Brexit, Trump, Fillon ! un fil conducteur ?

Un article tout à fait remarquable d’Emmanuel Leroy, qui semble avoir fait son miel des meilleurs sites de réinformation, notamment Brandon Smith ou Algarath sur le thème du changement de stratégie des élites mondialistes. OD

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« Depuis le vote du Brexit au Royaume-Uni, le 24 juin dernier, tout se passe comme si l’agenda de la mondialisation semblait abandonné ou en tout cas avait du plomb dans l’aile.

En effet, si la perfide Albion elle-même, matrice historique de l’idéologie anglo-saxonne, abandonne le navire européen englué dans la crise migratoire et financière, alors on peut se dire à tout le moins que l’on assiste à un changement stratégique fondamental, de la part de ceux qui visent à la gouvernance globale. En effet, alors que les archives déclassifiées de la CIA en 2000 ont révélé les liens étroits entre les présumés «Pères de l’Europe» Jean Monnet et Robert Schuman avec leurs maîtres anglo-saxons, on peut légitimement se demander quel est l’intérêt des mondialistes de laisser à la dérive un instrument précieux de contrôle et d’asservissement des peuples.

Mais si l’oligarchie anglo-saxonne, du moins une partie d’entre elle, a joué la carte du Brexit et la victoire de Trump, nous nous trouvons alors avec ce constat du cas de figure idéal pour aveugler les esprits et tromper les analystes les plus lucides et les plus circonspects.

Et de fait, depuis la sortie – théorique pour l’instant – du Royaume-Uni de l’Union européenne, la victoire de Trump et celle de Fillon, la Toile anticonformiste et la presse alternative chantent les louanges de ce qui apparaît comme un changement radical de paradigme et vis-à-vis duquel je suis beaucoup plus dubitatif.

1. Commençons par le Brexit

Objectivement, le départ des Godons des institutions bruxelloises ne peut que réjouir tout défenseur des patries charnelles, quand on connaît le rôle qu’a joué l’Angleterre dans la majorité des guerres qui ont déchiré l’Europe, et cela, depuis la victoire éclatante des armes françaises sur l’Anglois à la bataille de Castillon le 17 juillet 1453. Je crois, toute plaisanterie mise à part, que la couronne britannique n’a toujours pas accepté cette défaite et plus largement son éviction du continent, et que toute sa géopolitique des siècles ultérieurs a prouvé que non seulement elle entendait reprendre la main sur les destinées de la France et de l’Europe, mais au-delà, lorsqu’elle en eût les moyens après les Grandes découvertes et surtout après la révolution industrielle, sur les affaires du monde lui-même.

Pour ce faire, elle a su combiner la suprématie maritime avec la domination financière, théorisée au XVIe siècle par le navigateur anglais Sir Walter Raleigh qui, le premier, s’était exprimé ainsi : «Qui tient la mer tient le commerce du monde ; qui tient le commerce tient la richesse ; qui tient la richesse du monde tient le monde lui-même.»

Mais revenons au Brexit. Ma conviction est que la pointe de la pyramide de l’oligarchie britannique – pas le lecteur de base du Times – a récemment pris acte de l’échec de la stratégie des néo-conservateurs états-uniens pour achever la prise de contrôle totale du monde, après l’écroulement de l’Union soviétique. En effet, le monde anglo-saxon a eu une fenêtre de tir relativement courte à l’échelle de l’Histoire – 1991/2000 – pour achever la prise de l’Eurasie par la chute définitive de Moscou. Pourtant, entre Gorbatchev et Eltsine, les maîtres de la finance mondiale ne pouvaient rêver meilleurs partenaires pour mettre le dernier pays libre du continent eurasiatique à genoux. Et de fait, entre le pillage des richesses, l’amputation des territoires et l’inoculation à haute dose du poison libéral dans les veines slaves, tout a été mis en œuvre pour achever le rêve fou des adeptes de la gouvernance mondiale.

Mais au tournant du millénaire, la Russie s’est réveillée, lentement, et a commencé très progressivement à prendre conscience du fait que les «partenaires» occidentaux ne souhaitaient pas tant un partenariat, qu’une reddition en bonne et due forme. Certains auteurs anti-conformistes, comme Pierre Hillard, nonobstant la qualité de leurs travaux, pensent toujours que les dirigeants Russes sont de mèche avec le Système. Je pense, quant à moi, que la réalité est plus complexe et plus précisément doit s’analyser dans le temps. Que Vladimir Poutine par exemple – bien qu’avouant une totale aversion pour toute idéologie – ait émergé de l’école «libérale» du KGB ne fait aucun doute.

Mais ma conviction est que la géographie d’abord, l’histoire ensuite, puis la découverte progressive de la volonté irrépressible des Anglo-saxons d’asservir le dernier peuple libre sur le continent eurasiatique, a conduit Vladimir Poutine, et avec lui la majorité du peuple russe, à prendre conscience des véritables enjeux et à commencer à imaginer une alternative à l’idéologie occidentale. Voir à ce sujet le remarquable article d’Alexandre Douguine sur le césarisme.

Ce réveil de la Grande Russie et la formidable modernisation de l’armée russe (voir ici sur le Grand Soir, ou VoltaireNet ou encore sur Réseau international) opérée en l’espace d’une décennie, a sonné le glas des espérances anglo-saxonnes et néo-conservatrices de parachever la conquête militaire du monde dans des délais brefs, en imposant leur présumée supériorité technologique.

