Coronavirus, en France la stratégie d’immunité de groupe ne fonctionnera pas (A. Toulet)

Quelle stratégie le gouvernement français applique-t-il contre le coronavirus  ? L’allocution d’Emmanuel Macron le 12 mars n’a pas permis de clarifier pourquoi au juste le gouvernement estime que les mesures décidées pourraient suffire à contenir la contagion. La France a-t-elle donc décidé d’appliquer la stratégie de l’immunité de groupe, comme le Royaume-Uni l’a annoncé et l’Allemagne semble y songer  ?

Il faut souhaiter que non. Car cette stratégie ne fonctionnerait pas, débouchant à court terme sur une catastrophe sanitaire qui ne laissera d’autre possibilité que d’appliquer dans l’urgence confinement et quarantaine généralisées – mais avec des pertes humaines multipliées du fait du retard.

En réalité, contrairement à ce que le gouvernement semble penser, la solution à ce stade la moins coûteuse en vies humaines, le confinement et la quarantaine radicales à l’italienne, est aussi la moins coûteuse en argent.

La « mesure forte » annoncée par Emmanuel Macron lors de son allocution de jeudi soir 12 mars était la fermeture de toutes les écoles. Sera-t-elle suffisante pour freiner la progression de l’épidémie  ? Rappelons que l’Italie a fermé toutes ses écoles et universités le 4 mars, alors qu’elle comptait 107 morts du coronavirus – ce qui n’a pas empêché que le 13 mars elle en recense douze fois plus. Mesure à coup sûr utile, il y a toutes raisons de croire que la fermeture des écoles sera cependant insuffisante à elle seule pour freiner véritablement la propagation du virus.

Ce qui laisse ouverte la question de la véritable stratégie choisie par le gouvernement français pour lutter contre le coronavirus.

On peut encore remarquer que Emmanuel Macron a également demandé aux personnes les plus âgées et les plus malades de rester autant que possible chez elles

C’est pourquoi je demande ce soir à toutes les personnes âgées de plus de 70 ans, à celles et ceux qui souffrent de maladies chroniques ou de troubles respiratoires, aux personnes en situation de handicap, de rester autant que possible à leur domicile. Elles pourront, bien sûr, sortir de chez elles pour faire leurs courses, pour s’aérer, mais elles doivent limiter leurs contacts au maximum

Selon certaines analyses, la véritable stratégie du gouvernement français pourrait être de compter sur l’« immunité de groupe » pour résister à l’épidémie.

C’est en tout cas la stratégie explicitement revendiquée par le gouvernement britannique de Boris Johson. Et une stratégie dont en Allemagne le président du Syndicat des médecins conventionnés Andreas Gassen parle en bien

« Cela peut sembler choquant pour le profane, mais vu sobrement, cela n’a rien de menaçant : il y a des virus qui infectent pratiquement tout le monde au moins une fois (ce qui dans le cas du coronavirus pourrait) prendre quatre ou cinq ans. Plus ce sera rapide, plus grand sera le défi pour le système de santé. Mais je ne pense pas que même si le nombre de cas augmente encore rapidement, nous atteindrons nos limites »

Alors qu’est-ce au juste que l’immunité de groupe  ? Et est-il raisonnable de compter dessus en face de l’épidémie de coronavirus  ?

Qu’est-ce que l’immunité de groupe  ?

L’immunité de groupe est un phénomène qui permet de bloquer la propagation d’un virus dans un groupe dont pourtant seule une partie est immunisée. En quelque sorte, ce sont les immunisés qui protègent les vulnérables. Pour cela, il est nécessaire que lorsque le virus « cherche » à se propager à partir d’un individu infecté, il rencontre suffisamment souvent un individu immunisé – qu’il ne peut infecter – pour que sa propagation s’épuise rapidement.

A titre d’exemple, imaginons un virus qui dans des conditions idéales pour lui se propagera à deux personnes à partir de chaque individu infecté. Si c’est dans une population dont plus de la moitié est immunisée, alors l’une de ces deux personnes sera immunisée et le virus ne se propagera qu’à une seule personne, voire à aucune si celle-là est immunisée aussi. Le calcul montre que sa propagation s’arrêtera assez vite – la contagion est évitée.

