« Gilets jaunes » : le bleu Macron rentre dans la zone rouge

L’autisme du système face à un mouvement qui se durcit, s’étend et semble s’installer dans la durée est lourd de dangers. Se crisper dans une attitude de « fermeté » et de rejet quand il faudrait au contraire comprendre et négocier… Cette surdité congénitale, inhérente à une caste qui prend ses ordres à l’étranger et croyait tout contrôler, n’a rien d’étonnant. Mais c’est le meilleur moyen d’obtenir in fine une “jacquerie” généralisée et un véritable embrasement du pays. On sent d’ailleurs naître un début de panique chez Castaner et Cie, qui n’ont aucune prise sur ces révoltes, lesquelles gagnent en outre des secteurs comme les transports ou les lycéesOD

Sur le périphérique de Caen, le 18 novembre 2018. Charly Triballeau / AFP

« Le mouvement des gilets jaunes est un mouvement composite, instable et explosif que le Président Macron et son gouvernement semblent avoir bien du mal à comprendre.

Les témoignages s’accumulent dans les médias pour montrer des gens qui disent se mobiliser dans les rues pour la première fois de leur vie, qui disent être plutôt des abstentionnistes chroniques tant ils sont dégoûtés de la politique partisane. Ils peuvent néanmoins être politisés, tout comme leurs soutiens dans les enquêtes d’opinion. Mais ils se déclarent dans des proportions diverses proches du Rassemblement national, des Républicains ou encore de la France insoumise.

On voit que le cocktail est étonnant. Que se mêlent plusieurs colères : contre les taxes et le haut prix de l’essence, contre l’impôt plus largement, contre le Président Macron et ce qu’il incarne comme politique et comme image projetée de la France (celle des grandes villes, de l’énarchie, des start-up technologiques, du libéralisme culturel, de l’ouverture sur le monde…).

Le mouvement a trouvé à s’exprimer sur les réseaux socionumériques, à travers d’innombrables groupes Facebook, parce que ces réseaux sont des contre espaces publics ou des espaces publics alternatifs, en ce sens que ceux qui s’y expriment donnent à voir aux autres membres l’existence de sentiments partagés d’invisibilité, de mépris à leur égard et d’oubli par le personnel politique comme par les médias ou les syndicats. Pour beaucoup de ces mobilisés, les habituels entrepreneurs de cause les délaissent… et réciproquement. Les racines du mal sont donc profondes, il convient ici d’en restituer la genèse.

Une pure colère

C’est d’abord une colère qui s’exprime, au sens que le philosophe allemand Peter Sloterdijk donne à ce terme dans sa théorie du « thymos », à partir d’une libre interprétation de la notion inventée par Platon. Le thymos regroupe les notions ordinaires de fierté, d’orgueil, de sentiment de dignité et d’honneur avec, donc, pour envers psychologique le ressentiment.

Peter Sloterdijk se livre à une critique des travaux de Freud, estimant réducteur le parti pris du père fondateur de la psychanalyse de faire des dynamiques de l’eros et de la libido les moteurs de l’action humaine. Selon lui, un tel prisme passe sous silence la capacité des hommes à agir pour préserver leur dignité et faire prévaloir leur honneur. Car il existe, selon lui, une « autostimulation des acteurs par l’élévation de ressources « thymotiques » comme la fierté, l’ambition, la volonté de se faire valoir, la propension à s’indigner et le sens du droit. » (Colère et temps, 2007, p.35)

Et Sloterdijk théorise l’existence de forces politiques historiques (au premier rang desquelles il place le communisme) comme « des banques de colère » qui « font avec les placements de leurs clients, des profits relevant de la politique du pouvoir » (idem, p.87). Mais selon lui, « on ne voit pas de mouvements ni de partis auxquels pourraient de nouveau revenir les fonctions d’une banque mondiale chargée de l’exploitation utopique et prophétique des impulsions thymotiques » (idem, p.282). D’où l’émergence de forces populistes et de trublions comme Donald Trump qui ne sont pas là pour canaliser le thymos, mais au contraire pour l’entretenir, verbe haut, propos provocateurs à gogo, poudre jetée sur les braises des ressentiments économiques, sociaux et culturels.

