Olivier Delamarche annonce la banqueroute universelle

« Ce sera bien pire que ce qu’on pense… Les banques continuent à se f… de notre tête… Tout le secteur bancaire espagnol est en faillite. Là [avec Bankia] vous n’avez que la première… Un parc immobilier astronomique, 3 millions de logements vides en Espagne, ça fait plus qu’aux Etats-Unis, pour un pays comme l’Espagne… Il n’y a aucune solution… Vous aurez un défaut de paiement généralisé – de beaucoup de pays ». Japon compris. 

(BFM Business, le 29 mai 2012)

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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34 commentaires pour Olivier Delamarche annonce la banqueroute universelle

  1. njaisson dit :

    Pour éteindre une dette, il suffit de créer un actif en face de façon à équilibrer les cash flows. Si l’actif n’a plus de valeur, il suffit de lui en redonner une en l’échangeant temporairement contre sa valeur cash déterminée conjointement avec la banque centrale qui fait un prêt du même montant à la banque. Ainsi la solvabilité de la banque est maintenue, même si ses actifs n’ont plus de valeur. L’essentiel est que les actifs puissent reprendre de la valeur d’ici la fin du prêt consenti par la banque centrale, de façon à ce que celle-ci engrange un bénéfice au bout de l’opération de « repurchase agreement ». Au besoin la banque qui détient l’actif peut vendre un CDS sur cet actif qui jouera comme une valeur de couverture pour éponger la perte ou même dégager un bénéfice en cas d’activation du CDS. La banque centrale pourra de son côté se refinancer avec la FED qui lui consentira un swap de taux afin de compenser la perte en bps encaissée en euros à cause de la hausse des taux contre un gain en dollars à cause de la baisse des taux aux US. Ca marche pas mal, la preuve (taux fixe contre variable). Entre banquiers on s’arrange toujours parce que la valeur des actifs bancaires est manipulable via les dérivés qui permettent de se prémunir contre les fluctuations de valeur de ces actifs. On appelle ça « la solidarité bancaire ».

  2. njaisson dit :

    C’est vraiment un songe triste ce Delamare. Connaît rien à rien, celui-là!

  3. Elzbietta dit :

    Certains pensent que les banques ne feront jamais faillite au sens technique du terme, car la BCE les refinancera indéfiniment. Qu’en pensez vous? Ca me semble impossible que la bce tienne à bout de bras des établissements au bilan trop dégradé (ou plus exactement dont on ne peut plus cacher la dégradation).

  4. Elzbietta dit :

    Charles Dallara a déclaré sur Bloomberg qu’en cas de sortie de la Grèce la BCE serait insolvable (en d’autres termes: en faillite). Le concept de l’insolvabilité d’une banque centrale fait pour la 1ère fois irrruption dans le débat public, à ma connaissance. Cela renvoie à mon commentaire précédent: une banque centrale peut-elle supporter une dégradation indéfinie de son bilan, et jusqu’où? Jusqu’à l’effondrement de la monnaie?

    http://www.bloomberg.com/news/2012-05-25/dallara-says-greek-euro-exit-may-exceeed-1-trillion-euros.html

    • Exactement. Jusqu’à l’effondrement de la monnaie. Ou l’hyperinflation, si vous préférez.

      Dallara a expliqué en effet qu’en cas de sortie de la Grèce de l’euro la BCE deviendrait insolvable et qu’il faudrait que l’Europe la recapitalise. Mais la recapitalise avec quoi ? La planche à billets ? On touche là aux limites du système…

      • Le danger d’hyperinflation est relativement mineur dans le système des banques centrales où la création de monnaie par la dette/Crédit est contrôlée via les systèmes de destruction et de création monétaire qui sont ceux de l’eurosystem qui permettent de juguler efficacement la quantité de monnaie qui rentre en circulation sous forme de crédits/investissements ou de salaires. La progression de la quantité de monnaie M3 rapportée à M1 et M2 est frappante de ce point de vue, car si les flux pouvaient rentrer dans les flux M1, on serait effectivement en situation d’hyperinflation du fait de l’explosion de la monnaie fiduciaire. Or il est évident que nous ne sommes pas dans la situation de 1929 où les banques centrales créaient de la monnaie M2 et M1 pour rembourser les crédits internationaux, mais dans un jeu de vases communicants entre banques centrales et banques commerciales qui jugulent efficacement les débordements monétaires. La preuve en est que nombreux sont ceux qui se plaignent des restrictions du crédit ou de la stagnation / régression des salaires. Par contre la quantité de monnaie M3 créée sous forme de liquidités primaires par les banques explosent littéralement parce qu’elles servent à refinancer des produits de financement bancaire dont la progression obéit à des lois mathématiques sans être limitées par des contraintes physique puisque ces instruments n’ont d’autre existence que comptable. Mais dans ce cas, il n’y pas de danger que la monnaie filtre dans les comptes courants ou les comptes d’épargne, puisque cette monnaie bancaire a pour vocation de rester canalisée dans les tuyaux interbancaires. Si « helicopter Bernanke » ou M. Dragui faisaient pleuvoir cette manne monétaire sur les masses en manque de moyens monétaires pour assouvir leur soif de consommation, la chose eut été certainement remarquée.