Quel rapport toutes ces histoires ont-elles à voir avec le Brexit ? Eh bien, tout simplement que lorsque le Système se heurte à des résistances qu’il ne peut vaincre, il utilise un chemin détourné pour parvenir à ses fins. Ayant pris acte de la supériorité militaire russe sur la technologie occidentale, et notamment étasunienne, il revient à ce qu’il sait faire le mieux, de l’ingénierie financière et c’est ce que la City a commencé à faire avec les DTS.

Pour bien comprendre la logique du Système, il faut garder en permanence à l’esprit que l’oligarchie, le NOM, la super-classe mondiale, les initiés, la haute finance, appelez-les comme vous voulez, poursuivent toujours le même but, et cela depuis des siècles, génération après génération : parvenir au contrôle total de toute l’humanité. Le Brexit doit donc être vu non pas comme une libération d’un peuple des griffes de la mondialisation, mais simplement comme une pause, ou plutôt comme une réorientation de la stratégie des véritables donneurs d’ordres.

On peut pousser les supputations encore plus loin et imaginer par exemple que la sordide affaire Strauss-Kahn, au Sheraton de New-York en 2011, relèverait des prémices de ce que nous voyons éclore aujourd’hui de manière plus nette. On se rappellera que l’ancien directeur du FMI, et en accord avec certains de ses mandants, poursuivait une politique de mise en place des droits de tirages spéciaux, en liaison étroite avec la Chine et la Russie et dans laquelle la Libye devait jouer un rôle initial important, grâce à sa politique africaine et au poids que représentaient ses réserves financières à travers ses fonds souverains. Mais si la mise en place de ces fameux DTS, souhaités part la City, arrangeait la Chine et un certain nombre de pays émergents, qui souhaitaient ainsi sortir de l’emprise du dollar, il est évident que l’oligarchie états-unienne ne pouvait voir d’un bon œil lui échapper la suprématie du dollar, qui lui assure une prédominance sur la finance mondiale.

On peut donc supputer que la chute du patron du FMI relèverait d’un affrontement entre certains cercles de la City et certains cercles de Wall Street, et que DSK serait la première victime d’envergure dans ce qui peut parfaitement s’analyser comme une scission dans le camp de la globalisation, et dans ce combat fratricide, dans tous les sens du terme, c’est Wall Street et le complexe militaro-industriel états-unien qui ont remporté la première manche. Et cette victoire fut suivie d’une autre, à savoir la chute du dictateur libyen, deuxième victime d’envergure de la lutte entre le dollar et ce qui est encore la livre sterling. Autrement dit, l’année 2011 peut encore être considérée comme une année de prédominance mondiale du complexe militaro-industriel états-unien, incarné sur la scène internationale par Hillary Clinton et ses supplétifs européens Cameron et Sarkozy. Et c’est probablement parce qu’elle a remarquablement servi les intérêts d’une partie de l’oligarchie états-unienne, désormais en rupture avec la City, qu’Hillary Clinton a été choisie comme championne du camp démocrate destinée à défendre coûte que coûte, y compris au prix d’une guerre mondiale, la prééminence des États-Unis sur le reste du monde. C’est dans cette perspective que l’on peut donc voir la candidature de Trump comme un contre-feu de la City, destiné à éteindre progressivement les velléités de domination mondiale des USA par la force brute, en faisant rentrer dans le rang la puissance états-unienne et en la soumettant à la seule volonté de la matrice londonienne.

2. Poursuivons avec Donald Trump

Il y a un fait qui a été peu relevé, c’est que le premier homme politique européen qui a rencontré Donald Trump après son élection est M. Brexit en personne, à savoir Nigel Farage himself, ex-patron du UKIP, démontrant par là que les forces qui ont soutenu la sortie du Royaume-Uni de l’UE étaient en phase avec celles qui soutenaient Donald Trump aux USA.

Concernant le personnage très controversé qu’est le nouveau maître de la Maison Blanche, les informations diffusées sont tellement contradictoires, qu’il faudra attendre plusieurs mois avant de voir se dessiner réellement quelle sera véritablement la nouvelle politique intérieure et internationale des États-Unis.

Si l’on s’en tient à ce qui nous a été transmis durant la campagne ou aux propres déclarations de Donald Trump – et l’on ne s’attardera pas sur les questions graveleuses ou les suspicions de viol –, on peut normalement inférer les données suivantes :

En politique intérieure :

a/ Réindustrialisation du pays.

b/ Arrêt de l’immigration (sud-américaine et musulmane).

c/ Mise au pas de Wall Street et de la Fed.

d/ Baisse des impôts pour les entreprises

e/ Relance par une politique de grands travaux

f/ Indépendance énergétique avec les gaz et pétrole de schiste

Si l’on s’en tient aux trois premiers points, et s’ils sont effectivement mis en œuvre à partir de janvier prochain, il s’agira indiscutablement d’une révolution, en rupture totale avec la politique suivie par les États-Unis depuis Jimmy Carter. Si l’on considère que la politique états-unienne à compter des années 1970 a clairement favorisé l’«offshorisation» de la haute finance par les délocalisations industrielles de l’ensemble du monde occidental, au bénéfice de l’Asie et de la Chine en particulier et par le développement simultané des paradis fiscaux, les projets de Donald Trump sont clairement en rupture avec cette politique de péréquation des richesses au niveau mondial.