D’où, aussi, l’émergence de mobilisations sporadiques comme celles des gilets jaunes, sans leaders ni idéologie, sans organisation institutionnelle préalable, sans rattachement proclamé et consensuel à un entrepreneur de cause existant. Et si le gilet jaune est un outil de mobilisation commode (il concerne l’automobile et la loi fait obligation à tous d’en avoir un dans son véhicule) il est aussi un magnifique symbole : le jaune fluorescent a vocation à rendre visible ceux qui le portent, même dans la nuit, même dans l’oubli !

La colère des oubliés

Cette colère, c’est celle de ceux qui se vivent comme des sans-grade, des oubliés, de tout et de tous :

  • des médias, qui ne les interrogent jamais ou presque ;
  • des villes, puisqu’ils vivent dans les campagnes périphériques, chassés qu’ils ont été des centres urbains par la spéculation immobilière et la gentrification des quartiers populaires ;
  • des services publics, puisque les uns après les autres, ils ont été fermés au nom de la sacro-sainte rentabilité ;
  • des forces politiques, puisque à l’ère du marketing politique qui optimise l’effort pour toucher les électeurs les plus rentables, à quoi bon se déployer dans les petites villes périphériques semi-rurales pour toucher un électorat désabusé qui a pris l’habitude de ne plus beaucoup voter.

Voilà des gens qui pour arriver à faire mieux que survivre ont choisi d’aller vivre ailleurs, plus loin, fuyant le bruit et la fureur des grands centres urbains, les loyers chers, les cohabitations socioculturelles qui leur pesaient. Par la force des choses, les gilets jaunes se sont mis au vert.

C’est la France périphérique que le géographe Christophe Guilluy dépeint livre après livre (non sans polémique à cause d’une opposition duale jugée excessive avec les métropoles). L’économiste Laurent Davezies parle, lui, de « nouvelle fracture territoriale », décrivant la France périphérique en voie de fragilisation :

« Il s’agit, en moyenne, de petites communes (moins de 800 habitants), où la part d’immigrés est plus faible qu’ailleurs, où les femmes travaillent moins, où les habitants cultivent encore ce que j’appellerais le rêve américain : une maison individuelle en propriété, un jardin, deux voitures… Le lieu de travail y est 25 % plus éloigné du lieu de vie par rapport à la moyenne nationale, les emplois y sont peu qualifiés. Les habitants sont massivement en CDI, autrement dit, leur statut n’est pas précaire, mais les secteurs dans lesquels ils travaillent le sont. Ils sont, finalement, vulnérables (ces ménages ont de très hauts taux de dépenses contraintes : prêts immobiliers, transports, chauffage…) aux changements actuels » (Esprit, mars-avril 2013, p.25).

Voilà donc des gens qui n’ont plus d’autre choix que de prendre leur automobile pour aller travailler – les petites lignes de car ou de train ayant fermé faute, dit-on, d’une rentabilité suffisante –, pour emmener leurs enfants à l’école qui n’est plus (loin s’en faut) dans chaque ville et village, pour poster une lettre, pour aller au supermarché car les commerces de proximité ont depuis longtemps périclité.

Et voilà qu’on leur dit que les taxes sur l’essence sont justifiées car elles sont un outil de pilotage efficace pour orienter les choix des agents vers une transition écologique désirable.

Le défaut de vision du Président Macron

C’est dans cette aussi navrante qu’incroyable erreur de raisonnement qu’émerge la part de responsabilité du Président Macron dans ce mouvement. Une partie de ceux qui se mobilisent n’ont pas voté pour lui, pas même au second tour, il ne faut donc pas s’étonner s’ils le désignent comme la cible de leur colère. Mais pour d’autres, sa politique a exacerbé leurs frustrations.

Le candidat Macron apparaissait comme presque vierge en politique, il avait réussi à incarner avec crédibilité un désir des Français de dégager les anciens professionnels de la politique. Mais n’ayant jamais été élu, le Président Macron reste un bleu en politique et commet à ce titre des erreurs. Ce n’est pas l’exercice de contrition auquel il s’est livré à bord du porte-avions Charles de Gaulle qui suffira à effacer l’image négative qu’ont désormais de lui une majorité de Français.

