D’où vient la mondialisation ? Et qui l’a décidée ?

« La règle de la « mondialisation heureuse » chère à Alain Minc, c’est la logique du dumping social, où le salaire est l’ennemi public numéro 1, où il faut toujours défricher de nouvelles terres d’accueil pour trouver le paradis du rentier.

On nous dit que s’il en était autrement le consommateur devrait payer plus cher.
Mais a-t-on calculé ce que les délocalisations coûtent exactement aux pays abandonnés en termes d’emplois perdus, de rentrées sociales sacrifiées, de pertes fiscales accumulées, et de pollution aggravée, notamment avec l’augmentation du transport ?

Contrairement à ce que la propagande a asséné aux Français depuis des années, la « mondialisation inévitable » était parfaitement « évitable ». Il ne s’est pas agi d’un phénomène extra-terrestre sur lequel nul n’avait prise. Il s’est agi d’une série de décisions mûrement délibérées, qui ont été imposées conjointement par le gouvernement américain et la Commission européenne au tournant des années 1990-1994″.

Source : Agoravox/ UPR

Rappels :

Union transatlantique, la grande menace (Alain de Benoist)

Un gigantesque transfert de richesses à l’échelle mondiale

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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9 commentaires pour D’où vient la mondialisation ? Et qui l’a décidée ?

  1. Nanker dit :

    Pour globaliser il fallait unifier : créer de grandes zones géographiques rassemblées sous une même monnaie, généraliser l’Anglais comme seconde langue naturelle, et faire croire que ce qui vient de loin est forcément mieux que le produit local.

    Mais avec la guerre que l’on mène à Poutine et le jeu de sanctions/contre-sanctions n’y-a-t-il pas un risque de voir ce « bel » effort d’unification voler en éclats?

    Autrement dit : les Etats-uniens seraient-ils tellement aux abois qu’en relançant la guerre froide il prendraient le risque de lancer la dé-mondialisation…?

  2. zorba44 dit :

    Bon c’est clair 250 € de salaire mensuel c’est trop pour un KENZO vendu 1 500 € – soit dit en passant combien de costumes à 1 500 € produit une ouvrière dans le mois ? Donc vive la Bulgarie…
    Ou comment augmenter sa fortune par milliards par l’esclavage ? Avec gros mensonges à la clef quant à l’origine des KENZO !

    Les milliardaires sont fous et vont perdre leurs milliards puisqu’ils détricotent toute l’économie avec la seule vision ultra court terme de leurs bénéfices.

    Oui pour eux : vive la mondialisation …qui cimentera avec l’absence de règles leur perte, comme un bloc de ciment attaché au pied des mafieux.

    Jean LENOIR

  3. LA Confidential dit :

    Il faudrait d’abord déterminer si mondialisation, globalisation, et unification sont des termes synonymes comme vous semblez le croire.
    La première mondialisation eu lieu durant la période s’étendant de la fin de la guerre de sécession américaine à la première guerre mondiale. Elle fut un phénomène gigantesque par les transferts de population qu’elle occasionna (songez aux migrations européennes vers le nouveau monde), la soumission et l’asservissement de peuples à d’autres peuples qu’elle produisit (songez aux conquêtes coloniales), et surtout la multiplication des échanges commerciaux par environ cinquante pour la période (proportion avancée par l’historien de l’économie Paul Bairoch) .
    Pourtant elle ne s’accompagna pas à proprement parler d’unification du monde, puisque les nations et les empires se firent au contraire une concurrence acharnée en s’abandonnant à un impérialisme féroce.
    Quant à la globalisation, terme à connotation très culturelle, la seule qu’elle engendra fut la première guerre mondiale, prélude à un nouveau morcellement du monde sur la ruine des empires.
    Autre trait marquant de cette première mondialisation, son coup d’envoi vérifia la loi formulée par Paul Bairoch sur le fait que, dans une tendance systémique internationale donnée, le vainqueur au final est toujours celui qui ne joue pas le jeu des autres.
    En l’occurrence, dans le contexte d’une dynamique de libre-échange -les anglais faisant la course en tête- qui avait marquée les cent années précédentes (mis à part l’épisode calamiteux des blocus napoléoniens), le lauréat fut bien les Etats-Unis, qui assirent leur puissance sur une politique économique protectionniste après que les états industriels du nord eurent écrasé sans pitié leurs frères libre-échangistes et pro-britanniques du sud (très accessoirement esclavagistes).
    Car le trait marquant de cette séquence fut bien qu’elle se fit à l’aune du protectionnisme économique, ce qui n’est donc absolument pas contradictoire.
    Il semble donc que les USA aujourd’hui et ses satellites (dont la France, qui a souvent épousé le camp des loosers c’était déjà le cas sous napoléon III), serait sur la pente glissante qu’avait empruntée les anglais il y a cent cinquante, perdant leur hégémonie face à des puissances montantes prenant le contre pied de leur jeu stratégique.
    Il n’y aurait donc pas de dé-mondialisation à proprement parler mais une orientation nouvelle de celle-ci, laquelle pourrait d’ailleurs se faire comme jadis à rebours d’une quelconque unification du monde.
    Quant à la globalisation, elle restera de l’ordre du culturel ou du « super-structurel » en jargon marxiste. Souvenez-vous du mot de De Gaule sur une autre dynamique trop vite présumée globale elle-aussi : « La Russie boira le communisme comme du buvard ».
    Un texte intéressant dans le même ordre d’idée :
    http://www.metamag.fr/metamag-2243-UN-PROTECTIONNISME-EFFICACE.html
    La Gaule (Jules Dajan)