      • Oui sauf que la monnaie M3 ne reste pas de façon étanche dans les tuyaux bancaires ou interbancaires. Tout n’atterrit pas en pension dans les comptes de la BCE ni même dans l’achat d’obligations souveraines. Une partie de cet argent va alimenter les bulles d’actifs financiers, la spéculation sur les matières premières, l’immobilier, etc. qui concourent à la hausse des prix (cachée, pas officielle).

        Certes cet argent ne se déverse pas encore dans l’économie réelle puisque celle-ci traverse un credit crunch, et que la vitesse de circulation de la monnaie est pour le moment proche de zéro. Mais lorsque l’économie redémarrera et que les besoins de crédit réapparaîtront, tout cet argent se remettra à circuler et le danger (hyper)inflationniste ressurgira. Et je ne parle même pas du possible éclatement de la zone euro…

        Par ailleurs l’article auquel renvoie Homer rappelle à juste titre qu’on ne doit pas confondre l’inflation, phénomène monétaire (masse monétaire + vitesse de circulation de la monnaie) avec la hausse des prix. Nous ne sommes pas en déflation mais en stagflation. Peut-être même un jour serons-nous en dépression hyperinflationniste…

      • Elzbietta dit :

        Merci Olivier. Pour contribuer au débat, ci-dessous le lien avec le dernier article de F. Lordon, dans lequel il conteste l’application à une banque centrale des concepts de droit commun tels que solvabilité, ratio d’endettement etc:
        http://www.les-crises.fr/euro-terminus-lordon/

        Extrait:
        « … les dévalorisations de ses actifs grecs vont entamer les fonds propres de la BCE et forcer à la recapitaliser. Or ses seuls actionnaires sont les Etats-membres de la zone, déjà à la ramasse financièrement et qui, après leur part de bouillon FESF, prendront mal, et leurs opinions publiques avec, d’avoir à remettre au pot pour une recapitalisation de la BCE (dont la France par exemple devrait assumer 14 %)…

        Mais tout est faux, ou bien malhonnête, dans cette histoire de BCE en danger. On se demande en effet s’il faut invoquer la bêtise ou la duplicité pour rendre raison de ces discours dont certains vont jusqu’à faire de la BCE une sorte de zombie-bank, plus leviérisée que ne l’était Lehman Brothers en septembre 2008 — le lecteur, convenablement apeuré, est invité à conclure de lui-même que les « mêmes conséquences » devraient s’ensuivre —, asseyant son bilan à un coussin ultra mince de 2 % de fonds propres, quand Bâle III exige 7,5 % des banques privées. « Tout ça n’est pas sérieux » conclut d’un ton grave Georges Ugeux qui se trouve trop seul à avoir la clairvoyance inquiète [8] et se rêve peut-être en moderne Cassandre, extralucide mais inécouté.
        En effet, tout ça n’est pas sérieux, à ceci près que le « ça » en question renvoie moins aux supposés périls auxquels la BCE se serait déraisonnablement exposée qu’aux divagations du commentateur qui n’a pas tout à fait compris qu’il était de la dernière ineptie d’appliquer les catégories ordinaires de l’économie financière à la banque centrale, entité par construction absolument dérogatoire du « droit commun ».