Par son choix initial d’alléger l’ISF, il a fourni le scénario idoine pour se faire affubler l’étiquette désormais indélébile de « président des riches », rendant inaudible tout appel à l’effort fiscal des classes populaires et moyennes. Par ses petites phrases assassines sur les Français « réfractaires au changement » ou qui « n’ont qu’à traverser la rue » pour trouver du travail, il a heurté une partie de ceux qui défilent en jaune.

Parce qu’ils savent justement qu’ils font des efforts, qu’ils ne se contentent pas de traverser la rue mais qu’ils avalent des dizaines de kilomètres chaque jour pour travailler. Parce qu’il a fini par se convaincre qu’il a été élu massivement, pour un programme de réforme social-libéral, alors que « le paradoxe du macronisme » est, qu’élu en bonne partie par défaut et ce dès le premier tour, les Français qui partagent son idéologie sont ultra minoritaire dans le pays comme le montre avec maestria Luc Rouban dans son dernier livre.

Par une réponse centrée exclusivement sur le pilotage fiscal, Emmanuel Macron exaspère la colère de ceux qui prennent pour une provocation l’offre de toucher 4 000 euros de prime à la conversion pour acheter une voiture électrique, qui va donc leur coûter encore 15 à 20 000 euros, alors qu’ils se plaignent de devoir compter pour trouver 150 euros de plus par mois d’essence.

Dans l’histoire de France, une telle erreur d’appréciation ne peut que rappeler l’anecdote racontée par Jean‑Jacques Rousseau d’une princesse qui aurait recommandé aux gueux qui demandaient du pain de manger de la brioche !

Rejets fiscal et politique entremêlés

Face à la profondeur du mal, c’est un raisonnement politique que le Président Macron et son équipe doivent adopter, et non un simple raisonnement fiscal. Et ce d’autant plus qu’une telle approche est inefficace puisque le consentement à l’impôt est devenu très problématique en France.

Le directeur général de l’institut de sondage Ipsos, Brice Teinturier, fait du « rejet fiscal » un des marqueurs de ceux qu’il nomme des « PRAF » (« plus rien à foutre »… de la politique) :

« 74 % des Français considèrent qu’entre les impôts et les taxes qu’ils acquittent et les aides et les moyens apportés en contrepartie par l’État (écoles, infrastructures, Sécurité sociale…) ils contribuent davantage au système qu’ils n’en sont bénéficiaires. (..) Cette évolution ne peut que nourrir le sentiment que “l’argent est mal utilisé” ou que “le service rendu n’est pas à la hauteur”. » (p.94)

Et donc aviver un rejet des gouvernants et de toute nouvelle taxation et un rejet des professionnels de la politique en général ».

Lire la suite sur The Conversation

Rappels :

Le message clair des Gilets jaunes à BHL (M. Onfray)

Alerte jaune : Quelqu’un pour remplacer Macron ?

Pour éviter les taxes, il faut sortir de l’Union européenne !

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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28 commentaires pour « Gilets jaunes » : le bleu Macron rentre dans la zone rouge

  1. Robert dit :

    L’ élection de Macron résulte d’une incroyable erreur de jugement mêlée de naïveté de la part de ceux qui l’ont élu – ainsi que d’un manque de curiosité. En effet, il suffisait de s’ intéresser à son parcours familial, puis professionnel, enfin dans les arcanes de la politique, pour s’ apercevoir que le candidat Macron a été « fabriqué » par le milieu de la haute finance afin d’impulser une politique néo-libérale déjà d’ inspiration anglo-saxonne. A cet égard, c’est effectivement le « président des riches » !