Pour qu’il y ait immunité de groupe, il faut que la proportion d’individus immunisés passe un certain seuil, qui se calcule comme Seuil = 1 – (1/ R0), R0 étant le taux de reproduction de base de la maladie, c’est-à-dire le nombre moyen de nouvelles infections qu’une personne infectée va générer dans une population qui n’a pas été exposée au virus auparavant. Le R0 du coronavirus SARS-CoV-2 est diversement estimé entre 2,2 et 3,5, avec une médiane dans la littérature scientifique qui s’établit à 2,79. L’immunité de groupe au coronavirus serait donc atteinte à partir du moment où la proportion de la population ayant déjà été porteur du virus SARS-CoV-2 et y étant donc immunisée atteindrait un seuil situé entre 55% à 71% de la population, avec une médiane à 64%.

Combien de Français devraient-ils développer la maladie Covid-19 avant que l’ensemble des autres soient protégés  ?

Cela dépend de la proportion des personnes porteuses du virus qui ne développeront jamais cette maladie, parce que leur organisme y résistera. D’après les données fournies par le cas du navire de croisière Diamond Princess, dont la situation a pu être étudiée en grand détail, et qu’a rappelées l’Institut Pasteur, l’infection serait asymptomatique ou paucisymptomatique – pas ou peu de symptômes – chez 30% à 60% des patients infectés – c’est-à-dire que 70% à 40% d’entre eux seulement développeraient la maladie Covid-19.

En définitive, en combinant les hypothèses optimistes, on arrive à une proportion de 40% * 55% = 22% de la population qui devrait développer la maladie avant que l’immunité de groupe soit atteinte, et à une proportion de 70% * 71% = 50% en combinant les hypothèses pessimistes, l’hypothèse intermédiaire étant une proportion de 64% * 55% = 35%.

S’agissant de la population française estimée à 67 millions, le seuil d’immunité de groupe nécessiterait donc que 15 à 33 millions de Français développent la maladie à coronavirus – c’est-à-dire ne soient pas simplement des « porteurs sains », mais subissent pour de bon la maladie, même sous sa forme relativement bénigne – avec une médiane à environ 23 millions de malades nécessaires.

Il est donc possible que la stratégie du gouvernement doive être comprise ainsi : protéger les plus âgés « de plus de 70 ans » et les plus malades en demandant à eux seuls d’appliquer la quarantaine, laisser les autres continuer leurs activités notamment professionnelles en appliquant simplement quelques mesures pour limiter la vitesse de la contagion – mais sans espérer la stopper – puis lorsqu’un nombre suffisant de Français – entre 15 et 33 millions – auront eu la maladie il sera possible de relâcher les mesures, le virus étant vaincu par effet d’immunité de groupe.

La stratégie consiste en un mot à sacrifier un petit nombre de jeunes – entendre : des gens en-dessous de 70 ans – afin de sauver un grand nombre de vieux et de malades, cela sans suspendre l’économie ou plus exactement les activités économiques autres qu’essentielles soit en gros alimentation, santé, réseaux eau et électricité, pompiers et police. Bref, vaincre la maladie pour beaucoup moins cher qu’une suspension radicale comme celle qui a réussi en Chine ou celle que tente l’Italie.

Quelles sont les chances de succès d’une stratégie d’immunité de groupe  ?

Nulles.

La question à poser est la capacité de la société française – de n’importe quelle société d’un pays développé – à supporter ce genre d’« épreuve du feu » tout en continuant à assurer le plus clair des activités économiques. En effet, c’est bien le maintien en marche de l’ensemble de l’économie, plutôt que seulement de l’essentiel, qui est visé. C’est l’avantage revendiqué de la stratégie d’immunité de groupe par rapport à la stratégie de confinement et quarantaine qu’a adopté l’Italie.

Une partie de la réponse doit faire intervenir la psychologie collective, et bien sûr les prédictions dans ce domaine sont notoirement difficiles et incertaines – j’en parlerai plus loin.

Une autre partie de la réponse est plus quantifiable. Les unités de soins intensifs des hôpitaux français sont-elles capables de faire face à l’afflux de patients que cette stratégie causerait  ? Clairement, non  !

La France compte environ 5 500 lits de soins intensifs, dont une partie est à l’évidence déjà occupée par des malades. Imaginant même qu’un effort titanesque permette de créer assez de nouveaux lits pour placer l’ensemble des malades actuellement en soins intensifs – rappelons qu’il s’agit de services de haute technicité, avec un matériel rare, servi par des personnels spécialement formés – les hôpitaux français ne pourraient pas accueillir plus de 5 500 malades du coronavirus en soins intensifs à la fois. Sachant qu’ils ont besoin en général d’au moins 3 semaines de ce traitement avant d’éventuellement se remettre, le système de santé français ne pourrait pas traiter les malades en soins intensifs à un rythme supérieur à 5 500 * 52 / 3 = 95 000 par an, même dans ce cas favorable probablement irréaliste.