Pour dire les choses clairement, quand on déménage une usine de Cleveland à Shanghai ou de Detroit à Kuala Lumpur, on aboutit au constat suivant : on a appauvri les classes moyennes et populaires états-uniennes ; on a enrichi des populations asiatiques et par-dessus tout on a augmenté considérablement les marges de profit des sociétés transnationales et des principales banques qui les contrôlent. Donc, si les engagements de campagne de Trump sont tenus, on assistera à une redynamisation de la société états-unienne au détriment de la haute finance internationale. Cette volonté ira-t-elle jusqu’à renverser le pouvoir exorbitant de la Fed et à restaurer un capitalisme d’État tel qu’il régnait aux États-Unis avant 1913, année de création de la Réserve fédérale ? L’avenir nous le dira.

Ce qui est d’ores et déjà acquis, c’est que la victoire de Trump a manifestement libéré certaines consciences dans le monde anglo-saxon, notamment dans le monde des médias, puisque l’on commence à voir des articles dans la presse britannique remettant en cause la version officielle des attentats du 11 septembre. Chose absolument impensable il y a encore seulement un mois.

En politique internationale :

a/ Affichage d’une volonté de coopération avec la Russie.

b/ Amorce de tension avec la Chine en annonçant la remise en place de droits de douane élevés.

c/ Abandon des guerres d’agression et notamment dans le conflit syrien.

d/ Remise en cause des accords internationaux sur le climat.

e/ Remise en cause de la levée des sanctions contre l’Iran.

Dans l’ordre : sur la volonté de coopérer avec la Russie, notamment dans la lutte contre le terrorisme – largement commandité par les États-Unis et leurs alliés –, c’est la meilleure nouvelle que pouvait espérer la Russie et c’est ce qui explique la grande satisfaction exprimée à Moscou après la victoire du candidat républicain. Il est évident qu’à l’inverse, si Hillary Clinton l’avait emporté, les risques d’une troisième guerre mondiale imminente n’étaient pas négligeables, et qu’un certain nombre de signaux alarmants étaient déjà passés au rouge vif ces derniers mois en Europe et en mer de Chine.

Sur le regain de tension avec la Chine, ce serait la première fois depuis la fin des années 1960, que l’on assisterait au réveil de la lutte contre l’Empire du milieu. Depuis Nixon, l’entente cordiale entre la Chine et les USA n’avait quasiment pas connu de hiatus, si l’on excepte les remous créés par la fin de la guerre du Vietnam en 1975. Cette donnée est importante à prendre en compte, car elle est en porte-à-faux avec l’alliance financière que Londres a engagée avec Pékin, à travers la mise en place des DTS et le soutien à la banque asiatique des infrastructures – autrement dit le soutien à la politique stratégique de la Chine : une ceinture, une route.

Sur l’abandon des guerres d’agression, il s’agirait là d’un retournement majeur, s’il est respecté, de la politique étrangère états-unienne depuis 1945. En particulier, l’arrêt du soutien des États-Unis à la politique de déstabilisation des États laïques du Proche et Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, menée par l’Arabie saoudite et le Qatar avec l’appui des Frères musulmans, représenterait un changement fondamental de stratégie de la part du monde anglo-saxon et, là encore, montrerait une séparation nette entre la politique de Londres et celle de Washington.

Ce qu’il est intéressant de noter, dans cette évolution, c’est que le remodelage du Grand Moyen-Orient, élaboré dans les officines néo-conservatrices en liaison vraisemblable avec l’État d’Israël, va probablement subir un coup d’arrêt brutal, déjà esquissé avec le retournement d’alliance que l’Égypte vient de manifester en se ralliant à lutte contre le terrorisme en Syrie.

Si j’étais à la place du Premier ministre israélien, je commencerais à me poser des questions sur l’alliance renouvelée en 1917 entre Lord Balfour et Theodor Herzl .

Sur la remise en cause des engagements états-uniens sur l’accord de la COP 21, il s’agit ici aussi d’une déclaration beaucoup plus importante qu’il n’y paraît. En effet, malgré le battage médiatique de la presse mainstream sur l’unanimité des «experts» et des gouvernements, y compris le pape, sur la question du réchauffement climatique, il est intéressant de voir que le nouveau président états-unien a exprimé son scepticisme sur le prétendu réchauffement de la terre. Après avoir examiné la genèse de cette fumisterie et le matraquage médiatique phénoménal qui l’accompagne, je crois que l’on peut convenir qu’il s’agit là d’une nouvelle escroquerie, planétaire cette fois-ci, destinée à nous faire accepter le fait que dans les prochaines années, il faudra payer de nouvelles taxes – devinez à qui – pour avoir le droit de respirer un air «salubre».

Enfin, quant à la position de Donald Trump sur l’accord avec l’Iran, j’avoue que je me perds en conjectures. A t-il voulu apprivoiser le lobby sioniste dans le cadre de l’élection présidentielle ? Met-il dans le même sac le royaume wahhabite, ISIS/DAESH/EI, les Frères musulmans et la république islamique d’Iran ? Est-il en train d’appliquer la politique d’Israël eu égard à sa grande proximité avec Benjamin Netanyahou ? Ce qui est certain, c’est que la géopolitique a ses règles et qu’il me paraît difficile de concilier une politique d’alliance avec la Russie pour éradiquer le terrorisme, notamment sur le théâtre d’opération syrien, avec une politique agressive de remise en cause des accords scellés avec l’Iran, quand ce dernier est un acteur majeur, dans la lutte contre le poison de l’islam intégriste en action en Irak et en Syrie.

Quoi qu’il en soit, et même si nous ne sommes pas au bout de nos surprises avec ce que nous réserve l’élection de Donald Trump, il est certain que son avènement constitue un changement tectonique majeur, dont nous n’avons pas fini de mesurer les effets, notamment en Europe et plus particulièrement en France.