  2. Jean-Loup Izambert dit :

    Macron ne fait qu’appliquer la politique pour laquelle il a été (mal) élu, à savoir les Grandes Orientations de Politique Economique (GOPE) élaborées par la Commission dite « européenne ». Quand je lis dans cet article – qui pas une seule fois ne fait référence à cette « union » prétendument « européenne » – que les gilets jaunes « se déclarent dans des proportions diverses proches du Rassemblement national, des Républicains ou encore de la France insoumise », si cette affirmation est exacte cela signifie que ce mouvement est voué à l’échec si ces citoyens restent « proches » de ces partis. Pour une raison simple: il ne peut y avoir de politique souveraine, progressiste et de coopération entre les peuples dans le carcan de l’Europe de Maastricht. Et, exception faite de l’UPR, non seulement aucun de ces partis ne proposent de sortir de cet ensemble kafkaïen mais d’autres y contribuent – les Républicains et « socialistes » – ou trompent le peuple en lui faisant croire qu’il est possible d’ouvrir une autre politique au sein de cette « union » – France Insoumise qui prétend « renégocier les traités » – ou de faire « une Europe des peuples  » (Rassemblement national) en renvoyant celle-ci à une série de conditions. Si le Rassemblement national et France Insoumise veulent vraiment que l’Europe se retrouve – notre continent compte 50 pays – pourquoi ne le proposent-ils pas CLAIREMENT dans leurs programmes politiques? Pourquoi ne donnent-ils pas le contenu – au moins dans les grands orientations – de ce que celle-ci pourrait-être ?! Au parlement dit « européen » ceux-ci votent du reste souvent ensemble les mêmes textes qui enfoncent la France dans la crise capitaliste et la guerre. Les dirigeants du Rassemblement national et de la France Insoumise devraient revoir leurs copies. Sauf bien sûr, à faire comme les « nationalistes » italiens qui, derrière leurs discours, négocient avec les tenants de la petite Europe de Maastricht et renforcent leur participation au sein de l’Otan en mettant de nouvelles bases militaires à la disposition de l’organisation pilotée par Washington. Tout comme le gouvernement Syriza-nationalistes en Grèce.
    Dans l’attente, on ne peut pas dire que les « bonnets rouges » bretons aient manifesté un grand soutien aux gilets jaunes. Vivement les « Sans-culottes » !

    • Robert dit :

      Vous employez à juste titre le terme de « carcan », concernant cette « union  » européenne sous l’impérium de l’ Allemagne, elle-même factotum de l’ oncle Sam. Les peuples n’ont guère de marge de manœuvre, le corset de la finance balise le chemin…

      • Jean-Loup Izambert dit :

        Réponse à Robert:

        Exact. Et de longue date.
        Je vous adresse ci-joint un extrait de mon enquête publiée sous le titre « Trump face à l’Europe » (IS-Edition et http://www.amazon.fr):

        « À la fin des années 1950, la CIA organisait le soutien au Comité
        Américain pour une Europe Unie (American Committee on United
        Europe – ACUE). Créée en 1950 par l’Administration étasunienne,
        cette organisation avait pour objectif d’empêcher l’Europe
        occidentale de se rapprocher des pays d’Europe de l’Est, dont la
        Russie. Le journaliste Ambrose Evans-Pritchard, s’appuyant sur des
        documents déclassifiés des services de l’Administration étasunienne,
        rapporte qu’« un mémorandum daté du 26 juillet 1950, donne des
        instructions pour une campagne visant à promouvoir un véritable
        Parlement européen. Il est signé du Général William J. Donovan, chef du
        bureau américain des services stratégiques en temps de guerre (OSS), l’ancêtre
        de la CIA […] Les documents montrent que l’ACUE a financé le Mouvement
        européen, l’organisation fédéraliste la plus importante d’après-guerre. En 1958,par exemple, l’ACUE a assuré 53,5 % du financement du mouvement […]
        L’European Youth Campaign, une branche du Mouvement européen, était
        entièrement financée et contrôlée par Washington. Son directeur belge, le Baron
        Boel, recevait des versements mensuels sur un compte spécial […] Les
        dirigeants du Mouvement européen – Retinger, le visionnaire Robert
        Schuman et l’ancien premier ministre belge, Paul-Henri Spaak – étaient
        tous traités comme des employés par leurs parrains américains. Le rôle des
        États-Unis fut tenu secret. L’argent de l’ACUE provenait des fondations Ford
        et Rockefeller, ainsi que de milieux d’affaires ayant des liens étroits avec le
        gouvernement américain ». Agissant en complément de ces organisations, Freedom House s’emploiera à des campagnes de propagande sur les thèmes du plan
        Marshall et des « États-Unis d’Europe », slogan qui résume à lui seul la
        volonté hégémonique de Washington. Mais les États-Unis ne se sont pas
        contentés de tenter de transformer le versant ouest de l’Eurasie en une
        grande province géographique qu’ils pourraient administrer en fonction
        de leurs intérêts. »
        Je ne peux en donner plus ici afin de ne pas gêner les contributeurs.
        Mais les taxes du gouvernement Philippe qui financent des taxes elles-mêmes destinées à financer des aides ne sont que l’une des résultantes de la politique mise en oeuvre par Bruxelles afin de libéraliser l’économie au profit des grands propriétaires privés de la finance et de l’économie.
        Pour la seule année 2017 et pour 2018, chaque année les entreprises ont reçu près de 200 MILLIARDS d’euros d’aides publiques directes et indirectes ( aides à la modernisation de l’outil de travail, au maintien de l’emploi, milliards d’euros d’exonérations fiscales aux sociétés qui réalisent des milliards d’euros de chiffre d’affaire, etc) . Principales bénéficiaires ( à près de 90% de ce montant): les sociétés du CAC40 qui ne créent pas d’emplois, précarisent le travail, délocalisent et exportent une partie de leurs bénéfices dans des places offshore échappant à toute réglementation bancaire!
        Qui dénonce ce détroussement de la République en flux tendu 24h/24?! (Cf. L’étude menée par la CGT sur cette question des aides aux entreprises et leur devenir).
        Le mouvement des gilets jaunes est condamné à mourir s’il ne se structure pas et s’il n’éclaire pas sa route de PROPOSITIONS claires pour sortir de ce régime politique. Le chantier est gigantesque et va du remplacement du mandat représentatif par le mandat impératif ( contrôle du travail des élus) à la maîtrise des richesses produites par les producteurs, de l’ouvrier aux ITC ( démocratie de gestion des entreprises dont il faut repenser toute l’organisation).
        C’est ce que craint par-dessus tout le régime et c’est la raison pour laquelle il tente aujourd’hui de criminaliser le mouvement en l’associant médiatiquement au risque terroriste ainsi que l’a fait Ruth Elkrief hier soir sur BMFTV.
        Ne rien lâcher d’accord. mais pour faire quoi?

