L’intenable posture de M. Tsipras (L. Held-Khawam)

On apprend ce matin que Tsipras a avoué à la télévision grecque avoir signé un accord auquel il ne croit pas lui-même ! C’est dire si la situation est plus que grave : désespérée… Cette « construction européenne » systémique nous promet encore bien des surprises et bien des drames. OD

Tsipras-posture-trahison

« Ouf, la Grèce devrait rester dans la zone euro. Un véritable miracle à en croire certains « experts ». Pourtant nous l’avions prédit avec une certitude que d’aucuns auraient pu trouver quelque peu péremptoire. L’Union européenne n’est rien d’autre qu’un marché unique qui définit et impose ses normes. Oubliez donc tout raisonnement qui traite d’Etat, de Nation, de décision à la majorité, d’impliquer les petites gens, de besoins sociaux, etc.

Le marché unique a vocation à s’agrandir et à unifier le monde par sa privatisation grâce et autour de la finance. Le marché européen est un sous-ensemble du marché mondial. Et un marché doit faire de l’argent. Toujours plus, toujours plus vite. Les faibles et les lents n’y ont pas leur place. La performance du marché dépend encore   – mais plus pour très longtemps grâce à la science et la technologie- des performances humaines et se traduit par des normes qui doivent être les mêmes du Nord au Sud de l’Est à l’Ouest de la planète. Elles portent le nom d’homogénéisation, harmonisation, globalisation…

Cela ne suffit pourtant pas. Des mesures de  surveillance et de contrôle doivent être mises en place pour mesurer la performance et le degré d’atteinte des objectifs. Les législations d’un pays, ses spécificités ou pire l’Autorité étatique, doivent s’effacer face aux normes communautaires.

Il est impossible de faire cohabiter les besoins d’une nation et de son peuple avec ceux d’un marché mercantile et vorace.

Pour bien appréhender la tragédie grecque, il faut imaginer une chaîne avec à une extrémité, le peuple grec et à l’autre les patrons de la haute finance internationale qui chapeaute le marché unique et TOUS les processus de sa mondialisation.Au milieu de cette chaîne, on trouve le représentant du peuple grec, M Tsipras et en face de lui, les représentants du marché, les hauts responsables de l’UE. Dernier détail, cette chaîne n’est pas horizontale, mais verticale avec en haut les tenants du marché unique – de la finance internationale –  et en bas le peuple grec.

M Tsipras a accepté un accord émis par l’Union européenne, daté du 12 juillet 2015. Cet accord est intenable tellement il affirme et confirme la dette et ses coûts d’une part et d’autres part des mesures d’austérité couplées à la privatisation d’à peu près tout ce que l’Etat grec possède.

Si nous faisions la somme de tous les points de l’accord, l’Etat grec serait vidé de toute sa substance très vite. Quant à l’économie du pays, elle serait rapidement exsangue ce qui accroîtrait toujours plus la dette. Ce cercle vicieux démarrée en 2008 pourrait atteindre son apogée dans les toutes prochaines années (peut-être mois) jetant le peuple grec dans le tiers-mondisme.

En clair, dette-austérité-privatisation est le trio infernal installé sur une spirale dramatique pour le citoyen local. Il est à noter que ce même trio est synonyme au même moment de croissance et de prospérité pour la finance internationale. Il pourrait même y avoir un effet multiplicateur de richesses grâce aux effets de levier dont seuls les spéculateurs ont le secret…

Nous rappelons pour mémoire que nous contestons absolument le principe de la dette publique soumise à un marché financier privé, à l’absorption par ledit marché de la banque centrale du pays, à la création monétaire déléguée à des institutions privées, au sauvetage de banques commerciales malfaisantes sans conditions avec l’argent public, sans nationalisation et sans sanctions envers leurs prédateurs.

Ceci étant nous avons extrait une dizaine de points (Annexe ci-dessous) qui montrent à quel point cet accord de lundi ne fait qu’annihiler l’autorité des représentants de l’Etat, soumettre la législation à des directives qui sont autant d’ordres de marche (forcée) et ramenant à zéro le patrimoine et ce qui crée des revenus publics. Il est à remarquer que ce qui est demandé là n’est pas si différent de ce que d’autres pays font depuis des années, à savoir, travailler d’arrache-pied pour évacuer la notion de la chose publique et pour privatiser patrimoine et services publics.