3. Terminons avec Fillon

Il est probable que la victoire de ce dernier à la primaire de la droite soit en lien direct avec l’élection de Donald Trump, cette dernière étant une conséquence logique du Brexit.

Le point commun qui unit ces trois surprises de ces derniers mois est le plantage complet des instituts de sondage et des médias dominants qui, dans les trois cas de figure, donnaient tous la victoire au camp adverse. Premier constat et qui corrobore l’idée de scission au sein du camp mondialiste, la volonté de changement de stratégie, affichée par une fraction de l’oligarchie, n’est pas prise en compte par les canaux habituels de diffusion de la pensée unique. Cette assertion méritant d’être tempérée par de notables exceptions dans la presse anglo-saxonne, mais hélas pas dans la presse conformiste française, totalement alignée sur les anciens standards de la mondialisation 1.0. Il va falloir leur expliquer qu’on est passé à la version 2.0 et que celle-ci inclut quelques révérences à des personnages aussi atypiques que Trump ou aussi insipides que Fillon.

Deuxième constat : il semblerait que la puissance des réseaux sociaux pour créer des lames de fond ou inverser des tendances commence à produire ses effets. Depuis 2003 et la révolution de couleur ayant provoqué la chute en Géorgie du Président Chevarnadze jusqu’à nos jours, les réseaux sociaux se sont considérablement développés et l’emprise sur les cerveaux par le biais de ces réseaux a considérablement augmenté. L’impact est d’autant plus fort qu’en dehors des réseaux militants du style Avaaz, largement connu pour être financé par M. Soros, il est désormais possible d’investir toute la Toile avec de la désinformation ou de l’information biaisée pour ruiner une candidature (Ali Juppé), y compris en passant par des canaux de l’Internet anticonformiste.

Sur la posture de François Fillon contre l’avortement ou en sa faveur, il est bon de se remémorer les fables de La Fontaine : «Je suis oiseau, voyez mes ailes, je suis souris, vivent les rats…»

Sans entrer dans cette polémique qui ne m’intéresse guère dès lors qu’il s’agit clairement d’une posture, voire d’une imposture, il me semble plus intéressant d’essayer de comprendre pourquoi Fillon l’a emporté contre Juppé, alors que tout semblait indiquer que le Système, dans sa déclinaison française, avait voté pour le Maire de Bordeaux depuis de nombreux mois. Eh bien là encore, le décalque avec le Brexit et l’élection de Trump me semble assez valide et là encore, nous nous trouvons en face de ce qui semble être une rupture au sein du Système, où une fraction que nous appellerons archéo-états-unienne, ou clintonienne si vous préférez, soutient Juppé (vieux Young leader ) tandis qu’une autre que l’on pourrait appeler néo-globaliste a compris – ou a été dûment informée – que l’on avait changé de stratégie et qu’il fallait désormais changer de braquet, voire de direction.

Et c’est ainsi que l’on nous ressert Fillon, falot petit homme politique de province, fils spirituel – et plus si affinités – de Joël Le Theule, ancien député de la Sarthe et qui a introduit au siècle dernier François Fillon dans les charmes et les tourments de la vie politique française.

Et nous voici désormais avec ce quasi désigné futur Président de la république française, ex-gaulliste social, transformé en double ultra libéral et très conservateur de son futur homologue d’outre-Atlantique Donald Trump.

Il est clair maintenant que François Fillon, avec le soutien officiel des milieux catholiques de la Manif pour tous, sauf accident toujours possible, verra l’élection présidentielle de l’an prochain quasiment pliée et que nous aurons un gouvernement ultra-libéral et ultra anti-social en fonction, pour le plus grand plaisir des marionnettistes qui tirent les ficelles. Et pour bien vous prouver qu’il est difficile de s’y retrouver dans ce panier de crabes, mettez-vous un instant à la place d’Alain Juppé, à qui de puissants personnages avaient certainement annoncé depuis au moins deux ou trois ans, que ce serait désormais à son tour de goûter aux délices du pouvoir, et qui brusquement lui annoncent, que non, après tout, ce ne serait pas lui, mais un autre, dont le profil conviendra mieux à la politique que l’on veut mettre en place ou à l’évolution mentale que connaît le pays. Et si vous avez lu attentivement la notice de la French American Foundation placée ci-dessus, vous aurez vu qu’un certain Henri de Castries (PDG d’AXA jusqu’en Septembre 2016) en fut membre (promotion 1994) et qu’il fut donc très proche d’Alain Juppé en tant que co-Young Leader.

Mais Henri de Castries, descendant du marquis de Sade d’après sa notice Wikipédia, est également depuis 2011 patron du groupe Bilderberg et il revendique sans complexe sa grande proximité avec le nouveau patron de la droite républicaine, après avoir soutenu, toujours sans le moindre complexe, la candidature de François Hollande en 2012.

En conclusion, il me paraît important de regarder tous les événements qui surviennent avec la plus extrême circonspection et il convient de ne surtout pas se laisser abuser par des déclarations de circonstance ou par des joueurs de bonneteau destinés à détourner l’attention sur ce qui se passe vraiment. Le Système est passé maître dans l’art de manipuler les esprits.

Il y a clairement un changement de stratégie au sommet de l’élite mondialiste et, vraisemblablement, une lutte mortelle entre la faction archéo-états-unienne et la faction néo-globaliste est en cours. La majorité des élites françaises, notamment médiatiques, n’a pas encore compris les raisons et les enjeux de ce changement. Il convient d’être d’une lucidité extrême dans les mois à venir, car les changements vont être profonds et brutaux. Apparemment, les idées conservatrices, le retour à la tradition, le renforcement des nations et des identités vont être portées aux nues. Mais il conviendra de ne pas oublier que le Système est l’ennemi déclaré des patries, des peuples et des traditions.

