Elysée : Emmanuel Macron, Rothschild, remplacé par Laurence Boone, Bank of America Merrill Lynch

elysee laurence boone remplace emmanuel macron« Un signal fort envoyé aux marchés financiers »… C’est le cas de le dire ! OD

« L’Elysée a annoncé le remplacement de plusieurs collaborateurs du président de la République, François Hollande. Une demi-douzaine de changements avec un point particulièrement marquant en matière économique.

(…) Le changement le plus marquant est donc celui du conseiller économique du Président. Un ancien banquier de la Compagnie Financière Edmond de Rothschild, Emmanuel Macron, s’efface au profit d’une bientôt toute fraîche ancienne banquière, Laurence Boone, pour quelques jours encore chef économiste Europe de Bank Of America Merrill Lynch.

Brillante et discrète personnalité âgée de  45 ans, diplômée de la London Business School, professeur à Polytechnique, membre du Cercle des économistes, spécialiste de la macro-économie, des finances publiques et des politiques européennes, Laurence Boone – qui a fait un détour par le conseil d’administration de Kering, anciennement groupe de luxe Pinault Printemps Redoute – travaille notamment sur la modélisation économique des pays du G7. François Hollande a choisi la bonne personne.

Cette économiste s’est pourtant montrée très critique à l’égard de la politique de François Hollande

??????????????C’est peu dire ! Il y a trois semaines à peine, dans une tribune publiée par le très libéral quotidien l’Opinion dirigé par Nicolas Beytout, Laurence Boone lâchait, je cite : ‘’arrêtons le massacre !’’. Les choix de politique économique de l’équipe en place sont ‘’quasiment inexistants’’… « Le discours de politique générale de Manuel Valls ne fut que de l’eau tiède en matière de relance économique ». Enfin, cerise sur le gâteau : ‘’sans changement de conduite, notre dette atteindra 100% du PIB dans 3 ans’’. Fichtre !

Bilan des courses : Laurence Boone se retrouve éminence grise du chef de l’Etat, pas rancunier pour un sou. Le message est clair. Il est destiné aux décideurs économiques, aux investisseurs et aux marchés financiers (c’est très bon pour les taux d’intérêts auxquels la France rembourse sa dette. Les taux fixés par les marchés eux-mêmes). ‘’N’ayez crainte : j’ai compris mes erreurs…’’, leur dit François Hollande… « Maintenant, c’est à vous de me comprendre ». A Laurence Boone de transformer le rêve en réalité ».

Source : Emmanuel Cugny, France Info, le 11 juin 2014

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 55 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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11 commentaires pour Elysée : Emmanuel Macron, Rothschild, remplacé par Laurence Boone, Bank of America Merrill Lynch

  1. caribou dit :

    C’est pas vraiment le signal qu’on attendait de François après le message qu’on lui a fait passer aux Européennes…

  2. zorba44 dit :

    Tous les sha la la, tous les oh oh oh oh sont là, tous les shing gue ling se déchaînent à nouveau pour moi comme une pluie de fleurs qui s’enroulent à mon coeur
    Et je suis près de pleurer comme en ce temps là
    Hier est près de moi

    (Cloclo)

    Jean LENOIR

  3. Pirlo dit :

    Dans la famille Boone, je demande plutôt Dany !

    Ok ok je sors…. 🙂

  4. Ce système moribond ne sait que bégayer en répétant sans cesse les mêmes mantras de la pensée unique inspirée par les néo trotskystes de Washington et leurs mentors des universités talmudistes américaines. Comme ils se refilent la dette, pour faire croire à de la création de valeur, ils se cooptent entre eux sous prétexte de renouvellement intellectuel en se perdant dans des relations incestueuses débouchant sur une dégénérescence rapide des élites mondialistes. Incapables de voir le monde autrement qu’à travers un tableur Excel et des courbes de chiffres baptisés du doux nom de modèles économétriques, dont les oracles leur tiennent lieu de sagesse divine, ils préfèrent s’illusionner plutôt que d’affronter une réalité qui leur échappe par sa monstruosité. Ces pantomimes paraissent pitoyables face à un monde qui s’enfonce dans le chaudron du diable: les chars russes ont pénétré en Ukraine, sans que la presse institutionnelle n’en fasse mention, tandis que les djihadistes d’ISIS foncent sur Bagdad sans rencontrer de résistance sérieuse, après avoir créé un état islamique dans le Nord de la Syrie sous la protection de l’OTAN. Les Américains doivent plier bagage dans la hâte et la précipitation renonçant à la livraison prochaine des F-16 qui devait garantir la stabilité de l’Etat irakien, même si Washington évoque timidement la possibilité de frappes aériennes contre ses alliés islamistes. La grande messe du football s’annonce forte en couleurs, mais pas forcément celles qu’on attendait sur les écrans de télévision. Tout semble prêt au contraire pour une action d’envergure contre les tenants de l’ordre mondial unipolaire coincés dan leurs contradictions, dont ils n’arrivent pas à se dépêtre, faute de solutions constructives susceptibles d’enrayer le chaos dont ils se nourrissent.