Il ne faut pas se leurrer, le projet européen est un projet d’intégration transversale des États dont le « core business » (coeur de cible) est financier et privé, organisé en une myriade de sociétés anonymes. D’ailleurs, l’intégration trans et supranationale financière entre en vigueur actuellement via une plateforme de transactions qui porte le nom de T2S. La Banque de France note ceci : »

« à laquelle les dépositaires centraux de titres (CSDs) vont confier la gestion de leur activité de règlement- livraison de titres en monnaie banque centrale et selon des modalités harmonisées. (…)La mise en production officielle de T2S est prévue en juin 2015(…). »

L’accord admis lundi par M Tsipras qui attend d’être approuvé par les autorités grecs signerait la mort de la Grèce en tant qu’Etat. Dans tout ce processus de négociation, la démocratie en sort passablement mise à mal. D’une part, l’UE se substitue au législateur grec en entrant dans les moindres détails de l’organisation du quotidien du pays ce qui rend les députés inutiles. De l’autre côté.  M Tsipras a lui aussi malmené la démocratie de son pays au moins deux fois avec de lourdes conséquences.

Le premier coup porte atteinte à la démocratie dans la mesure où le programme électoral de M Tsipras est aux antipodes non pas de ce qui est sur la table aujourd’hui mais  du programme qu’ IL a proposé fin juin à Bruxelles. Le deuxième concerne le référendum du 5 juillet qui n’a à aucun moment été suivi d’effets. Celui-ci était donc inutile et peut être considéré comme le gaspillage d’un important outil de la démocratie. Plus important est le fait que ce référendum a fait croire que M Tsipras serait le David qui terrasserait Goliath. Las, non seulement il n’a terrassé personne mais en plus il a irrité toutes les parties en présence emportant en même temps les espoirs de la jeunesse grecque mais européenne qui a cru en lui.

Enfin, sans vouloir juger M Tsipras, on peut évaluer ses capacités de négociateur dans la mesure où depuis le début il n’a cessé de rassurer les européens en leur garantissant qu’il ne quitterait pas la zone euro. Dès lors, il s’est piégé tout seul et ses partenaires de négociations avaient beau jeu de lui imposer leurs conditions.

Beaucoup de questions se posent à ce stade. Comment ne s’est-il pas rendu compte qu’en face de lui, les créanciers risquaient très gros devant assumer des pertes potentiellement colossales ? Ne s’est-il pas rendu compte qu’il aurait pu y avoir un effet domino si la Grèce faisait défaut et/ou qu’elle quittait l’euro ? La construction monétaire et financière européenne s’est faite dans le cadre d’une construction systémique mortelle pour la zone en cas de retrait et/ou de défaillance d’un de ses membres…

La question est ouverte quant aux réelles compétences de M Tsipras en matière de négociation. A notre avis, il tenait le couteau par le manche et pour une raison ou une autre, il n’en a pas fait usage.

A l’heure actuelle, M Tsipras est dans une situation intenable et l’accord qu’il ramène à son électorat est pire que tout parce qu’il garantit plutôt tôt que tard une nouvelle impasse plus grave que l’actuelle. De plus, il ne faut surtout pas oublier que le marché financier travaille à supprimer le cash qui aura été la seule bouffée d’oxygène face à des adversaires (mieux que partenaires) impitoyables… Que se passerait-il dans un an ou deux avec des créanciers qui auraient verrouillé 100% de l’approvisionnement monétaire ???

La seule solution qui  reste à ce stade à M Tsipras serait un départ. Ca ne peut en aucun cas être pire qu’aujourd’hui… Il doit bien ça à ceux qui ont cru en lui.