Mais si 15 à 33 millions de Français développaient la maladie Covid-19, combien d’entre eux auraient-ils besoin de soins intensifs  ? On peut l’estimer grossièrement à partir des retours d’expérience chinois donnant 6% de l’ensemble des malades en soins intensifs et 2,3% de décès, c’est-à-dire que le nombre de patients en soins intensifs est environ 2,6 fois plus élevé que celui de décès prévisibles.

Et combien de décès prévisibles dans la population des moins de 70 ans si 15 à 33 millions d’entre eux avaient la maladie  ?

Estimer les décès prévisibles

La probabilité de décès du fait du coronavirus pour les malades recevant les meilleurs soins est estimée comme suit

D’autre part, l’INSEE fournit la répartition par âge de la population française :

  • 8,0 millions entre 60 et 69 ans
  • 8,8 millions entre 50 et 59 ans
  • 8,6 millions entre 40 et 49 ans
  • 24,1 millions entre 10 et 39 ans
  • enfin, 7,8 millions en-dessous de 10 ans

Le croisement des chiffres de population et des probabilité de décès mesurées en Chine mène à une estimation de 485 000 décès si l’ensemble de ces 57,3 millions de personnes développaient la maladie. Cependant, compte tenu d’une estimation de 15 à 33 millions de malades avant d’atteindre le seuil d’immunité de groupe, le nombre des décès prévisible est réduit en proportion, dans une fourchette de 127 000 à 279 000 décès de personnes de moins de 70 ans.

En définitive, le nombre de patients à traiter en soins intensifs serait de 2,6 fois le nombre des décès finaux, soit 330 000 à 720 000 patients en soins intensifs. Dans l’hypothèse favorable plus haut de 95 000 patients pris en charge en soins intensifs chaque année, le système de santé français ne parviendrait donc à tenir que si l’arrivée des patients était étalée sur une période de 3,5 à 7,5 ans  !

L’effondrement inévitable des services de soins intensifs

Le virus aura-t-il l’amabilité de ralentir suffisamment sa propagation pour que les patients puissent tous être traités  ? Non, bien sûr. Le phénomène a une progression exponentielle, en France comme en Italie, comme dans tous les pays qui à la différence de Taiwan ou de Singapour n’ont pas réagi à la fois très rapidement et en multipliant les tests auprès des contacts des malades connus pour bloquer la progression.

C’est ainsi que le nombre de cas de coronavirus détectés en France augmente à un rythme stabilisé depuis cinq jours aux environs de 26%. Pour fixer les idées, ce rythme correspond à :

  • Doublement en 3 jours
  • Multiplication par 5 en une semaine
  • Multiplication par 10 en dix jours
  • Multiplication par 1 000 en un mois

Même s’il est permis d’espérer que la fermeture des écoles et les autres mesures annoncées le 12 mars par le président diminue un peu ce rythme – en Italie, qui a fermé les écoles le 5 mars, il a été réduit à environ 20% par jour – ce rythme correspond encore à un doublement en 4 jours, c’est-à-dire à une multiplication par 1 000 en quarante jours.

La question n’est pas si les unités de soins intensifs de France seront submergées par une telle progression, mais quand elles le seront. Rappelons que la Lombardie, région italienne la plus touchée par l’épidémie, a vu ses services de soin intensif débordés le week-end dernier 7-8 mars. Rappelons que la France n’a que 8 à 10 jours de retard sur les chiffres italiens du coronavirus. Clairement, c’est une question de jours, pas de semaines.

Lorsque les services de soin intensif d’un pays sont débordés, la proportion des décès parmi les malades du Covid-19 monte en flèche au-delà de la valeur de 2,3% observée en Chine. En Italie, elle a largement dépassé les 6%

Les conséquences de l’échec

Imaginer que des services de soins intensifs parviendront à prendre en charge dans de bonnes conditions, avec un taux de décès limité aux environs de 2,3%, les malades causés par une épidémie que l’on ne cherche qu’à ralentir au lieu de prendre toutes les mesures nécessaires pour la stopper, c’est prétendre qu’en renforçant et élevant une digue, on parviendra à s’opposer avec succès à un tsunami.