    • matbee dit :

      @LAconfidential
      Ne cherchez pas midi à 14h : globalisation (« globalization ») c’est le terme anglo-saxon pour « mondialisation »…

      • LA Confidential dit :

        … Ce qui montre bien que les anglo-saxons ont tendance à tout confondre : champ économique (mondialisation), champ culturel (globalisation -ou envisager l’humanité comme participant à la même culture globale), champ politique (unification).
        Mais nous sommes bien d’accord, cela n’est pas un hasard qu’ils le fassent.

  4. Akpoonne dit :

    L’origine de la mondialisation n’est pas si difficile à trouver.
    Il suffit de de se pencher sur le « Talmud » => Le « Messi ou Machar » viendra sur terre et donnera au « peuple élu » toute la planète, les goyim seront les esclaves de ce peuple élu.
    Le communisme invention d’un « élu » avait pour but « l’Internationale » qui était par définition une mondialisation. La révolution bolchevique, financée par des « élus » US et dirigée par des « élus » Russes devait se répandre sur la planète.
    Ce sont encore des « élus » qui aujourd’hui poussent à la mondialisation mais cette fois depuis Wall Street, toutes les banques, les Soros etc. etc. écrasent tous ceux qui refusent de devenir leurs esclaves. L’Ukraine en est un exemple flagrant, mais la Lybie, la Syrie, l’Irak etc. en sont d’autres, Saddam et Kadhaffi voulaient se séparer du $, base indispensable de la mondialisation pour remplir les caisses US.
    La mondialisation, tout comme le « libre échange » en cours, a pour but de nous rendre esclave de Wall Street avant l’arrivée du « Messi », ils veulent devancer la prophétie.

    • La vision de la mondialisation est d’origine judéo-protestante. Elle ne date pas du XXème siècle mais du XVIème, à l’époque où Lord Bacon avait imaginé que l’Amérique du Nord devait devenir la « Nouvelle Atlandide » en propageant la gnose maçonnique dans le monde entier. La mondialisation actuelle est la fille des « espérances planétariennes » talmudiques, comme l’a exposé H. Ryssen dans son ouvrage du même nom. D’ailleurs il n’y a pas eu une, mais plusieurs mondialisation des échanges. Voir à ce sujet la rivalité anglo-hollandaise puis anglo-française sur toutes les mers du globe pour la maîtrise des routes commerciales. Asselineau loupe son approche de la mondialisation en omettant l’aspect principal, qui est de nature eschatologique et religieux, qu’il qualifie volontiers d' »irrationnel ». Pourtant on ne peut pas comprendre ce phénomène sans l’intervention de forces occultes qui ont bousculé tous les repères moraux traditionnels des sociétés traditionnelles, menaçant jusqu’à la survie de la race humaine emportée par la violence inhérente à un ordre des choses basé des idéologies mortifères parce que rationalistes et suprématistes. Dans le même ordre d’idée, le salut ne peut pas venir des hommes, qui ont rejeté la « pierre d’angle » sans laquelle il n’est possible de construire une société juste et prospère appelée de leur voeux par tous les mondialistes et anti-mondialiste, mais de Dieu qui seul peut restaurer l’ordre naturel des choses gravement compromis par les apprentis-sorciers qui se se sont emparés de la pierre philosophale sensée contenir les secrets de la toute-puissance divine sur la Nature.

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