Comment on amène les peuples sur une « autoroute sans sortie »

L’expression est d’Yves Thibault de Silguy, ancien commissaire européen chargé des affaires économiques et financières et membre de plusieurs instituts européistes. Ces gens-là sont cyniques, comme en témoigne l’intervention de Jacques Attali à « l’université participative » organisée par Ségolène Royal le 24 janvier (sujet : « La crise de l’euro »).

« Tous ceux qui – dont j’ai eu le privilège d’avoir fait partie – ont tenu la plume pour écrire les premières versions du traité de Maastricht ont fait en sorte que sortir ne soit pas possible. On a soigneusement oublié d’écrire l’article qui permet de sortir… Ce n’est peut-être pas très démocratique, évidemment, mais c’était une grande garantie pour rendre les choses plus difficiles, pour nous forcer d’avancer (sic)… »

Et l’auditoire de rire et d’applaudir à son propre asservissement…

Jacques Attali, Jacques Delors, Michel Camdessus et tant d’autres poussent le même projet d’un fédéralisme européen qu’ils voudraient irréversible. Mais les nations, les peuples et leur Histoire ont toujours le dernier mot.

On leur interdit par avance de sortir de l’euro ? Ils sortiront de l’Union européenne.

Lire aussi : L’Union européenne, la nouvelle URSS ?

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 52 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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9 commentaires pour Comment on amène les peuples sur une « autoroute sans sortie »

  1. Twenty dit :

    Cyniques ? vous êtes trop gentil Olivier…. ces gens-là sont des traîtres, point final.

    En 40 on fusilla des collabos pour moins que ça…

    • Ne nous emballons pas. On peut commencer par des moyens plus pacifiques… Mais si les peuples continuent à se voir priver de tout choix démocratique concernant leur avenir, ils pourraient bien se révolter un jour (ce qu’ils ont commencé à faire en Grèce, en Espagne, en Grande-Bretagne, etc.).

      La guerre qu’on nous promet en cas de disparition de l’euro pourrait naître au contraire du sauvetage de celui-ci « à tout prix ».

  2. Jean LENOIR dit :

    Une autoroute sans sortie… un gigantesque embouteillage : le blocage absolu.

    Jean LENOIR

  3. Ronnie dit :

    « Ordo ab chao » : le projet des (euro)mondialistes.

  4. Geraldine dit :

    Jean Quatremer dans Libé (réponse à un tchat) :

    « Pourquoi le Traité de Maastricht n’a-t il pas prévu une clause d’exclusion de la zone euro? Pour une raison simple qui s’appelle: la confiance. Il faut que pour les marchés, l’appartenance à l’euro soit irréversible afin qu’ils puissent investir en toute confiance dans l’ensemble de la zone euro. Un investisseur qui place son argent au Nebraska, aux Etats-Unis, ne craint évidemment pas que cet Etat puisse un jour quitter le dollar. Il pourra traverser des difficultés économiques, mais il sera toujours membre de l’Union monétaire américaine. Si on ouvrait une telle possibilité au sein de la zone euro, cela pousserait les marchés à distinguer entre chaque Etat membre. On en reviendrait à la situation qui prévalait avant la situation de l’euro, où les marchés exigeaient des primes de risques conséquentes des Etats jugés fragiles. Un investisseur de Hong Kong, par exemple, si une telle clause était introduite, ne placerait plus ses billes dans les pays du Sud de la zone euro, par simple précaution. On introduirait du risque et de l’incertitude. On enverrait le signal que l’intégration européenne n’est pas irréversible. Or, si la crise actuelle a éclatée c’est justement parce que les marchés ont douté de la volonté allemande de sauver la Grèce et la zone euro. »

    C’est ce qui s’appelle de la confiance forcée, ça ne marchera jamais. La France, l’Espagne ou l’Italie ne sont pas le Nebraska d’un pays qui s’appellerait les Etats-Unis d’Europe.

    Avez-vous remarqué aussi comment cette construction européenne se fait toujours « pour les marchés » ? Les marchés, toujours les marchés… les banques, toujours les banques….

    http://www.liberation.fr/economie/1201529-dix-jours-pour-sauver-l-euro

  5. Trend dit :

    L’union monétaire latine de la fin du XIX ème siècle a duré une cinquantaine d’année .
    Et bizarre !!! La Grèce n’a jamais respecté les règles.
    Il paraît que la Grèce a été en cessation de payement environs une année sur deux depuis son indépendance fin XIX siècle ( à vérifier)

    La meuilleure pour la fin (bonne lecture).
    Si le sieur Barozo nous lis ceci va l’intéresser ainsi qu’au couple Merkosarkozy (sic!) :

    The countries of the euro zone breached the deficit limit (3% of GDP) and debt limit (60%)
    established by the Maastricht Treaty on 137 occasions between 2000 and 2010, according
    to Eurostat. Germany, the country that now stands as a champion of fiscal discipline, and
    France exceeded these limits 14 times each, while Spain and Ireland, did so only 4 to 5
    times respectively – and never before the recent crisis. The best students were Finland,
    Luxembourg and Estonia which always complied with the rules.Greece, however, violated both the deficit and debt limit every year. Also exceeding the maximum public debt limit in the eleven years
    analyzed by Eurostat …were Italy, Belgium and Austria. The criterion which limits public
    deficits to a maximum of 3% was exceeded on 60 occasions. The deficit ceiling is the main
    criteria agreed in the Stability and Growth Pact (SGP), established in 1997. The SGP was
    the instrument designed to monitor public finances of the euro zone countries to
    compensate for the lack of fiscal policy in the euro zone layout.

    Après ceci à la place des trois précités, je me ferais tout tout tout petit.

  6. Garfy dit :

    Merci – je ne connaissais pas votre blog à ce moment – et lui cet engence d’Attali – il fait partie de quelle loge ?

  7. Ping : Regard sur la Société Post-Brexit : Sur la pente du terrorisme domestique…Par Bruno Bertez – Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances

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