L’Allemande Elke König choisie pour présider à la mise en faillite des banques de la zone euro

koenig elkeLa Commission européenne a proposé vendredi l’Allemande Elke König pour prendre la direction du Conseil de résolution unique des banques de la zone euro, chargé de gérer la liquidation des banques défaillantes de l’union monétaire.

Ce Conseil est un des éléments du Mécanisme unique dit « de résolution » des banques de la zone euro, avec un fonds financé par les banques qui devra disposer de 55 milliards d’euros d’ici 2024.

Mme König, 60 ans, est actuellement directrice de l’autorité allemande des marchés financiers.

Le Finlandais Timo Löyttyniemi a été proposé pour le poste de vice-président. Le Conseil devrait être complété par l’Italien Mauro Grande, l’Espagnol Antonio Carrascosa, la Néerlandaise Joanne Kellermann et le Français Dominique Laboureix.

Cette liste de noms doit obtenir l’aval du Parlement européen, puis celle du Conseil, représentant les Etats, à la majorité qualifiée.

Les candidats seront auditionnés dès la semaine prochaine par la Commission des affaires économiques du Parlement européen.

Ces six noms ont été choisis à la suite d’un appel à candidatures ouvert le 10 juillet dernier, et après « un premier échange de vues » avec le Parlement sur une pré-sélection de candidats, explique la Commission dans un communiqué.

Le poste de président du Conseil de résolution est ouvert pour une période initiale de trois ans, renouvelable une fois pour cinq ans supplémentaires. Les postes de vice-président et de membres du Conseil sont ouverts pour une période de cinq ans non renouvelable.

Le Mécanisme commun de gestion et de résolution des crises bancaires est un des piliers de l’Union bancaire dont le but est d’éviter de nouvelles crises financières en Europe.

Il viendra compléter le Mécanisme unique de Supervision (SSM), confié à la Banque centrale européenne. Entré en vigueur en novembre, celui-ci est chargé de contrôler directement 120 groupes bancaires dont les bilans cumulés représentent 82% des actifs détenus par le secteur dans la zone euro. Il est dirigé par la Française Danièle Nouy, et une autre Allemande, Sabine Lautenschläger, en est vice-présidente.

AFP, le 5 décembre 2014

Rappels :

Stress-tests bancaires : « On se fout de la gueule du monde » (Olivier Delamarche)

Olivier Berruyer : « Les banques systémiques au bord de l’explosion nucléaire »

Les stress tests, une très mauvaise nouvelle pour les déposants et les épargnants (B. Bertez)

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 52 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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25 commentaires pour L’Allemande Elke König choisie pour présider à la mise en faillite des banques de la zone euro

  1. On est en plein régime fachiste, à peine caché par des paravents technocratiques qui sont certes des sinécures pour les heureux élus (quoi que se palucher de la compta bancaire à longueur d’année, il y a de quoi vous remonter le cerveau à l’envers). On a vu ce que donnait l’organe de supervision unique des banques à l’occasion de la cérémonie des stress tests, même pas conçus par la BCE mais par un cabinet de conseil américain à prix d’or. Ils remettent ça avec un nouveau machin de liquidation des banques, en fait de spoliation des créditeurs de la banque avec une superficie européenne, de sorte que les poussins n’aient aucune chance de sortir des griffes du renard. Ces technocrates à face d’ET font penser à une race d’extra-terrestres venue sur Terre pour tourmenter les humains. Une reptilienne?

    • Relevons quand même que ces organismes de supervision bancaire dont d' »unique » que le nom, puisqu’il en existe déjà une foultitude au niveau des Etats-membres comme de l’Europe. A cet égard il serait bon de rappeler toutes institutions de surveillance bancaire créées à l’initiative de la Commission à la suite de la crise financière de 2008, qui chevaucheront allègrement leurs compétences, multipliant au passage les frais de fonctionnement. La cour des comptes a fait savoir qu’il manquai 325 milliards dans la caisse de la Commission. C’est pas grave: à notre époque l’argent pousse sur les arbres, i.e. il est créé par la Banque Centrale qui a pour charge de lutter contre l’inflation, mais pas des salaires de ses fonctionnaires et affiliés. C’est l’Union soviétique bis avec des salaires de banquiers capitalistes qui imposent l’austérité au nom de la compression des dépenses budgétaires. Ce doit être la fête à Francfort: lampions, pétards, bière à volonté, les couillons sont tondus et tout le monde est content! Bon j’arrête là, je ne suis qu’un invité.

