pourtant portés et chéris par la City et la finance anglo-saxonne en général.
      A ce petit jeu du tir à boulets rouges, qui reçoit une audience de plus en plus large dans l’opinion, on risque beaucoup plus qu’une volatilité sur les devises…

      • L’absence de plan B est toujours aussi remarquable. Farage sait parfaitement que dans le contexte de l’économie globalisée et intégrée actuelle, la transition vers des monnaies nationales dans les pays du sud de l’Europe ne peut être que tragique, au sens où il faudra démanteler l’Etat social sur lequel s’est bâtie la société dite de redistribution des revenus qui prévaut dans ces pays. Grâce à la monnaie bancaire européenne, les dépenses dépassent largement les moyens d’une économie dont les actifs sont globalisés et qui donc ne produisent pas des revenus spécifiquement orientés vers le territoire national autrement que par l’émission de dettes. Il ne s’agit pas tellement d’un changement de monnaie en fait, mais de définir un nouveau type d’économie, alors que les politiques européennes ont massivement transformé les structures existantes dans une interdépendance qui ne survivra pas longtemps à l’abandon de l’euro qui entraînera forcément une sortie de l’Union européenne. Et là c’est un équilibre européen qui s’effondre, chaque Etat retournant à ses affaires nationales, avant que la lutte pour la prédominance sur les marchés ne les force à de nouveaux accords de compromis. Maintenant il est fort possible que l’ère du matérialisme historique touche à sa fin devant la ruine des Etats supranationaux qui accouchent d’un monstre totalitaire incapable de survivre économiquement. Le monde est à la recherche d’un nouveau type de civilisation fondée sur une philosophie détachée de la poursuite d’idéaux matérialistes. C’est le défi actuel, pas celui d’un retour illusoire à l’Etat Nation dont les bases ethniques, culturelles et religieuses ont disparu.

  5. Vous voulez sortir de l’euro? Just do it!

  6. zorba44 dit :

    Immonde, totalement immonde …bien dans la lignée des grossiers personnages du 3ème Reich !

    Jean LENOIR

  7. Ping : Nigel Farage : « Il y a un nouveau mur de Berlin et il s’appelle l’euro » Actualités

  8. zorba44 dit :

    @Alcide, Il est vrai qu’on peut même jusqu’à aller se demander si Tsipras ne souhaite pas, secrètement, que le parlement le renie. Il ne resterait alors plus que l’ultime question sur l’euro par un deuxième référendum et de nouvelles élections générales.
    Secrètement, entre nous, ce serait formidable mais pour une prévision, hélàs, c’est à un 20% outsider qu’il faut placer cette « claque » du parlement grec.

    Jean LENOIR

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