ANNEXE : 10 points tirés de l’accord TROÏKA- Grèce en attente de ratification

  1. Rationalisation du régime de TVA : La TVA va être élargie et toucher plus de produits de base. Les personnes pauvres en seront les premières victimes.
    La TVA sera globalement majorée pour passer par exemple de 13 à 23% dans la restauration et de 6 à 13% dans l’hôtellerie. Son allègement sur les îles devrait être supprimé. Pour un pays dont l’industrie touristique est le moteur, c’est un coup plutôt dur.
  2. Élargissement de l’assiette fiscale : Les impôts sur les entreprises devraient être majorées pour passer de 26 à 28%. En revanche, le texte ne dit rien sur  deux rubriques pénalisantes dans le domaine. Rien n’est prévu concernant les entreprises transnationales qui viennent juste pour vendre produits et prestations et qui ne sont pas domiciliées en Grèce. Il en va de même pour les grosses entreprises qui pratiquent l’optimisation fiscale (équivalent de l’évasion fiscale pour les individus).
    Cette rubrique de l’accord va sans aucun doute pénaliser les entreprises locales du genre PME/PMI et du coup les rendre nettement moins attractives et moins compétitives face à la force de frappe des transnationales qui ont les moyens d’optimiser leur fiscalité. Or, ce sont les entreprises locales et non les transnationales qui  génèrent les recettes fiscales.
  3. Améliorer la viabilité à long terme du système des retraites : L’âge de la retraite passe de 65 à 67 ans ou 62 ans moyennant 40 ans de cotisations. Quand un banquier améliore un système de retraites, c’est sûr que de réformes en réformes les perspectives mêmes de retraite risquent de s’éloigner.
  4. La pleine indépendance juridique d’ELSTAT : Elstat est le département qui doit recenser les statistiques grecques de manière détaillée, complète et faire les mises à jour. C’est par ce genre de structure que Bruxelles sait tout sur tout ce qui bouge dans un « Etat » ou une région. Cela vaut aussi bien pour une entreprise que pour les individus. Les recensements se répètent inlassablement et deviennent obligatoires.
    Cette collecte de données personnelles et commerciales permet à Bruxelles d’avoir des informations précises et détaillées à distance. Elle pourrait arriver à évaluer votre degré de participation à la prospérité/coût de la société. De même, elle pourrait arriver à dégager le domaine de production le plus prospère et créer des pôles de compétences par région tout en réduisant à terme les polyvalences qui rendent une région autonome et autosuffisante.
    Cette collecte de données peut constituer la base qui servirait -si ce n’est déjà fait- à construire l’équivalent d’une comptabilité analytique dans une entreprise. Un foyer finirait par devenir un centre de coût ou de profit pour la société.
    On ne sait pas si ces informations sont stockées dans le big data auxquelles auraient accès les très grandes entreprises moyennant finance of course… Selon le lieu de leur stockage et leur éventuelle mise à disposition, elles peuvent mettre en danger les secrets professionnels des entreprises locales les rendant ainsi vulnérables à des opérations de rachats forcées etc. Dans tous les cas, ces collectes de données se font évidemment en violation avec les lois nationales de protection des données personnelles et du droit à la vie privée des individus.
  5. Adoption du code de procédure civile, « qui représente une refonte en profondeur des procédures et modalités propres au système de justice civile et peut accélérer considérablement les procédures judiciaires et réduire les coûts dans ce domaine »
    Ce point qui n’a l’air de rien est extraordinairement important ! Il faut savoir que le code de procédure civil inclut l’arbitrage.A l’heure des accords transatlantiques qui visent à instaurer la suprématie des firmes transnationales sur les instances étatiques. Sa réforme peut aussi inclure la reprise automatique des accords entre Bruxelles et les États-Unis par exemple.
    Voici un extrait d’un article du journal Le Monde sur les tribunaux d’arbitrage :
    « Au centre des débats figurait en effet la question très controversée des tribunaux d’arbitrage privé, voulus par les Américains pour régler les différends entre les investisseurs et les États en vue de protéger les entreprises de la législation des États où elles s’installent. » Ce point est donc STRATEGIQUE par les temps qui courent…On observera par ailleurs le ton du texte qui ne laisse aucune place au législateur grec. Cela s’appelle un ordre de marche incompatible avec une démocratie.
  6. On demande aux grecs un déficit zéro sous la rubrique du budget des retraites… Mission qui sera de plus en plus impossible  entre autres à cause des décisions des banques centrales elles-mêmes dont la BCE qui imposent un taux rémunérateur négatif…
  7. Des ordres donnés quant à la gestion interne du pays dans les moindres détails. Tout y passe:
    « ouverture des magasins le dimanche, périodes de soldes, propriété des pharmacies, lait et boulangeries, à l’exception des produits pharmaceutiques vendus sans ordonnance qui feront l’objet d’une mise en œuvre à un stade ultérieur, ainsi qu’en ce qui concerne l’ouverture de professions fermées essentielles au niveau macro-économique (par exemple, les transports par ferry) »
  8. Les politiques du marché du travail devraient être alignées sur les meilleures pratiques internationales et européennes : Là c’est le droit du travail, niveau salarial, conditions de travail qui sont touchés. Questions : Que signifie une politique du marché du travail alignée sur les meilleures pratiques internationales ? Les pratiques à bas coûts, travail des enfants etc… ?
  9. « Élaborer un programme de privatisation nettement plus étoffé avec une meilleure gouvernance; des actifs grecs de valeur seront transférés dans un fonds indépendant qui monétisera les actifs par des privatisations et d’autres moyens. La monétisation des actifs constituera une source permettant le remboursement programmé du nouveau prêt du MES (Monetary European Stability) et générera sur la durée du nouveau prêt un montant total fixé à 50 milliards d’euros, dont 25 milliards d’euros serviront au remboursement de la recapitalisation des banques et d’autres actifs, et 50 % de chaque euro restant (c’est-à-dire 50 % de 25 milliards d’euros) serviront à diminuer le ratio d’endettement, les autres 50% étant utilisés pour des investissements. »
    La question qui s’impose au vu de ce paragraphe est de savoir qui va bénéficier des 50 milliards hormis les banques et les firmes transnationales ? On apprenait d’ailleurs aujourd’hui que Vinci était sur les rangs pour le rachat des 15 aéroports grecs…
  10. Un dernier extrait destiné à ceux qui espéraient une remise partielle de dettes: « Le sommet de la zone euro souligne que l’on ne peut pas opérer de décote nominale sur la dette. Les autorités grecques réaffirment leur attachement sans équivoque au respect de leurs obligations financières vis-à-vis de l’ensemble de leurs créanciers, intégralement et en temps voulu. »