    • kedar dit :

      Une reptilienne ? Une Martienne plutôt !
      Non mais vous plaisantez là ? Je crois que vous devriez arrêter la bière et les pétards….

      • zorba44 dit :

        Il semble que Nicolas se soit inspiré de John Key (Premier Ministre de la NZ) qu’un de ses compatriotes avait qualifié d’être reptilien venu d’une autre planète. Quant à la bière et aux pétards, à moins de bien connaître votre interlocuteur, attention à la diffamation…

        Jean LENOIR

    • zorba44 dit :

      Ah comme le signataire préfère cette prose là, une révolte contre la bouillabaisse technocratique qu’on veut nous imposer.
      Par contre ne croyez pas que la Elke König va réellement travailler. Elle va faire préparer son audition par des petites mains chargées de ficeler les arguments et explications que la commission européenne veut entendre …du miel pour les oreilles de ses auditeurs quoi !

      Jean LENOIR

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  3. okapi dit :

    Houla elle donne pas envie de rigoler..! une tête à manger des gateaux secs 😦

    • zorba44 dit :

      Oui, mais mine de rien elle va vous b…, vous comme nous tous !

      Jean LENOIR

      • Non pas tout le monde. Ce genre de nana sert de passerelle entre deux mondes: ceux qui profitent des liquidités bancaires (les cadres du parti en général), pour faire monter les plus-valus des projets d’investissement et ceux ceux qui les convertissent en biens privés qui bizarrement se retrouvent dans des endroits assez inattendus. Pas du tout dans des paradis offshore mais avec pignon sur rue dans les coins chics des pays dits développés. L’Europe et la Chine ont prévu des « back-doors » qui permettent d’exfiltrer les bons et glorieux serviteurs du capital. Les technocrates jouissent aussi d’une certaine manière de l’accès à la liquidité banque centrale de part le versement de leur salaire financé par la dette publique mais ce sont des gagne-petits à côté de eurs protégés qui savent aussi se monter généreux quand l’Europe leur demande d’investir dans des projets constructifs.

  4. xavib dit :

    Une Allemande à la rigueur toute germanique pour éponger les dettes gargantuesques de la Deutsche Bank… on n’est jamais mieux servi que par soi-même !
    Mais je doute que ça suffise à éviter la Bérézina…

  5. Quand on songe que ces fameux ABS rachetés par la BCE, qui feraient grincer des dents les Allemands, sont pour une bonne part les titres de dette résultant de la titrisation des portefeuilles de prêts aux entreprises servant justement à financer à crédit les exportations allemandes vers leurs partenaires à la balance commerciale chroniquement déficitaire, on ne peut que rester songeur devant les réticences de la Bundesbank à laisser la BCE refinancer ses prêts par voie de collatéralisation des titres de dettes (portage au bilan de a BCE par offre de prêts temporaires à des taux quasi nuls), elles-mêmes collatéralisées avec des prêts non finançables par les entreprises importatrices de marchandise allemandes. Encore une fois la Bundesbank veut donner l’impression qu’elle surveille le respect de l’orthodoxie monétaire au sein de la zone euro, alors qu’elle en est la principale adversaire. Il suffit pour s’en convaincre de considérer l’effet de levier des banques commerciales allemandes les plus engagées dans le commerce international, comme la Deutsche Bank, la Commerzbank, la Dredsner etc, toutes passées expertes dans l’art de faire voyager les capitaux à travers le monde par voie de transfert du risque de crédit européen aux marchés américains et asiatiques (et inversement) en jouant sur les différences de taux et les facilités de refinancement offertes par les banques centrales au gré des QE successifs. Il ne faut pas considérer l’action de la BCE isolément mais à l’aune des politiques monétaires pratiquées par les autres banquiers centraux, qui se concertent en permanence. Par exemple ce n’est pas un hasard si les experts bancaires américains ont annoncé un doublement de la capitalisation boursière chinoise alors que les capitaux occidentaux se cherchent des nouvelles opportunité de profit au milieu des débris laissés par le tsunami qui a emporté les monnaies des émergents et envoyé par le fond les prix des matières premières alors que le croissance chinoise marque une pause le temps de désendetter le bilan des banques chinoises. Celles-ci seront ravies de transférer à leur tour leurs dettes au marché, tout en profitant des possibilités ouvertes par le manque de cash dans les pays occidentaux. Les banquiers allemands peuvent dormir tranquilles, l’invasion jaune est en marche et avec elle s’ouvrent de nouvelles voies de salut, grâce à l’intégration forcée entre l’Europe et le continent eurasatique, pourvu que les politiques n’opposent pas trop de résistance à des programmes de réorganisation de l’économie européenne qui s’imposent d’eux-mêmes, à défaut d’être plébiscités par des peuples qui n’y pigent rien.