Ou encore c’est vouloir prendre d’assaut des nids de mitrailleuse en terrain découvert avec une masse d’hommes chargeant baïonnettes au canon et poitrines au vent, dans le plus pur style de la doctrine d’ « offensive à outrance » appliquée lors de la désastreuse bataille des frontières d’août 1914.

Lire la suite sur le Noeud Gordien

Voir aussi :

Coronavirus : Plus de la moitié des Français seront «probablement» touchés selon Jean-Michel Blanquer

« Comme vous le savez, depuis le début, la stratégie ce n’est pas d’empêcher que le virus passe – on sait qu’il passera probablement par plus de la moitié d’entre nous – mais c’est de faire en sorte qu’il passe de la manière la plus étalée possible dans le temps », a expliqué le ministre de l’Éducation sur le plateau de franceinfo ce dimanche matin.

« On considère, et là je ne fais que répéter ce que disent les scientifiques, que 50 à 70% de la population in fine finit par être contaminée par le virus, et c’est d’ailleurs ça qui met fin au virus puisque ça crée une forme d’immunité majoritaire, et donc le virus s’éteint de lui-même ».

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 55 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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25 commentaires pour Coronavirus, en France la stratégie d’immunité de groupe ne fonctionnera pas (A. Toulet)

  1. Abroz60 dit :

    Les dernières données du Diamond Princess sont très intéressantes !
    Mortalité toujours à 1%, un tiers sont guéris mais plus important les nombre de cas critiques est passé de 32 à 15 cas en quelques jours sans faire de nouvelles victimes !
    Une mortalité basse pour une population relativement âgée! Pourquoi ?
    Mon intime conviction : les protocoles chinois et coréens sont appliqués au Japon pour les malades du navire 🙂
    Donc mortalité en ligne avec la Corée et Le Japon ! Pour la Chine les protocoles ne n’ont pas été utilisés au début ce qui expliquerait un taux de mortalité plus haut et aussi pas assez de dépistage.

    Nous allons bien voir ce qui advenir pour l’Europe et les US
    Soit l’approche Prof Raoult et les protocols chinois sont implémentés et on sera dans la zone d’environ 1% de mortalité. Hydroxychloroquine ou chloroquine ou vitamine C en intraveineuse

    Soit c’est l’approche Big Pharma et la Finance mondiale et là la mortalité va exploser à la hausse.

    • Très juste ! Les résultats dépendront aussi des infrastructures de soins disponibles pour prendre en charge les malades dans un état critique…

      • zorba44 dit :

        Ici en Nouvelle-Zélande l’approche est d’applatir la courbe des cas dans la durée, ce qui est le fruit d’une trans intelligence qui voudrait que le virus au lieu de galoper comme un lièvre se développe au pas de l’oie.

        Les réactions de la population ne se sont pas fait attendre et fustigent cette dérive de l’esprit, laquelle demande aux visiteurs de s’imposer une quarantaine de deux semaines sur leur lieu de destination. Les réactions facebook ou twitter appellent ouvertement à chasser l’équipe au pouvoir en octobre …la question étant de savoir, pour une minorité si tout ceci n’est pas voulu et d’une trans intelligence on passerait à une perversité maligne de l’esprit !

        Les pays qui ont imposé très tôt une fermeture des frontières ou une quarantaine sévère – les exemples les plus représentatifs étant respectivement la Russie et les Philippines, mais pas que ces pays – ont les plus grandes chances d’échapper à un tsunami de cas comme la France, l’Italie ou l’Espagne et on peut imaginer que des pays repliés sur eux-même ou lointains, comme l’Islande à titre d’exemple, pourrait y échapper totalement…

        Je ne sais plus quels Iliens ont refusé l’escale à des navires de croisières …mais cela représente la saine précaution intuititve face à l’infestation possible.

        Pour les conséquences économiques de la quasi pandémie c’est clair elles seront terribles et sans commune mesure avec les 0,1% de perte de PIB qu’annonçait Le Maire dont d’aucun n’ignore qu’outre sa mauvaise foi intrinsèque il ne sait pas compter.

        L’effondrement sera à la mesure de la constriction de l’activité et de la reprise des transports internationaux et des échanges – les dégâts étant une débacle financière. On conçoit mal, vu le temps perdu, que le recul mondial puisse être en dessous d’une perte de 10%, dans le « meilleur » des cas…

        Il est plus probable qu’il sera cataclysmique et que la théorie des dominos s’appliquera.

        Jean LENOIR

      • Exactement. Le pire est encore à venir… Le tsunami annoncé depuis longtemps.

