Le « modèle français de banque universelle » en un graphique

modele-francais-banque-universelle(source : Les-crises.fr, 9 avril 2013)

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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6 commentaires pour Le « modèle français de banque universelle » en un graphique

  1. giggs dit :

    La France est en tête sur la liste des Titanic à renflouer… comme dit dans un précédent post.

  2. Ping : PART 01 | AVRIL 2013 | Business BANKS | Pearltrees

  3. oops dit :

    Et pendant ce temps on nous bassine avec le contrôle des risques, la restriction de l’effet de levier, le durcissement de la réglementation, etc, sans voir que le bilan bancaire est l’exact reflet de l’état de gonflement synthétique de l’économie française dont les actifs servent de collatéral de financement des actifs bancaires par le biais de l’endettement au bilan. Sur la base d’un valeur produite de un (financement en dépôt servant de garantie), les banques françaises peuvent générer 10 en valeur d’actifs bancaires en vertu du multiplicateur de crédit dont jouissent les banques, qui lui serviront à acheter des titres de dette souveraines qui à leur tour serviront de moyens de financement pour de nouveaux actifs et ainsi de suite. Ainsi la valeur crédit des titres du CAC40, dont les entreprises sont intégrées dans l’économie mondialisée constitue le véritable point d’appui de la création de moyens de financement par les banques françaises elles-mêmes mondialisées, notamment grâce à leurs filiales offshore qui servent de base juridique au montage de financement spéciaux sans lesquels nos banques ne seraient pas compétitives. Il leur faut en effet compenser le manque à gagner dans l’économie productive française par les revenus issus des moyens de financement (swaps, futures, options, repos, etc) synthétiques rendus possible par l’effet de levier qui restent l’apanage du système bancaire non réglementé. Sans ces revenus spéculatifs, les banques ne pourraient continuer bien longtemps le financement d’un Etat impécunieux, dont les titres, rappelons-le, sont considérés par le régulateur comme « as good as gold » et donnent droit à des déductions du capital réglementaire qui libèrent autant de financements pour les activités spéculatives à haut rendement, comme le carry trade sur les obligation souveraines européennes, ou les dérivés OTC de financement qui jouent sur les différences de taux entre les marchés obligataires mondiaux. La taille de l’industrie bancaire française par rapport au PIB français n’est donc pas significative, mais doit être rapportée à ses activités de financement de l’économie globalisée, précisément celles tellement décriées actuellement mais sans lesquelles l’Etat française ne saurait continuer à vivre à crédit bien longtemps. Ce crédit continu des finances publiques est payée par le travailleur et l’entrepreneur français sous la forme de la mondialisation des actifs économiques et de leur rationalisation en fonction des impératifs de productivité imposés par les banques. Celles-ci ont naturellement intérêt à privilégier les multinationales qui constituent un risque crédit moindre que celui d’une PME plus aventureuse, comme elles vont pousser à l’harmonisation des marchés et la libre concurrence en vue d’imposer leurs poulains avides de nouvelles parts de marché à conquérir, qui sont autant d’opportunités de financement pour leurs partenaires bancaires.qui profiteront de leurs accointances publiques pour faire évoluer la réglementation dans le sens voulu par les grands groupes internationaux. Notre industrie bancaire par sa taille et son influence mondiale devrait donc jouer dans le sens de notre développement industriel à l’export, ce qui malheureusement n’est pas le cas. Et c’est là où le bas blesse, car notre manque de compétitivité internationale se reflète dans l’amoindrissement du collatéral disponible pour les banques françaises émettrices de dettes., d’où une fragilisation inquiétante de leurs bilans.

  4. Garfy dit :

    le Crédit Mutuel ou la Banque postale !!!

  5. zorba44 dit :

    @Laure…

    Et pas qu’en France… I practised bankun today and I know why

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