      • Elzbietta dit :

        Et un autre article:
        http://www.latribune.fr/journal/edition-du-2012/economie-international/1091163/le-contribuable-a-la-rescousse-de-sa-banque-centrale.html
        Extrait:
        ‘Jean-Claude Trichet s’inquiète de couvrir les pertes éventuelles qu’encourent la BCE et, par ricochet, les banques centrales nationales de la zone euro, si les obligations de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal et de l’Espagne, qu’elles ont achetées pour 72 milliards d’euros depuis mai pour aider ces Etats membres, n’étaient pas remboursées. Aussi, la BCE a rappelé, dans un avis du 9 décembre dernier à propos du doublement du capital de la Banque de France […] que, « dans l’éventualité où le capital de la banque centrale nationale deviendrait inférieur à son capital statutaire, voire négatif, l’Etat membre concerné serait tenu de [la] pourvoir des fonds nécessaires dans un délai raisonnable afin de respecter le principe d’indépendance financière ».

        Conclusion: pour éviter l’effondrement de la monnaie les Etats devront recapitaliser le SEBC… s’ils le peuvent.

        Un point non abordé est celui de l’approvisionnement de l’économie européenne en devises, et notamment en dollars: j’ai lu que la BCE a dû (l’été dernier je crois) conclure des accords de swaps avec la FED pour approvisionner les banque européennes en dollars, en prenant en charge le risque de change. Voilà donc, puisque l’euro baisse, une source de pertes supplémentaire….

      • Elzbietta dit :

        @ Nicolas Jaisson: je ne comprends pas votre affirmation selon laquelle « la quantité de monnaie M3 créée sous forme de liquidités primaires par les banques explose littéralement parce qu’elles servent à refinancer des produits de financement bancaire dont la progression obéit à des lois mathématiques sans être limitées par des contraintes physique puisque ces instruments n’ont d’autre existence que comptable. Mais dans ce cas, il n’y pas de danger que la monnaie filtre dans les comptes courants ou les comptes d’épargne, puisque cette monnaie bancaire a pour vocation de rester canalisée dans les tuyaux interbancaires. » M3 (ou plus exactement M3 – M2) c’est le marché monétaire, les sicav monétaires (financement des grandes entreprises) et les certificats de dépôt (financement des banques). C’est donc un instrument de financement de l’économie.
        Quand la fed a cessé en 2006 de publier M3 – M2, certains ont considéré que cette décision était motivée par la volonté de masquer la suproduction de dollars et donc la perte de valeur de la monnaie US.
        http://www.leap2020.eu/24-Mars-2006-M3-n-est-plus-publie-par-la-Reserve-federale-US_a141.html
        Par ailleurs un monnaie , dès lors qu’elle est dématérilisée « n’a d’autre existence que comptable » (c’est vrai, et pas seulement pour M3 – M2) . Cela ne veut pas dire que sa quantité est sans influence sur l’économie réelle et sur les prix .

      • Elzbietta dit :

        Charles Wyplosz et Samy Chaar débattent du rôle des banques centrales dans la crise de la dette européenne. Le premier estime qu’elles peuvent intervenir sans limite, le second redoute les conséquences sur l’inflation
        http://www.letemps.ch/Page/Uuid/d6aff5b6-ab61-11e1-8edf-bcd86c69ed98/La_BNS_ne_peut_pas_faire_faillite
        extraits:
        « Deux des meilleures banques centrales au monde, la Banque d’Israël et la Banque du Chili, ont un capital négatif depuis une dizaine d’années car elles ont accusé des pertes de change considérables. Pourtant, aucun de leurs dirigeants ne s’inquiète de cette situation. Ce n’est pas un problème parce que le capital des banques centrales est purement symbolique.  »
        « la banque centrale a un rôle fondamental à jouer pour la stabilité financière du pays. Tant qu’elle le remplit, je ne vois pas pourquoi je regarderais son bilan… La faillite d’une institution survient lorsque cette dernière n’a plus d’argent. Une banque centrale ne peut pas ne plus avoir d’argent. La seule chose qui peut arriver en Suisse, si la BNS fait des pertes sur plusieurs années, c’est qu’elle ne pourra plus distribuer d’argent aux cantons. »

        « Si vous regardez l’évolution des dettes publiques sur deux ou trois siècles, vous verrez des périodes où elles augmentent rapidement. La Grande-Bretagne avait ainsi une dette de 300% de son PIB après les guerres napoléoniennes. Elle a été réduite sur l’ensemble du XIXe siècle. Il n’y a aucune raison de demander à un État de rembourser sa dette en deux ans. Ce que l’on impose aujourd’hui aux Grecs (un retour à l’équilibre budgétaire d’ici à 2016) est impossible et scandaleux. On les oblige à stabiliser leurs problèmes à marche forcée et l’on s’étonne ensuite qu’ils votent pour des gauchistes et des nazis. « 