Liliane Held-Khawam, le 14 juillet 2015

A lire également :

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 52 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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19 commentaires pour L’intenable posture de M. Tsipras (L. Held-Khawam)

  1. zorba44 dit :

    C’est fou, c’est inepte, cela est la mort économique programmée des états les uns après les autres avec, au terme, un encéphalogramme plat de l’activité économique sur la terre entière.

    In fine la finance qui semblait gagnante, perdra tout …Et comme un financier ne sait pas faire pousser des radis, il sera plus pauvre que le plus pauvre des Job de Grèce.

    Jean LENOIR

  2. téléphobe dit :

    Un premier ministre qui signe un accord auquel il ne croit pas : c’est de l’humour trotskyste ;o)

  3. raimanet dit :

    A reblogué ceci sur Boycott.

  4. Regardez plutôt vers la Chine. C’est là que se joue l’avenir de la globalisation financière. Le chaos chinois annonce les chaos européen et américain.

    While all Western eyes remain firmly focused on Greece, a potentially much more significant financial crisis is developing on the other side of world. In some quarters, it’s already being called China’s 1929 – the year of the most infamous stock market crash in history and the start of the economic catastrophe of the Great Depression.
    In any normal summer, a 30pc fall in the Chinese stock market – a loss of value roughly equivalent to the UK’s entire economic output last year – after an ascent which had seen share prices more than double within the space of a year would have been front page news across the globe.
    http://www.telegraph.co.uk/finance/china-business/11725236/The-really-worrying-financial-crisis-is-happening-in-China-not-Greece.html

  5. xavib dit :

    Démissions en série dans le gouvernement Tsipras

    « La vice-ministre des Finances ainsi que le secrétaire général du même ministère ont annoncé mercredi qu’ils quittaient le gouvernement. Ces défections fragilisent beaucoup Alexis Tsipras, à quelques heures d’un vote du Parlement sur l’accord trouvé lundi entre la Grèce et ses créanciers. »

    Et le comité central de Syriza a rejeté à une écrasante majorité le coup d’Etat de Bruxelles :

    «Le 12 juillet, un coup d’Etat a eu lieu à Bruxelles. Il a démontré que le but des leaders européens était d’infliger une punition exemplaire à un peuple qui aspire à quelque chose de différent qu’une austérité extrême tirée d’un modèle néolibéral. C’est un coup dirigé contre toute notion de démocratie et de souveraineté populaire. L’accord signé avec les « institutions » a émergé de menaces concernant l’étranglement économique imminent et représente un nouveau Memorandum qui impose des conditions odieuses et humiliantes de tutelle qui sont destructrices pour notre pays et notre peuple.
    Nous sommes conscients des pressions asphyxiantes qui ont été exercées sur les négociateurs grecs mais nous considérons cependant que la fierté du « non » des travailleurs lors du référendum n’octroie pas au gouvernement le droit d’abandonner face aux pressions des créanciers.
    Cet accord n’est pas compatible avec les idées et les principes de la Gauche mais, avant tout, il n’est pas compatible avec les besoins des travailleurs. Cette proposition ne peut pas être acceptée par les membres et les cadres de Syriza.»