  6. brunoarf dit :

    Vendredi 5 décembre 2014 :

    Il n’y a aucune chance pour que ça finisse bien  !

    L’un des plus grands banquiers allemands dénonce, dans un documentaire, les dérives de la finance et démonte les mécanismes qui étranglent les pays.

    Pour Rainer Voss, la crise est loin d’être finie. La prochaine cible : Frank-reich. « Ensuite, ce sera fini. Game over. Personne ne pourra renflouer la France. Il n’y a aucune chance pour que ça finisse bien. Ça va nous exploser à la figure, sur le plan financier, social et politique. Il n’y a pas de plan B… »

    « Master of the Universe, confessions d’un banquier », documentaire de Marc Bauder, 1h28, sortie au cinéma le 26 novembre 2014.

    http://www.lesechos.fr/enjeux/les-plus-denjeux/enjeux-et-je/0203966323966-il-ny-a-aucune-chance-pour-que-ca-finisse-bien-1072060.php

    • zorba44 dit :

      Quand en 2008 on est entré dans l’ère de la tricherie universelle consistant à fabriquer de la fausse monnaie et créer de la nouvelle dette, il n’y avait aucune chance que cela finisse bien.

      Seulement au pied de la muraille du ponzi généralisé, aucune cordée ne peut se présenter pour l’attaquer – puisque partout ce sont des copains et des coquins qui ont décidé de se servir et non de vous servir.

      Alea jacta est

      Jean LENOIR

    • L’Italie va prendre le bouillon avant la France. L’agence S&P a à nouveau dégradé la note de l’Italie à BBB-. Curieusement la presse n’en a pas parlé en France. Il s’agit quand même de la trosième dette mondiale par le volume.

      Die Ratingagentur Standard & Poor’s (S&P) hat die Kreditbewertung des Euro-Schwergewichts Italien gesenkt. Die Agentur begründete den Schritt am Freitag unter anderem mit der schwachen Konjunktur. Die neue Bewertung lautet „BBB-“ nach zuvor „BBB“. Damit liegt das Rating nur noch eine Stufe über dem sogenannten Ramschniveau, mit dem riskante Anlagen gekennzeichnet werden.
      Die S&P-Experten sehen in Italien „wiederkehrende Schwächen“ bei der konjunkturellen Entwicklung. Außerdem habe die Wettbewerbsfähigkeit der Unternehmen im internationalen Wettbewerb nachgelassen. Den Ausblick für die Kreditbewertung setzte S&P auf „stabil“. Damit ist vorerst keine weitere Abstufung zu erwarten.
      Mit der neuen Bewertung stuft S&P Italien so niedrig ein wie keine andere der führenden Agenturen. Bei Moody’s wird das Euroland zwei Stufen über „Ramschniveau“ eingestuft und bei Fitch drei Stufen.

      http://www.handelsblatt.com/finanzen/boerse-maerkte/anleihen/herabstufung-durch-sundp-italiens-anleihen-kurz-vor-ramsch/11083108.html

      • zorba44 dit :

        S’en foutent les fettucine, les rois de l’économie souterraine… Lundi sera une autre semaine.

        Jean LENOIR

      • Trend dit :

        De toute façon , tout les pays qui quitteront l’euro, se porterons mieux.
        Et l’Allemagne qui ne s’enrichi qu’avec ses salaires de misères et ses exportations principalement en Europe, comprendra mieux la situations des autres pays européens.

  7. Ping : DECEMBRE 2014 |L'OLIGARCHIE FINANCIERE | Pearltrees

  8. Trend dit :

    55 milliards de fonds d’ici 2025 ?
    La faillite (nationalisation) de Dexia a elle seule à coûté 56 millards , quelle pièce de théâtre.
    De toute façon elle ne sera plus là en 2025 ( 76 ans).
    Décidément ces nominations politiques !

  9. Ping : MARINE LE PEN: « L’union bancaire, c’est vider les comptes des clients pour renflouer les banques » – Reveille toi

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