  5. stonehenge dit :

    Il faudrait 100 milliards d’euros au bas mot pour sauver les banques espagnoles; personne ne les a. Concernant la Grèce le FESF vient de donner 18 milliards au 4 principales banques grecques pour les recapitaliser; la BCE avait dit il y a quelques jours qu’elle ne mettrait plus au pot tant que leurs fonds propres ne serait pas augmentés. Maintenant que c’est fait elle envisage de leur prêter 100 milliards…

    « Cette décision, si elle se concrétisait, confirmerait clairement la position de l’institution monétaire favorable à un maintien de la Grèce dans la zone euro. »

    http://www.easybourse.com/bourse/financieres/article/22931/la-bce-pourrait-fournir-aux-banques-grecques-100-milliards-deuros.html

    • Homer dit :

      « Il faudrait 100 milliards d’euros au bas mot pour sauver les banques espagnoles; personne ne les a. »
      >> Mais l’Europe n’avait pas 1000 milliards d’euros !
      >> Or, ils ont été créés et distribués aux banques !!
      >> Ce qu’il faut comprendre et retenir de cet évènement historique, c’est qu’on a quitté depuis longtemps toute logique comptable !!! L’ensemble des lecteurs des blogs s’intéressant à l’économie, à la finance, à la politique, font preuve d’une bonne dose de candeur me semble-t-il. Il faut admettre certaines vérités factuelles et mettre de côté toute croyance ou idéologie ! Les faits sont :
      – Logiques comptables : dépassées,
      – Prises de décision FED et BCE : à fin d’éviter émeutes et guerres.
      – IMPORTANT de comprendre que la monnaie créée n’entre quasiment pas dans les circuits de consommation, mais ne sert qu’à faire circuler (difficilement) l’argent de banques à banques,
      – 2 seules questions résiduelles : a) y a-t-il une limite au gonflement des bilans ? (ce qui est différent de la création de monnaie papier) : sur cette question, à l’occasion d’une invitation des Echos, j’ai, en apparté, entendu un banquier (dont je tais le nom) exprimer l’idée que FED et BCE continueront à produire des milliers de milliards d’euros et de dollars, ceci quasi sans limite ! (« … le bilan de la BCE pourrait atteindre les 10 000,00 milliards dans 5 à 10 ans… »), b) FED et BCE vont-elles continuer de réussir (ou pas) à limiter l’inflation ?
      @ suivre…

      • zébu dit :

        Mais vous vivez où, Mr Homer ? L’Europe n’a pas « créé et distribué » 1000 Mds d’euros aux banques… elle les a prêtés !!! Un prêt à 3 ans.

        Donc les banques vont devoir rembourser.

        Et elles ne pourront pas.

        Donc le bilan de la BCE va exploser…. et la facture présentée aux Etats de la zone euro qui devront payer… ceux qui sont à peu près solvables. Et c’est là que ça coince.

        Ne dites pas qu’il n’y a plus de logique comptable ! Il y a toujours des actifs et des passifs, des créanciers et des débiteurs, des perdants et des gagnants… Une dette est une dette !

        Il n’y a pas de magie en matière financière, pas sur le long terme.

        Comme les banques insolvables ne pourront pas rembourser l’argent va bien être créé à la fin des fins, la masse monétaire va augmenter… et la valeur de la monnaie diminuera en proportion… ça s’appelle l’hyperinflation.

      • Homer dit :

        @ zébu : Il y a un malentendu… nous sommes d’accord (mais qu’importe, ça n’a aucune importance) et vous me répondez comme si nous ne l’étions pas, c’est drôle.
        OUI, les citoyens européens sont en train d’en prendre pour 30 ans de dettes (après avoir emprunté pendant 30 ans, et tout le monde en a profité, ça tout le monde l’oublie). On entre dans un scénario à la japonaise.
        OUI, les bilans vont exploser (je parlais de 10 000,00 milliards d’euros sous 5 à 10 ans).
        Et c’est la raison pour laquelle, bien que vivant à Paris, mon cash se transforme désormais moitié US dollars, moitié CHF.

  6. BA dit :

    Mardi 29 mai 2012 :

    L’Italie emprunte 8,5 milliards d’euros à six mois à des taux en nette hausse.