    Le Figaro

    • zorba44 dit :

      On reste suspendu au vote du parlement grec. Voudra-t-il restaurer la fierté de ses électeurs avec une réponse cinglante à ce coup d’état de Bruxelles ?

      Jean LENOIR

  6. Quand une commissaire des risques chinoise fait son entrée dans une salle de trading européenne.Regardez la tête que font les traders! Le marché est mort, longue vie au contrôle des risques sur un marché régi par les banques centrales. Et on veut nous faire croire que la technocratie pourra survivre longtemps sans la création monétaire sur les marchés qui devient de plus en plus aléatoire. Nous retournons à l’époque du Gosplan financé par la banque centrale soviétique dans un contexte d’économie prétendument libérale. Il y a là comme un problème d’incompatibilité entre l’économie de marché et le collectivisme soviétique au profit exclusif de la classe dirigeante. Nous entrons dans une période de très fortes turbulences, quoi qu’en disent les modèles économétriques bidon de cette nana qui n’a toujours pas compris que le marché libre avait vécu et avec lui les feuilles excel remplies de formules provenant de théories monétaristes dépassées. La remise à niveau des esprits va être brutale, en raison du retard accumulé dans une prise de conscience, qui a mon avis a quand même dépassé les desks de trading. A la place des traders je serais complètement paniqué au vue de la tournure que prennent des marchés où il est interdit de vendre.

  7. rayla dit :

    Valls et Hollande qui n’ont que les mots fascisme et terrorisme pour étouffer la dissidence et la liberté d’expression en France trouvent normale la dictature nazie de l’UE où on mate les Grecs à coup de schlague, de chantage financier et d’humiliations !!!!!!
    Epouvantable époque lâche et cynique

  8. La Société Générale : on ne nous dit pas tout

  9. matbee dit :

    « L’Europe a désormais une néo-colonie sur la Mer Egée »

    C’est lors de ce deuxième et maussade dimanche de juillet qu’a été fixée une grande partie de l’avenir européen. L’establishment allemand a gagné.

    – L’Etat de droit grec cesse de facto d’exister

    – Au lieu d’une monnaie de l’intégration, l’euro devient une monnaie de chantage et d’exclusion

    – Avec le meurtre de la Grèce souveraine, Berlin envoie un signal clair

    – Berlin tord le bras à la France

    – « Bis zum Grunde rasieren » (raser jusqu’au sol) toute forme de rébellion

    – On donne la corde à Athènes, mais c’est aux Grecs de se pendre eux-mêmes

    – Celui qui veut une Europe de l’égalité et de la solidarité doit rejeter ce diktat

    http://www.levif.be/actualite/international/l-europe-a-desormais-une-neo-colonie-sur-la-mer-egee/article-opinion-405529.html

  10. Ping : L’intenable posture de M. Tsipras (L. Held-Khawam) Actualités

  11. Alcide dit :

    Tsipras: L’imposture tenable.

    • Pas vraiment : Syriza a implosé et Tsipras a perdu sa majorité…

      • zorba44 dit :

        Pardon Olivier, c’est du vote du parlement grec auquel vous faites allusion ? Nulle part il n’est question qu’il se soit déjà tenu …ou alors il s’agit d’un décompte « gris » des oppositions et des défections ?
        Merci de nous éclairer. Amicalement

        Jean LENOIR

      • zorba44 dit :

        Tsipras est politiquement mort même s’il a conservé son existence terrestre…

        Jean LENOIR

      • Jean,

        39 députés de Syriza sur 149 (32 non, 6 abstentions et 1 absent) n’ont pas voté l’accord. L’Assemblée compte 300 députés, donc même avec le renfort des 13 députés de l’ANEL qui ont fait alliance avec Tsipras, on peut d’ores et déjà considérer que celui-ci ne dispose plus d’une majorité parlementaire.

        Le ministre de l’Intérieur aurait d’ailleurs déclaré que de nouvelles élections se tiendront à l’automne (info à vérifier) :

  12. Ping : Une victoire à la Pyrrhus ? « FNACAB

  13. Ping : Une victoire à la Pyrrhus pour l’Allemagne. |

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