  5. Sen. John McCain (R-AZ) on Sunday dismissed the notion that increasing American military assistance to rebels in Syria could worsen the conflict there.

    McCain has been calling for greater U.S. military intervention in Syria ever since Bashar al-Assad’s regime cracked down violently on peaceful protests throughout the country in 2011. Now, with Syrian peace talks stalled and violence there getting worse and more brutal, CNN’s Candy Crowley asked McCain on her State of the Union program whether adding more guns to the situation might do more harm than good. “Isn’t it a terrible idea to do nothing in Syria?” McCain asked rhetorically.
    http://thinkprogress.org/world/2014/02/16/3297731/mccain-syria-ludicrous/

  6. On mesure le degré d’hégémonie d’un système à sa disposition à persévérer dans l’erreur, plus l’histoire donna raison aux détracteurs du néolibéralisme, plus ses apôtres affirmèrent la nécessité d’en étendre l’emprise .
    Le krach du libéralisme, Le Monde diplomatique n° 102, décembre 2008.

    On ne le répétera jamais assez la richesse d’un système économique est bornée, une fois atteinte cette borne, toute augmentation de richesse d’un sous-système se fait nécessairement au détriment d’une autre partie du système, autrement dit, il n’y a plus aucune création de richesses supplémentaire dans le système.
    Par conséquent, les entreprises qui réalisent des gains de productivité ou des innovations ne créent pas davantage de richesses mais détournent à leur profit la richesse produite.
    C’est ce qui se passe depuis maintenant 35 ans, des sous-systèmes (essentiellement les multinationales) s’enrichissent au détriment d’autres qui se paupérisent.
    Les inégalités augmentent, la société se médiévalise.

    Ainsi d’un coté nous avons :
    « De magnifiques maisons (les styles à la mode en ce moment Château de la Loire et villa méditerranéenne), des maisons qui valent des millions, que leurs propriétaires dissimulent derrière des murs de briques et de petites forêts » et à quelques encablures « Une forte proportion de migrants, légaux et illégaux. Les maisons sont un peu déglinguées, des chiens au bout de chaînes, des voitures sur les pelouses abîmées. Tous ces gens vivent de travaux effectués dans les grandes maisons des milliardaires : ils font les jardins, entretiennent les piscines, font le ménage, s’occupent des enfants, réparent le toit ou la plomberie. Maîtres et serviteurs ».
    C’est Le devenir médiéval de l’Amérique numérique , de Xavier de La Porte dans Ce qui nous arrive sur la Toile sur France culture, diffusé le mercredi 27 novembre 2013.

    J’ajouterais c’est le devenir médiéval de notre système économique.