    L’Italie a emprunté mardi comme prévu 8,5 milliards d’euros à six mois, mais a dû concéder des taux en nette hausse en raison des fortes tensions sur les dettes des pays fragiles de la zone euro, sous l’effet des inquiétudes concernant l’Espagne, a annoncé la Banque d’Italie.

    Les taux de ces obligations se sont inscrits à 2,104%, contre 1,772% lors de la dernière opération similaire le 26 avril.

    Le marché obligataire est secoué par les craintes des investisseurs à l’égard de l’état de santé du secteur bancaire espagnol, ce qui entraîne une tension des taux espagnols et des taux italiens dans leur sillage.

    (©AFP / 29 mai 2012 11h25)

    Portugal/Banque centrale : risque de contagion « très accentué »

    Le Portugal, qui s’efforce de reconquérir la confiance des marchés en appliquant un exigeant plan d’aide international, est menacé par un risque de contagion « très accentué » alors que la crise de la dette continue de sévir, en Grèce et en Espagne notamment.

    L’économie portugaise et son système financier sont confrontés à « un risque très accentué de contagion des effets des développements adverses au plan international », a estimé la Banque du Portugal (BdP) dans un rapport publié mardi.

    « Au plan international, les principaux risques sont associés à l’éventuelle aggravation de la crise de la dette souveraine en zone euro et à une performance économique plus mauvaise que prévu chez les principaux partenaires commerciaux du Portugal », a souligné la BdP dans son Rapport de stabilité financière.

    La banque centrale portugaise s’inquiète ainsi de l’impact d’une dégradation de la situation en Grèce, dont la sortie de la zone euro semble de plus en plus envisageable, et en Espagne, voisin du Portugal et son principal marché d’exportation.

    Au plan interne, la BdP relève également des risques liés « à la capacité d’appliquer de façon efficace les mesures nécessaires au respect du programme » de redressement négocié avec l’Union européenne et le Fonds monétaire international en échange d’un prêt de 78 milliards d’euros.

    Tout en affirmant que ce plan d’aide avait évité un ajustement « abrupt et désordonné », la Banque du Portugal juge qu’il « devrait continuer à impliquer un ralentissement de l’activité économique en 2012, avec la conséquence d’une hausse du chômage et du nombre d’entreprises en faillite ou insolvables ».

    En raison d’une cure d’austérité sans précédent, l’économie portugaise devrait connaître cette année une récession de plus de 3% du PIB, tandis que le taux de chômage a déjà atteint un niveau record avoisinant les 15%.

    http://www.romandie.com/news/n/PortugalBanque_centrale_risque_de_contagion_tres_accentue_dev16290520121545.asp

  7. zorba44 dit :

    Bonjour,

    On est dans le rêve. Créer, sans arrêt de la monnaie, pour éponger les fuites le serait donc, pour certains, dans l’innocuité la plus totale. Allons soyons sérieux, allons dire cela aux Grecs et aux contribuables !
    Les ratiocinations financières ont atteint leurs limites.

    Puisqu’on nage dans l’irréel, pourquoi ne pas échanger biens et services avec des coquillages qu’on peut ramasser à la pelle sur les plages : au moins la notion de dette n’existerait plus.

    Le tout est de savoir si travailler pour des clopinettes (les coquillages) aurait encore un sens et, sans doute, le monde serait empli de porteurs de coquillage au détriment de la production et des services.

    L’hyperinflation n’est pas loin : n’en doutez-pas. Le cocktail de la création de monnaie, de l’effondrement économique et de la pression fiscale qui s’envole n’est ni plus ni moins que le produit de cela – la création sans fin de monnaie-papier.

    Restons bien concrets : lorsque le système ne fonctionne plus que pour payer des dettes qui ne cessent de s’amplifier, toute doctrine devient vaine (et rien à cirer de M1, M2 et de M3).

    Jean LENOIR

  8. BA dit :

    Mercredi 30 mai 2012 :

    La BCE rejette le plan espagnol d’aide à Bankia.

    La Banque centrale européenne (BCE) a rejeté le schéma de recapitalisation élaboré par le gouvernement espagnol pour Bankia, troisième banque du pays par les actifs, affirme mercredi le quotidien économique Financial Times, citant des responsables européens anonymes.

    Ce plan, consistant à apporter des obligations d’Etat à Bankia, afin que la banque puisse ensuite les présenter pour obtenir de l’argent frais auprès de la BCE, a été considéré comme inacceptable, selon le quotidien.