        N.B. Concernant l’Islande, je crains que le tourisme débridé qui règne là-bas n’ait permis au virus de pénétrer confortablement.

    • Eric83 dit :

      @Abroz60
      Je suis avec intérêt ce qui concerne les passagers du Diamond Princess. Aussi, pouvez-vous nous indiquer les sources des infos que vous mentionnez ? Merci d’avance.

  2. leducmichael dit :

    suis je le seul à imaginer que tous les gouvernements profiteront du covid pour effectuer un grand reset/hair cut sur les comptes en mettant en avant « l interet superieur de l’etat » , « la nécessité de la pandémie » , « la guerre au virus » ,  » l’interet general » car pour ma part je trouve qu’ils en font beaucoup pour enfoncer économie ?
    vous aurez noté que cette année il n’y a plus les 500-600 décès de la grippe francaise que l’on compte tous les ans ….

  3. Abroz60 dit :

    Un tuyau :
    Porter un masque chirurgical de salle d’opération (on sait il ne protège pas du virus) quand vous sortez dehors et ou au travail.
    Appliquer avec une « spray bottle » de l’argent colloïdal de temps en temps.
    Les virus n’aiment pas du tout l’argent métal. La plupart d’entre nous aimons l’argent métal 🙂

    Nos grands argentiers préfèrent les contrats papier et Silver futures. À leur risque et péril.

    Stay and be safe!

  4. oui pour l’hydroxy chloro quininine en tout cas pour la Chine

    • Abroz60 dit :

      L’hydroxychloroquine c’est le Plaquénil de Sanofi.
      Ma médecin de famille m’en a donnée plusieurs boîtes jeudi dernier !
      C’est un anti paludisme.
      Il suffit de prétexter un voyage dans une zone à risque et obtenir une prescription puis le médicament. Bonne chance.
      Si j’étais résident français (heureusement ce n’est pas le cas) , aux premiers symptômes je fonce chez Raoult au IHU à ou à côté de Marseille.

      • zorba44 dit :

        Pierre en français traditionnel on dit mon médecin de famille …même s’il s’agit de ta fille Olivia ! …c’est une profession de genre neutre donc et, aussi, « ma médecin » ça sonne comme une casserole africaine !
        Bises, car pour le reste ce que tu écris actuellement est fort instructif…

        Jean LENOIR

      • Abroz60 dit :

        Non Jean, ma Hausärztin n’est pas Olivia 🙂
        D’ailleurs tu as oublié de lui souhaiter hier son 24 ième anniversaire à la plus jeune doctoresse de la famille Lenoir ever!
        Fais gaffe à Alzheimer vieux frère 🙂

  5. Nicolas Jaisson dit :

    On est passé de société construite sur le concept de fluidité totale à l’enfermement individuel généralisé. Quelle ironie.Chacun chez soi et que personne ne bouge; Si l’Etat vous pompe l’air, évitez surtout de respirer; Vous ne vous en porterez que mieux!

  6. brunoarf dit :

    Un moment de télévision exceptionnel :

    A 16 heures 10, sur BFM TV, Djillali Annane, chef du service de réanimation à l’hôpital Raymond Poincaré de Garches, vient juste de confirmer qu’au moins 50 % de la population française va être contaminée par le coronavirus. Le journaliste Laurent Joffrin a été stupéfait : il lui a aussitôt posé la question : « Vous vous rendez compte le nombre de morts qu’il va y avoir ? »

    Le docteur Djillali Annane n’a rien répondu à cette question de Laurent Joffrin.

    Ce silence a été ahurissant.

    Ce silence a été terrible.

    Dimanche 15 mars 2020 :

    Jean-Michel Blanquer : « 50 à 70 % de la population finit par être contaminée »

    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/03/15/coronavirus-probablement-plus-de-la-moitie-de-la-population-francaise-sera-touchee_6033143_3244.html

  7. 2112 dit :

    Question cout, la nullité de cette stratégie est de le reporter quand il faudra entamer la reprise avec une population diminuée quantitativement et physiquement, sans compter le reste en ce qui concerne la France.