    • Il faut d’abord mettre fin à l’imposture, selon laquelle le système actuel serait « néolibéral » ou libéral tout court, alors qu’il est foncièrement socialiste, alias socialisme de marché, à cette différence près avec l’ancien système soviétique que la monnaie n’est plus créée par la banque centrale en fonction des besoins économiques estimés par le Gosplan, mais par les banques commerciales avec la garantie de la banque centrale, sous la forme de crédit à intérêt alloué à l’économie monde, en fonction des besoins en financement des oligopoles mondiaux qui constituent le gros de la clientèle des banques d’affaire. La « loi de la jungle », comme vous dites, n’est donc que la résultante d’un système économique dont le libre fonctionnement a été faussé par l’intervention de l’Etat qui contrôle l’économie par l’entremise du système bancaire qui est avant tout dédié au financement de l’Etat et non à celui des acteurs économiques, grief qui est formulé quotidiennement contre les banques qui ne remplissent plus leur rôle d’intermédiation et de transformation des moyens de financement entre les acteurs économiques qui présentent des besoins de financement différents en fonction de l’état du marché.
      La deuxième imposture est bien de faire référence au Moyen Age comme étant l’époque où régnait la loi de la jungle, alors que c’est bien l’inverse qui se passait du fait du système médiéval basé sur la confiance réciproque entre le suzerain et ses vassaux, qui permettait aux corps intermédiaires de vivre en paix et en sécurité.
      De préférence au Moyen Age, il faudrait se référer aux « dark ages » qui ont suivi l’effondrement final de l’empire romain depuis le sac de Rome par Alaric jusqu’au sacre de Charlemagne. Cette période était marquée comme la nôtre par des déplacements massifs de population débouchant sur une violence et une anarchie omniprésente que les corps constitués n’arrivaient plus à endiguer. C’est ce que nous vivons aujourd’hui avec la décomposition de l’Etat qui abandonne sa souveraineté sur des pans entiers du territoire où ne demandent qu’à régner en maîtres des chefs mafieux une fois que l’Etat sera privé des moyens budgétaires nécessaires à son fonctionnement, ce qui ne saurait tarder, étant donné la montée des tensions guerrières aux quatre de la planète.
      Comme l’a avoué le patron de Goldman Sachs dans une interview récente, le manque de liquidité sur les marchés lui donne des sueurs froides. Un « reset » généralisé ne demande qu’à se produire. Il sera violent mais attendu, du fait de l’impasse économique et sociale dont nos gouvernants ne savant sortir que par la guerre, encore appelée réallocation des actifs dans les portefeuilles bancaires. Il n’est pas sûr que les banques survivent à la tourmente, ni même d’ailleurs l’essentiel de la population mondiale.
      OU KNOW THINGS ARE BAD WHEN EVEN LLOYD BLANKFEIN WARNS OF IMPENDING FINANCIAL SYSTEM RESET!
      Read more at http://investmentwatchblog.com/you-know-things-are-bad-when-even-lloyd-blankfein-warns-of-impending-financial-system-reset/#1vJ65LDXlzZZ58zy.99

      • A partir du moment où un système a atteind son seuil de richesse laisser faire le marché est une hérésie car tout enrichissement d’un coté se fait au détriment de l’autre coté.
        Une régulation stricte est donc impérative a commencé par le controle absolue de la masse monétaire qui doit désormais être stable ou quasi.
        Un système médiéval se caractérise par le fait qu’il y a d’un coté des maîtres et de l’autre des serviteurs.
        Au moyen Âge cette servitude se réalisait par la force de nos jours elle se réalise par la dette.
        La vassalité n’est qu’une hiérarchie des maîtres, les « corps intermédaires » comme vous dites, autrement dit les paysans, n’ont aucun droit.
        Et le moyen âge se caractérise pas le chaos dû à des guerres incessantes entre les seigneurs.
        Transposé de nos jours à la concurrence acharné entre les multinationales dont le cas Apple vs Samsung est la marque de fabrique.
        La domination des seigneurs va commencer à flancher avec la Révolution Française et il faudra une révolution comparable pour changer le système actuel aussi prédateur que celui d’avant 1789.

  7. toubib dit :

    Ecoeurant ! La mafia au pouvoir.
    Avec toutes les commandes et tous leviers en mains, et elle ne se cache même plus…..

  8. freddy dit :

    La continuité est grande entre les deux conseillers ; FH cherche encore à approfondir sa politique de l’offre, confiant dans son succès à long terme. Or, rien ne dit macroéconomiquement que le chemin suivi est le bon, à partir du moment ou la déflation salariale se poursuit partout en Europe. L’euro n’étant pas dans la balance, l’alignement sur la politique allemande demeure la meilleure option aux yeux de cette petite élite financière dont fait partie cette dame.
    Voyez cet article ici sur le blog l’espoir qui relate la position à ce propos de Régis Debray :
    http://lespoir.jimdo.com/2014/05/30/a-l-%C3%A9poque-la-gauche-n-%C3%A9tait-pas-francophobe-r%C3%A9gis-debray/

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