    Ce mode de recapitalisation serait assimilé à un financement de l’Etat espagnol par la BCE, ce qui est contraire à ses statuts, selon une des sources citées.

    Le Wall Street Journal indique de son côté que la BCE s’opposerait à un tel plan s’il lui était présenté, citant des sources également anonymes.

    Bankia a besoin pour se renflouer de 23,5 milliards d’euros, dont 19 milliards restent encore à trouver.

    Une porte-parole du ministère de l’Economie a indiqué mardi que la priorité est d’aller sur le marché, Madrid étant donc disposé à lancer une émission obligataire, malgré la tension actuelle, pour obtenir ces fonds.

    Le président de la BCE Mario Draghi doit prononcer mercredi à Bruxelles un discours sur la stabilité financière, monétaire et la croissance.

    L’Espagne a été encore fortement bousculée mardi sur les marchés, qui continuent de douter de sa capacité à assumer seule ses engagements financiers alors qu’elle doit voler au secours de ses banques et de ses régions, en pleine récession.

    http://www.romandie.com/news/n/_La_BCE_rejette_le_plan_espagnol_d_aide_a_Bankia_37300520120848.asp

    • Elzbietta dit :

      Refinancer Bankia en prenant en garantie des obligations d’Etat pourries ce ne serait pourtant rien d’autre que ce que la BCE a déjà fait ..Et tout à coup, cela serait « contraire aux statuts » de la banque centrale?

  9. Le Guillaume est de plus en plus silencieux face aux arguments d’un Olivier Delamarche pragmatique…

    N’oubliez pas que les banques centrales ne laisseront jamais les banques faire faillite, mais elles monétiseront à mort pour donner le sentiment aux populations que tout a été entrepris pour éviter la banqueroute universelle…

    L’hyperinflation pointera alors le bout de son nez.

    Il est temps d’adopter sa self-défense financière car la réalité de l’insolvabilité des Etats et des banques commence à devenir de plus en plus visible pour Mr ToutLeMonde.

  10. cassandre dit :

    Je partage l’avis de Zorba44, et je suis très incrédule quant aux propos de NJaisson qui veut nous persuader que créer à tour de bras de la monnaie va nous tirer d’affaire. Si c’était vrai, il faudrait donner la recette à tous les foyers surendettés et leur permettre d’emprunter encore plus pour se remettre à flot !
    Les dettes doivent se payer, sinon se déclarer en défaut. Je crains que O.Delamarche finisse par avoir raison.

  11. zébu dit :

    Hyperinflation = fuite devant la monnaie.

    Quand on voit comment l’euro est en train de se désagréger par fuite des capitaux hors de l’eurozone à risque, pour se placer sur l’euromark ou le franc suisse, la couronne norvégienne, etc. on ne peut pas douter un instant que l’euro en tant que monnaie va bientôt dégringoler et ne plus valoir tripette.

  12. BA dit :

    Mercredi 30 mai 2012 :

    L’Italie emprunte 5,74 milliards d’euros, taux en forte hausse : 6,03% pour l’emprunt à 10 ans.

    L’Italie a emprunté mercredi 5,74 milliards d’euros à moyen et long terme à des taux en forte hausse, dans un marché très nerveux en raison notamment de fortes tensions sur l’Espagne, mais la demande a été en général stable.

    Dans le détail, le Trésor italien a émis pour 3,39 milliards d’euros d’obligations à cinq ans à un taux de 5,66% contre 4,86% lors d’une émission similaire le 27 avril, et pour 2,34 milliards d’obligations à 10 ans à un taux qui a atteint 6,03%, contre 5,84% lors de la précédente émission.

    (©AFP / 30 mai 2012 11h42)

  13. BA dit :

    Mercredi 30 mai 2012 :

    L’Italie emprunte 5,74 milliards d’euros, taux en forte hausse.

    L’Italie a emprunté mercredi 5,74 milliards d’euros à moyen et long terme à des taux en forte hausse, dans un marché très nerveux en raison notamment de fortes tensions sur l’Espagne liées aux inquiétudes concernant son secteur bancaire.

    Dans le détail, le Trésor italien a émis pour 3,39 milliards d’euros d’obligations à cinq ans, proche de son objectif maximum (3,5 mds), à un taux qui a grimpé à 5,66%, contre 4,86% lors d’une émission similaire le 27 avril.