Leur but est de parvenir à la domination absolue d’une humanité déracinée, sans mémoire, et à sa mise en esclavage par le contrôle total des cerveaux. Les réseaux «sociaux», l’argent «numérique», le transhumanisme, l’homme bionique… voilà quelques-uns de leurs projets et je ne pense pas que le Brexit, Trump ou Fillon soient de nature à empêcher ce désastre annoncé. A moins que la Sainte Russie ne continue à jouer au petit village gaulois qui résiste encore et toujours à l’envahisseur… Qui sait ? »

Emmanuel Leroy, Le Saker Francophone, le 11 décembre 2016

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Quelques rappels :

La City, coeur pourri de la globalisation financière

Qui étaient les pères fondateurs de l’Europe ? (F. Asselineau)

Les élites sont partagées sur le Brexit et l’avenir de l’UE

Le Brexit redistribue la géopolitique mondiale

Trump président : la victoire du peuple sur l’establishment US, pas sur les vraies élites mondialistes

Pétrole, or, DTS… Que nous préparent les élites de la City ?

Brandon Smith : Les élites ne veulent pas la guerre nucléaire mais une nouvelle monnaie de réserve mondiale

Bilderberg : réunion des « exécutants » de ceux qui ont vraiment le pouvoir

Pascal Roussel : Divina Insidia – Le Piège Divin

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 51 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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36 commentaires pour Brexit, Trump, Fillon ! un fil conducteur ?

  1. terrienmarc dit :

    wouah… la « supériorité » militaire russe s’explique parce qu’ils ne s’embêtent pas avec des joujoux de précisions : avec des palettes de bombes lisses on peut faire la même chose, quitte a faire plus de dégâts collatéraux… ils ont quand même écrasé deux bombardiers sur leur porte avion récemment… il y a des fois vous êtes un peu à l’est ;O)…

    la seule leçon, c’est que ce soit en Russie ou aux USA, le monde est maintenant dirigé par les multi-milliardaires eux-mêmes…

  2. Robert dit :

    Raisonnement intéressant, qui « colle » aux événements actuels, mais avec pas mal de supputations… Certes, on retrouve toujours les mêmes (Bilderberg, FAF…),,dont les grands intérêts sont les mêmes, mais avec quelques nuances tout de même…Une métaphore : Quelle épaisseur de laine faut-il laisser sur le dos du mouton pour éviter qu’il ne se rebelle ?

    • zorba44 dit :

      Le mouton est en train de reprendre de la laine sur le dos. Les élites mondiales ont perdu un certain nombre de batailles qu’on a voulu travestir d’une suprême habileté de leur part…
      Attendons la suite pour voir s’ils ne sont pas en train de perdre la main, et, la finance mondiale, sa toute puissance.

      Jean LENOIR

  3. Eugenio Sarto dit :

    Seule l’existence nécessaire d’un centre de pouvoir supérieur à la fois à ceux de l’Est et de l’Ouest rend intelligibles les événements dont nous sommes témoins et qui apparaissent absurdes dans une lecture horizontale qui suppose que les hommes qui font l’actualité agissent librement selon leurs vues propres.
    La plupart des gens ont décidément beaucoup de mal à comprendre la dialectique hégélienne, qui est le premier instrument de la Révolution universelle. La droite et la gauche – y-compris leurs franges dites extrémistes – s’affrontent en permanence, la gauche voyant dans la droite son ennemi absolu et réciproquement. Or ils devraient voir les uns comme les autres, que par exemple dans le domaine de « l’éducation », les alternances d’étiquettes sont sans effet sur la politique suivie, qui va toujours dans le sens du pire. Ils devraient conclure, ces électeurs, que les politiques sont définies ailleurs que dans les têtes de ministres agissant de manière libre et autonome. Et ainsi du reste. Hélas, même ceux qui le pressentent, ne peuvent résister à la tentation de « faire quelque chose » avec leurs petites mains. Puissent-ils comprendre que le jeu est pipé, c’est face je gagne, pile tu perds.
    Pour en revenir à la géopolitique, le plus grave est ceci : Trump a en grande partie été élu par rejet de Hillary et aussi par les quelques choses authentiquement bonnes qui figuraient dans son programme (mais qu’il ne fera pas). Or, lorsque le bilan sera établi après la catastrophe d’ampleur biblique qui s’annonce (guerre, misère, etc.), les causes en seront imputées, certes à Trump (qui n’y sera pas pour grand-chose sur le fond), mais en tant qu’il se présentait comme le défenseur d’authentiques bonnes choses, qui seront ainsi vouées aux gémonies. Idem en Europe : la catastrophe sera imputée au souverainisme. « Vous voyez où il nous a mené votre souverainisme ! »
    Donc, en votant souverainiste (déjà rebaptisé « populisme » à cette fin), vous provoquez ce que vous voulez éviter et détruisez pour longtemps ce que vous voulez justement promouvoir. Il faut être bien naïf pour penser que c’est en utilisant une arme truquée, le vote, mise à la disposition des peuples par leur ennemi mortel que les peuples pourront s’en débarrasser !
    E. S.