      • Eric83 dit :

        Exemple scandaleux tout frais de ce jour : Hydroélectricité: Bruxelles demande à la France un calendrier précis de mise en concurrence = ordre de brader un bien commun essentiel et même vital sur l’autel du capitalisme prédateur.
        https://www.romandie.com/news/Hydro-lectricit-Bruxelles-demande-la-France-un-calendrier-pr-cis-de-mise-en-concurrence/973007.rom

      • zorba44 dit :

        @ Jean-Loup Izambert,

        Je crois pour ma part qu’aucun parti politique ne pourra récupérer les gilets jaunes… Ils sont trop déconsidérés, honnis, rejetés – tout dépendant des degrés d’exaspération individuels.

        Contrairement à l’article et ayant parcouru quelques « hectomètres » de prose ou de réactions video, pas grand-chose d’une quelconque politisation…

        La révolte pourrait donc grandir et il me semble que la désobéissance civique sera dépassée par des actions de destruction massive des instruments de l’oppression que sont radars et postes de péage – qui faut-il le rappeler font la fortune des sociétés concessionnaires qui se partagent le gâteau de ce qui avait été financé par l’impôt, cédé en dessous de la valeur.

        La révolte peut ensuite conduire à la révolution. Tout est d’ailleurs mûr en Europe pour que cela s’étende ailleurs.

        Tout est dans l’épaisseur fragile d’une feuille de papier à cigarettes !

        Jean LENOIR

    • Le bleu (fleurdelysé) Macron + les Gilets Jaunes = Tous Vert de rage !
      C’était couru d’avance…
      😉
      Jo

      • Robert dit :

        Réponse à Eric 83 : Concernant la scandaleuse privatisation des barrages hydro-électriques, elle est également envisagée en Suisse, pourtant non membre de l’ UE… Mais la voracité du grand capital supranational est la même partout !

  3. téléphobe dit :

    Je crains que dans la perspective des élections européennes, le ‘Cron’ soit atteint de moscovicidose ;o)

  4. Chui pas tout à fait d’accord avec les gens qui sont décrits dans cet article = « rêve américain, en CDI, 2 voitures »…

    Macron dit qu’il vaut mieux taxer le carburant que le coût du travail…
    Il est con ou il est con ? Nan, il le fait exprès !