    Il a émis en outre pour 2,34 milliards d’obligations à 10 ans, soit en milieu de la fourchette visée (2 à 2,75 mds), à un taux qui a atteint 6,03%, contre 5,84% lors de la précédente émission.

    Globalement, le Trésor est resté bien en-deçà de son objectif maximal de 6,25 milliards d’euros.

    Même si les experts ont jugé la demande correcte, d’autres ont noté qu’elle était un peu plus faible qu’à l’ordinaire, compte tenu du caractère attractif des taux concédés lors de cette opération.

    « Les opérateurs restent très prudents car les trois prochaines semaines seront cruciales pour l’avenir de l’union monétaire » européenne, a estimé Annalisa Piazza, stratégiste pour Newedge.

    Le marché obligataire est secoué par les craintes des investisseurs à l’égard de l’état de santé du secteur bancaire espagnol, ce qui a entraîné de fortes tensions des taux espagnols et des taux italiens dans leur sillage.

    La firme spécialisée Spiro Sovereign Strategy a notamment expliqué la hausse des taux d’emprunt concédés par Rome par « ses gros besoins de financement et la nécessité pour ce pays d’émettre davantage d’obligations à long terme ».

    La bourse italienne a pâti de cette envolée des coûts de financement pour l’Etat italien et reculait de 1,1% vers 10H00 GMT à 12.953 points.

    Après avoir profité depuis le début de l’année d’une forte détente de ses taux, l’Italie fait face depuis la mi-avril à un rebond en raison du regain d’inquiétude des marchés pour la zone euro, en particulier pour l’Espagne.

    Plombée par des plans d’austérité à la chaîne destinés à rassurer les marchés, l’économie italienne est elle aussi dans une situation délicate et le gouvernement de Mario Monti a dû revoir en baisse récemment ses prévisions de PIB, qui devrait se contracter de 1,2% cette année contre -0,4% initialement prévus.

    http://www.boursorama.com/actualites/l-italie-emprunte-5-74-milliards-d-euros-taux-en-forte-hausse-debf19c674abb274de7011b354f81eb7

  14. lambert dit :

    ça devient très critique ! un truc de fou: « EU proposes cross-border bank rescues »

    (Reuters) – European Union countries could be obliged to bail out one another’s struggling banks, according to a draft EU law that marks a big step towards greater EU financial integration likely to upset some members, particularly Germany.

    http://www.reuters.com/article/2012/05/29/us-eu-banks-idUSBRE84S0X120120529

  15. BA dit :

    Mercredi 30 mai 2012 :

    Taux des obligations à 10 ans de l’Italie : 5,934 %.

    Taux des obligations à 10 ans de l’Espagne : 6,656 %.

    http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND

    La zone euro va exploser.

    Mais je ne sais pas quand.

    La zone euro va-t-elle exploser en 2012 ?

    Le suspens est insoutenable.

  16. cherokee28 dit :

    Print money !! Print money !! nous crient les cousins américains, de vrais connaisseurs. Oui da ! c’est la seule issue, ça va inflater sec.

  17. Jean LENOIR dit :

    Oui BA la zone euro, et pas seulement elle, va exploser. Les fourmis courent dans tous les sens affolées qu’elles sont par les coups de pied dans la fourmilière.
    Insoutenable : ce qui l’est, à mon sens, ce sont les politiciens et les financiers qui fossoyent le monde à coup de brouettes diaboliques – sans comprendre qu’ils en feront partie soit de façon violente, soit de façon induite.
    Faut-il trouver le suspense insoutenable tant tout cela sera dantesque ?

    Ce que l’histoire pourra retenir est qu’il n’est pire que l’oligarchie politico-financière tant son pouvoir de nuisance aura été grand alors que le sens commun n’est fait que de vertu, de travail, de récompense, et de probité dans l’action et la décision.

    Petit contre-exemple, la décision absurde de M François Hollande de ramener l’âge de la retraite à 60 ans – sans doute pour amplifier le désastre – et on appelle cela un président.

    Jean LENOIR

    • dumas dit :

      La sphère politico-financière ne fait que répondre aux demandes d’un peuple de gogos. On a les politiques, et les financiers qu’on mérite.

  18. JEAN dit :

    La dernière vidéo interview d’Olivier DELAMARCHE :

    Révélations d’Olivier Delamarche sans langue de bois, le pire de la crise est à venir…

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