    • Christian Coste dit :

      Je trouve votre commentaire intéressant, même si je ne suis guère persuadé qu’il existe, en tant que tel, un centre de pouvoir supérieur … qui ne serait pas traversé par la dialectique hégélienne. Dans le même esprit, j’aimerais être persuadé qu’il s’agit bien de deux extrêmes engagés dans une démarche dialectique, quand vous évoquez la droite et la gauche de gouvernement qui s’affrontent. Je crois plutôt qu’il s’agit du bonnet blanc-blanc bonnet de l’idéologie mondialiste (la pensée unique ou l’UMPS, en quelque sorte).
      En revanche, je suis bien d’accord avec vous lorsque vous avancez que les élites peuvent favoriser l’élection de leurs opposants pour discréditer à coups de manipulation ultérieures ce que vous appelez le souverainisme (ou le localisme).
      S’agissant de votre conclusion, j’aimerais connaitre l’alternative que vous nourrissez au vote, arme truquée ou piège à cons. Il me semble que le vote est la seule arme, certes biaisée, dont nous disposions aujourd’hui. Il faut essayer de jouer avec cet outil, malgré ses biais, car l’alternative est soit de jouer le pourrissement de la situation (hypothèse risquée au regard des outils sophistiqués de manipulation), soit une prise d’armes qui me parait bien illusoire, tant avant qu’après (si l’avant se produisait, ce dont je doute fort). Le vote est aussi un mouvement dialectique, sans pour autant que nous soyons obligés de nous bercer d’illusions sur les vertus du vote (à l’évidence, la démocratie n’est plus un horizon indépassable de l’histoire humaine).

  4. gérard dit :

    Pas convaincu.Fillon d’abord:peu de chances d’etre élu avec un discours libéral dur,il devra manger son chapeau et cela déplaira.Son passé le rattrapera.Il a sans doute remporté les primaires grace a des militants de gauche ,il était le meilleur adversaire pour la gauche,le moins dangereux.Pour Donald,je doute qu’il mette au pas la finance US dont il s’est servi pour batir sa fortune,et dont la contribution au PIB américain est de l’ordre de 20% minimum.Le rapatriement de la production Us est juste du bon sens,la Chine étant en mauvais état.Sa politique vis a vis de Poutine et de la Syrie est intelligente:la Syrie mettra des années a se relever et ne représente plus de danger pour la région,cela ne sert a rien d’essayer de sortir les Russes de leurs bases.
    Je pense que l’élection Trump et le brexit sont dus a des questions d’identité,et je crois que nos élections finiront par se jouer sur ce thème,meme si ce n’est pas le cas actuellement

  5. Christian Coste dit :

    Bien écrit, bien argumenté, subtil et donc passionnant. Dans la guerre mondiale psychologique pour dominer le monde et asservir les individus, qui ne date pas d’aujourd’hui -seuls les outils contemporains la favorisant-, il n’est pas indifférent d’essayer, au moins, de ne pas être un gogo ou une marionnette.
    Mais il y a une petite question de bon sens ou de réalisme qui me taraude : une faction des « élites » mondialistes a-t-elle vraiment la capacité, au fil de ses changements de stratégie, de manipuler à ce point les peuples ? Dit autrement, les peuples sont-ils autant « à la remorque » des maitres du monde ? L’article me laisse l’impression que nous sommes complétement des marionnettes aux mains de l’oligarchie mondiale. N’est-ce pas excessif, même s’il est certain qu’on ne prête qu’aux riches et qu’avec de l’argent on peut beaucoup ?
    Bref, une partie des classes populaires anglaises et américaines ont bien voté contre le matraquage des média dominants, et parfois en étant obligées de se cacher, comme le faisaient les électeurs du front national au temps où il était « monstrueux » d’adhérer aux idées de ce parti. Ce n’est pas le slogan « Ali Juppé » qui explique l’écart entre les deux protagonistes de la primaire de la droite et du centre ; c’est beaucoup plus, me semble-t-il, le désir premier d’éliminer Juppé et Sarkozy. Je veux bien croire que les élites mondialistes sont adaptables et persévérantes, mais si elles biaisent aujourd’hui pour mieux repartir autrement, c’est parce qu’en face d’elles il y a aussi une certaine autonomie d’appréhension du monde.

    • ratuma dit :

      Quant au réchauffement climatique, voir « Marcel Leroux » climatologue français et le site R71 – l’escroquerie du réchauffement climatique

      il y a également le site d’Antony Watts que Trump va peut être consulter

    • xavib dit :

      « le désir premier d’éliminer Juppé et Sarkozy »… pour avoir à la place Fillon, cette autre carte dans la manche du système ? Hé ben ça valait vraiment la peine de se déplacer !

      Les élites ont toujours au moins un coup d’avance et les électeurs tombent à chaque fois dans le piège.

      « Elections, piège à cons » comme disait l’autre…

      Je suis navré de vous contredire mais voter c’est par définition voter pour l’oligarchie puisque celle-ci sélectionne à l’avance les prétendants. Et la primaire c’est un moyen pour sélectionner encore plus. Une fois élu le représentant de l’oligarchie n’a de compte à rendre qu’à l’oligarchie.

      La preuve, il trahit toujours les promesses faites aux électeurs alors qu’il tient celles faites à ses vrais maîtres.

      • Geraldine dit :

        Oui xavib, les dirigeants politiques sont choisis et cooptés par l’oligarchie, ce pouvoir de l’ombre qui n’a que faire de nos intérêts et de notre bien-être.
        C’est une évidence mais il y a encore beaucoup de naïfs qui ne le voient pas et croient toujours dans le joli mot de « démocratie »…

  6. brunoarf dit :

    Début novembre 2011, le premier ministre François Fillon reçoit très discrètement une trentaine de personnes à l’hôtel Matignon : pendant toute la soirée, François Fillon et ses invités parlent de l’état de la France.