  8. JSG dit :

    Que cache cette stratégie, imaginez un peu un connard qui ferait sauter une centrale nucléaire ou un machin aussi dangereux ? avec leurs 5000 lits de réanimation -qu’ils disent- et les « millions ? » de masques dans les registres mais si nombreux qu’ils ne sont pas disponibles… Ils nous prennent pour des truffes, par contre pour les élections, on a cédé au caprice de Monsieur Larcher… Là, quelques génuflexions trois ave et deux pater et l’heureux élu ira tout droit au paradis du pouvoir local -du moins pour ce qu’il en reste-. Tant-pis si les vieux électeurs crédules qui se seront laissés convaincre iront, eux au paradis des sans dents…

  9. SOS dit :

    Italie : 368 morts, nouveau record de décès en 24 heures

    Hé bé ça promet… si c’est ce qui va se passer chez nous !

  10. Danse dit :

    Posté par Bill Ryan sur le Forum Avalon : un vaccin est en cours de développement par une entreprise allemande en collaboration avec un organisme d’état allemand… les US veulent impérativement s’assurer de l’exclusivité du vaccin et offrent une forte somme dans leur monnaie de papier.
    Quelles seront les « sanctions » US en cas de refus allemand ? ———–

    DONALD TRUMP GREIFT NACH DEUTSCHER IMPFSTOFF-FIRMA
    https://www.welt.de/wirtschaft/article206555143/Corona-USA-will-Zugriff-auf-deutsche-Impfstoff-Firma.html?wtmc=socialmedia.twitter.shared.web

    Eine Firma aus dem schwäbischen Tübingen forscht unter Hochdruck an einem Corona-Impfstoff. US-Präsident Trump bietet der Firma CureVac angeblich einen hohen Betrag, um sich deren Arbeit exklusiv zu sichern.
    Die Tübinger Firma CureVac forscht unter Hochdruck an einem Corona-Impfstoff. Nach WELT AM SONNTAG-Informationen will sich die US-Regierung die Rechte daran exklusiv sichern. Die deutsche Regierung versucht, das zu verhindern.

    Zwischen den USA und Deutschland kommt es wegen der Corona-Krise zu einer handfesten – wenn auch indirekten – wirtschaftspolitischen Auseinandersetzung. Der Grund: US-Präsident Donald Trump versucht offenbar, deutsche Wissenschaftler, die an einem potenziellen Corona-Impfstoff arbeiten, mit hohen finanziellen Zuwendungen nach Amerika zu locken beziehungsweise das Medikament exklusiv für sein Land zu sichern. Das erfuhr WELT AM SONNTAG aus deutschen Regierungskreisen.

    Es geht um die in Tübingen ansässige Firma CureVac, die mit dem bundeseigenen Paul-Ehrlich-Institut für Impfstoffe und biomedizinische Arzneimittel an der Herstellung eines Impfstoffs gegen das Virus Sars-CoV-2 arbeitet. Daniel Menichella, bis vergangenen Mittwoch Chef der Firma, nahm Anfang März an einem Treffen von Pharmamanagern mit Präsident Trump im Weißen Haus teil.

    Der US-Präsident bietet der deutschen Firma angeblich einen hohen Betrag, um sich ihre Arbeit zu sichern. Von einer Milliarde Dollar ist in Berlin die Rede. Besonders problematisch ist: Trump tue alles, um einen Impfstoff für die Vereinigten Staaten zu bekommen. „ABER EBEN NUR FÜR DIE USA“, heißt es in der Bundesregierung.

    • Danse dit :

      J’ai oublié de préciser ma pensée : l’événement se passe juste au moment où la soldatesque US arrive en nombre sur le sol européen pour des gigantesques manoeuvres de l’OTAN (DEFENDER EUROPE) supposées destinées à « protéger » l’Europe contre les méchants Russes qui évidemment ont placé exprès toutes leurs frontières trop près des bases militaires américaines.
      Quand on se souvient que la très meurtrière grippe « espagnole » de 1918 était en fait américaine et apportée sur notre continent par les soldats américains, et que le coronavirus « chinois » actuel a été apporté par les « athlètes » militaires américains lors des jeux militaires à Wuhan, on peut se poser des questions sur la nature des sanctions encourues par l’Allemagne.

    • Abroz60 dit :

      @Danse
      Merci l’allemand est devenu ma langue »maternelle » mais je pense que c’est plus simple en Anglais.
      Here is The Guardian article.
      Heureusement qu’ils ont viré le CEO Américain de cette compagnie allemande il y a quelques semaines !
      https://www.google.co.uk/amp/s/amp.theguardian.com/us-news/2020/mar/15/trump-offers-large-sums-for-exclusive-access-to-coronavirus-vaccine?espv=1

  11. Dany dit :

    Dans une autre vidéo, le Pr Eric Raoult dit que la mise au point du dernier vaccin efficace remonte à 20 ans…

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