    J’voudrais juste vous donner mon sentiment de rien, d’invisible qui n’existe même pas dans cette société là = Mon mari ayant atteint sa propre DLC, je survis grâce à sa retraite, et je n’ai droit à rien, et lui non plus car il perçoit 1750 € et il est considéré comme riche… Le CT de notre vieille Laguna est dépassé même si elle est super entretenue, elle passera pas, on est hors la loi et notre banquier nous a déjà prévenu qui faudrait se débrouiller comme on veut, car c’est Nein pour tout…
    Perso, j’ai juste l’impression qu’il faut qu’on dégage, et le plus vite sera le mieux.
    On a pas voix au chapitre…
    Si c’est moi qui part la première = c’est pas bien grave, j’ai rien…
    Si c’est mon vieux mari = ben… J’y pense même pas !
    Jo

    • zorba44 dit :

      Jo personne ne pourra vous empêcher de rouler sans CT et il faut espérer que la multitude rejettera les CT d’exclusion des vieilles voitures. Pas très féru en Laguna, mais si elle a plus de 25 ans elle entre dans la catégorie VC (non pas les urinoirs …les Véhicules de Collection – le contrôle technique est allégé, l’assurance idem – le tout en général si vous pouvez prouver faire moins de 10 000 kms pas an) …Vous verrez, on va faire remonter la côte des non plus vieilles …mais vénérables voitures !

      Jean LENOIR

      • zorba44 dit :

        Si c’est une LAGUNA de la série 1, elle aura 26 ans en 2019 ! (après vérifications sur Gogol)
        Champagne ?

        Jean LENOIR

      • J’espère bien Jean, mais si parfois je désespère un peu de la nature humaine, qui, pour avoir lu Marshall Sahlins est une illusion occidentale ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2018/09/marshall-sahlins-la-nature-humaine-une-illusion-occidentale-2008.pdf

        Ma vieille Laguna n’a que 14 ans… Et effectivement nous sommes devenus des très petits rouleurs, mais pour ma part, je crois, une très très grande (pour une fois, du haute de mon 1.52 m !) empêcheuse de tourner en rond.

        Courage à nous les vieux modèles de la vie, nous sommes tout de même dans le collimateur des Biens-Zélés !

        Le but en France, c’est l’Agenda21 et les Maires sont vraiment gonflés de venir râler, pas très fort, puisque Macron les invitent sous les ors de la république et ça leur suffit, car ils sont tous signataires !

        Le but étant la désertification des campagnes pour nous parquer dans des SMART CITIES = Villes connectées et ce n’est pas le Cédric Villani candidat à la Mairie de Paris pour 2020, chantre de l’IA, des Villes Connectées et de la Sécurité ! Vont être servis les mougeons avec ce gonze…

        C’est pourquoi Orange abandonne son réseau cuivré et supprime les téléphones fixes ! En campagne personne ne le sait, je suis obligée d’alerter tout ceux que je peux, et ça commence à se savoir, et à se voir !

        Idem pour Linky, itou pour Gazpar ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2018/09/24/abandon-du-rtc-2022-aux-arbres-citoyens/

        Mais encore beaucoup ne le croient pas et me prennent pour une folle…
        Pas grave…
        Jo

      • Robert dit :

        Vous faîtes erreur Jean : la Loi donne la possibilité à l’agent verbalisateur d’immobiliser le véhicule en défaut de contrôle technique. En outre, une amende de 135 euros et le retrait du certificat d’immatriculation sont possibles. Le cumul de ces trois sanctions est à ma connaissance rare, sachant que l’ agent est seul juge de l’ opportunité. Autant le savoir.

  5. banville dit :

    il est étrange que personne ne cite les conséquences de l’immigration; étant soignant, je peux vous affirmer que tous reçoivent des avantages incroyables, type cmu et ce d’emblée avec tous les moyens de communication(téléphone et autres).je peux donc vous affirmer que nos secrétaires et assistantes, payées 1200/mois en bossant, ne digèrent absolument pas cet état de fait, et je suis gentil de l’exprimer de la sorte!