    Ce dîner ne figurait pas à l’agenda officiel du premier ministre. Normal : ces trente personnes étaient les habitués du groupe Bilderberg.

    Deux ans plus tard, François Fillon sera un des rares Français invités à la réunion du groupe Bilderberg de juin 2013.

    Rappel : le groupe Bilderberg est à l’origine de la construction européenne. Le traité de Rome a été négocié durant les réunions du groupe Bilderberg en 1954, 1955 et 1956.

    « Je pense que vous pourriez dire, déclara un jour le diplomate américain George McGhee, que le traité de Rome, qui a créé le Marché commun, a été mûri pendant ces réunions de Bilderberg et aidé par le flot de nos discussions. »

    (Source : « L’Europe sociale n’aura pas lieu », de François Denord et Antoine Schwartz, édition Raisons d’agir, page 40.)

    Lisez cet article de l’Obs :

    http://tempsreel.nouvelobs.com/l-enquete-de-l-obs/20130606.OBS2308/ces-puissants-et-mysterieux-messieurs-du-cercle-bilderberg.html

  7. ratuma dit :

    monnet, schuman et ……..WALTER HALSTEIN

  8. Eugenio Sarto dit :

    @ C. Coste
    * « il n’est pas indifférent d’essayer, au moins, de ne pas être un gogo ou une marionnette. »
    La question se pose essentiellement sous le rapport de la morale : on ne peut cautionner le mal si on l’a identifié comme tel. Celui qui n’a pas les moyens de comprendre n’est pas concerné mais celui qui pourrait étudier et ne le fait pas (par paresse, pour se conformer au monde, etc.) pourra se le voir reprocher au jugement dernier : « Tu savais et tu n’as rien dit, tu as accepté en toi-même ». Attention, il ne s’agit pas d’activisme, de « faire une manif » ou autre, encore que l’information de ceux qui veulent bien écouter et qui est un devoir moral, nécessite une dépense d’énergie et ne soit pas sans risques. Idem du simple témoignage par le comportement dans certaines circonstances qui relève parfois de l’héroïsme.
    Par contre, promouvoir un voyou patent dans le l’espoir obtenir des avantages (même légitimes), c’est s’apparenter à lui : le bourgeois n’est pas contre le vol en général car il doit lui-même voler peu ou prou pour posséder ce qu’il convoite, par contre il est contre le vol dont il pourrait être, lui, victime ! Voir Léon Daudet, Deux idoles sanguinaires. On peut penser que beaucoup d’électeurs de Trump et consorts appartiennent à cette catégorie.
    Je connais des gens d’une grande probité qui considèrent qu’il faut quand-même voter, précisément voter dans le sens d’un « moindre mal ». Ont-ils raison ? C’est une question prudentielle classique et les traités de morale traditionnels répondaient (il n’en n’est plus édité depuis des décennies !) souvent oui. S’ils ont pu avoir raison dans le passé (et encore), ce n’est absolument plus le cas aujourd’hui car, il faut comprendre que même les votes sincèrement contre-révolutionnaires sont utilisés par la Révolution. L’existence des partis souverainistes, très encadrés, est voulue. Le plus souvent, ils servent de défouloir contrôlé aux « extrémistes » qui n’ont aucune chance de voir leurs poulains parvenir au pouvoir. Et si la vague contestataire est trop forte comme actuellement (ou en 1815 avec la pseudo-Restauration), on utilise contre eux la technique de l’abcès de fixation : on met en selle un pseudo souverainiste initié du type B. Grillo, etc. qui agit comme un leurre et conduira au désastre. C’est le principe de l’intoxication : le peuple cible, entraîné par un flûtiste habile (Hamelin) se détruit lui-même. Pierre Nord (ex col. Brouillard) considérait que Hitler avait été le plus grand agent d’intoxication de l’histoire (in L’Intoxication, Livre de Poche). De fait : il a conduit les Allemands, qui l’avaient élu pour relever leur pays, à la destruction quasi-totale, physique (des millions de morts) morale et identitaire pour des décennies, peut-être pour toujours.

    * « au fil de ses changements de stratégie »
    Il n’y a absolument pas ici de changement de stratégie. La stratégie est simplement plus complexe et plus riche de possibilités que ne l’imagine qui n’a pas suffisamment étudié. Je vous recommande pour commencer les ouvrages d’Augustin Cochin (mort au front en 1915), en particulier « Les Sociétés de pensée ». Il y étudie justement à titre d’exemple le système électoral américain. On le trouve sur la toile.

    Cher ami, il faut bien arrêter …
    E. S.

    • ratuma dit :

      entièrement d’accord – et le vote blanc ne sert à rien pour l’instant

      • zorba44 dit :

        Le vote blanc servirait s’il emportait plus de 50% des suffrages, et, dans le contexte politique actuel, il faut militer pour ce choix.

        Jean LENOIR

    • Christian Coste dit :

      Je vous remercie pour votre réponse et plus particulièrement pour la suggestion de lecture d’Auguste Cochin (j’ai déjà jeté un coup d’œil rapide sur le concept de sociétés de pensée ; c’est effectivement très intéressant, parce que ça n’est pas éloigné de ce que nous voyons toujours en action).
      Bien cordialement. CC

  9. Pierre dit :

    Rien ne rattache Donald Trump à la City! Il marche à contre-sens!