    • Jean-Loup Izambert dit :

      Réponse à banville:

      D’accord avec vous et je comprends votre colère et celle de vos collègues. Mais pour en finir avec la confusion entre « France terre d ‘asile » et « France poubelle » il faut au moins deux choses:
      – Stopper toute immigration le temps de remettre l’économie au service de l’intérêt général, exception faite des personnes venant étudier, travailler ou pour tourisme, ce qu’aucun parti politique actuel n’a le courage politique de proposer.
      – Rétablir les frontières, ce qui suppose que la France retrouve sa souveraineté en quittant cette absurde désunion « européenne », ce qu’aucun parti politique n’a la volonté de soumettre au peuple.
      Il est évident que la police qui charge les français qui descendent dans la rue pour chasser la misère et tenter de faire de la France une terre de bonheur serait mieux employée à faire respecter la loi de la République dans les quelques 850 quartiers contrôlés par des gangs islamo-mafieux.
      Enfin, une remarque quand même: le coût de l’accueil des populations déportées avec le soutien du président et du gouvernement est bien inférieur à celui de la caste des dirigeants des transnationales du CAC40: 200 MILLIARDS d’euros ANNUELS pour rappel. De cela non plus personne ne parle. Ce qui coûte cher au pays, c’est cette oligarchie financière et sa bureaucratie, ce grand patronat qui se couche devant les interdits de Washington et pille notre économie. Pour ne pas parler de la fraude. La cas de Carlos Ghosn et ses 15,6 millions d’euros ANNUELS n’est pas celui d’une brebis égarée. Le montage financier fort intéressant qui lui aurait permis certaines transactions offshore douteuses n’a-t-il pas été concocté avec un certain Emmanuel Macron? Vous savez, ce président qui refuse de publier la liste de ses généreux donateurs lors de la campagne des élections présidentielles. Y aurait-il un lien de cause à effet…?
      De l’étreinte au fiché s au « baiser » de Carlos, Macron est vraiment en marche…

      • Merci Jean-Loup pour ce rappel salutaire, on oublie en effet trop facilement les chiffres et la nécessaire hiérarchisation des scandales.

        D’ailleurs les médias subventionnés font tout pour nous noyer dans des détails parfaitement secondaires…

      • zorba44 dit :

        Olivier, bravo pour le passage des 8 millions bâtis dans la constance (et qui n’ont rien à voir avec le coup ourdi des 5 millions, vraisemblablement, de la Jacline) !

        Le chiffre 8 porte bonheur selon la tradition chinoise car ce chiffre symbolise l’éternité …un des deux seuls chiffres dont on peut faire le tour sans jamais s’arrêter.

        Que votre blog survive après la RN (pas la route, la Renaissance Nationale)…

        Vous devriez planter un olivier chez vous …sûr qu’il sera là dans deux mille ans !

        Amicalement

        Jean LENOIR

      • Merci Jean, mais j’en ai déjà un… Peut-être vais-je en planter un second !

  6. Eric83 dit :

    La Grèce est souvent évoquée pour mettre en lumière ce que les programmes néolibéraux « d’austérité », c’est à dire notamment le pillage organisé du peuple, engendrent comme misère, souffrances et destructions.
    Je vous invite à lire l’article tout à fait surprenant, ci-dessous, basé sur un rapport de l’ONU sur le même phénomène…mais en Grande-Bretagne et donc à une échelle beaucoup plus importante compte tenu de la différence de démographie.
    https://www.zerohedge.com/news/2018-11-20/britains-enemy-not-russia-its-own-ruling-class-un-report-confirms

  7. brunoarf dit :

    Les Gilets Jaunes restent soutenus par 70 % des Français.

    Sondage Elabe (BFMTV, mercredi 21/11/18, 17h23)

  8. Dupont & Durand dit :

    Il faut que les GJ adoptent une stratégie plus intelligente et plus efficace : ne plus s’en prendre aux automobilistes qui sont des victimes du Système comme eux, mais aux symboles et aux organes de l’Etat et des Multinationales !

    – les péages
    – les radars
    – les préfectures
    – les centres des impôts (et des taxes!)
    – la grande distribution
    – les merdias

    ETC.!

    • zorba44 dit :

      Oui, la RÉVOLUTION, seul outil valable avec la grève de la consommation pour casser les manipulations.

      Les riches ont gagné une bataille mais ils n’ont pas gagné la guerre…

      Jean LENOIR

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