    Croire aujourd’hui, comme hier, que l’Oligarchie mondiale contrôle tout, et est toute puissante, en tout, toujours, ici que l’élection de Donald Trump était prévue d’avance par la City, son poulain, orchestrée en sous-main, est une fabrication stéréotypée, rien qu’une croyance formatée depuis longtemps, difficile à évacuer, qui persiste encore dans la tête de l’auteur et de d’autres comme Pierre Hillard, et aucun éléments ne les relient entre eux, au contraire, tous les séparent! C’est la même chose avec Poutine! Poutine n’est pas un mondialiste, comme le conçoivent les anglo-saxons, et sionistes, où les peuples doivent être soumis et asservis!

    Et le peuple Anglais n’a rien à faire avec les intérêts de la City!

    Le Brexit c’est le Peuple Anglais qui l’a décidé, pas la City! La City voulait rester, elle! Pas sortir!

    Et l’Esprit des peuples, là-dedans, il compte pour rien!

    Les peuples ont les mets de côté; tout part uniquement de l’oligarchie et des mondialistes!

    Non! Non!

    L’Esprit des peuples est le virus qui mettra la machine mondialiste à terre!

    Et on ne peut mettre Fillon sur le même pied que Trump, un est l’antithèse de l’autre!

    Alors aujourd’hui, dans le même esprit que l’auteur de l’article, vous croyez que Marine comme présidente de la France est dans les cartes de l’empire? Non! Le peuple français fera ce qu’il faut! Et l’oligarchie perdra la face, encore, comme c’est la tendance depuis quelques temps, et elle devra s’habituer, car les peuples de la terre ouvrent leur Esprit, et découvrent l’arnaque, et devant la Lumière, rien ne peut plus être caché, toutes les fumisteries se dévoilent aux yeux de tous, au grand désespoir de ceux qui tiraient les ficelles auparavant, et qui maintenant n’y comprennent plus rien, et qui se perdent en supputations imaginaires!

    C’est simple, les peuples veulent reprendre la main dans leurs affaires et congédiés les menteurs, les voleurs et les incompétents! Ne cherchons pas plus loin!

    • Ne cherchez pas plus loin si vous voulez… Libre à vous de rester dans le monde des Bisounours !

      • Pierre dit :

        Je ne cherche pas plus loin! d’accord! Je vous laisse à vos supputations!
        Et le fait de ne pas souscrire au point de vue de l’auteur ne veut pas dire que je suis dans un monde illusoire et pas vous! De mon point de vue vous errez, ne vous en déplaise! Alors je vous le signale! C’est pas une secte ici! On peut s’exprimer librement! Vous portez un jugement malicieux sur mon commentaire, en québécois on dit « baveux » sans plus d’explications!
        Allez-y! Dites-moi pourquoi l’auteur est digne de confiance! Moi je ne trouve pas et je n’y adhère pas!

      • Contrairement à vous l’auteur, ainsi que ceux auxquels il se réfère, développe une analyse construite et argumentée…

        Vous avez évidemment le droit de ne pas y souscrire, mais faites au moins l’effort d’argumenter au lieu d’enchaîner les affirmations gratuites.

        Vos commentaires sont publiés, c’est donc que l’expression est libre. Mais si elle est libre, elle l’est pour tous, j’ai donc le droit de trouver que vous nagez en plein idéalisme…

      • ratuma dit :

        http://www.consoglobe.com/666-000-litres-de-petrole-dans-la-nature-apres-une-fuite-standing-rock-cg?utm_source=n

        l’énergie libre de Nikolas Tesla sera peut être à considérer et puis il y a Jean Laigret dont la découverte peut nous aider à produire du carburant – de toutes façons le pétrole est d’origine abiotique et non fossile

  10. Ping : Brexit, Trump, Fillon ! un fil conducteur ? |

  11. Alcide dit :

    La révolution pourpre aux US : Un coup d’état contre Trump serait en préparation.
    Récolement de différents articles sur ce putsch en gestation:

    http://europebusines.blogspot.fr/2016/12/globalists-attempting-soft-coup-part-ii.html

    Cela ne ressemble pas au traitement réservé à un poulain du système.

    • Alcide dit :

      Suite:
      US Accuses Vladimir Putin Of « Personal Involvement » In Election Hack
      And just like that the narrative of Russia hacking the presidential election has escalated to the highest possible level, and has officially jumped the shark.

      Moments ago, following a month-long barrage of unsubstantiated stories in the press accusing the Russian government of indirectly hacking the US presidential election, which culminated with last night’s 8,000 word NYT expose, and which followed a schism between the FBI and CIA, in which the former disputed the latter’s « fuzzy and ambiguous » claims that Russia sought to influence the presidential elections, moments ago the NBC News reported that U.S. intelligence officials believe with « a high level of confidence » that Russian President Vladimir Putin became personally involved in the covert Russian campaign to interfere in the U.S. presidential election.

      http://www.zerohedge.com/news/2016-12-14/us-accuses-vladimir-putin-personal-involvement-election-hack

      Encore une accusation officielle des US grave et sans preuve.
      Les Ploutocrates violeurs et criminels de guerre vont-ils provoquer la Russie jusqu’à la guerre ( En Europe exclusivement , bien entendu, avec le concours actif des lâches connards au pouvoir )

    • Alcide dit :

      Suite:
      La propagande des merdias US pour justifier le putsch anti-Trump s’emballe:

      …Presented below with little comment is an epic rant, culminating in what might have been an actual on-air nervous breakdown, by Keith Olbermann about the « Russian coup » that is currently in process and threatens « the end of the United States as an independent country. » ….

      http://www.zerohedge.com/news/2016-12-14/keith-olbermann-loses-it-us-military-will-soon-be-controlled-scum-beholden-russian-s

      Il est possible que ces abrutis de ploutocrates déclenchent une authentique guerre civile aux US car les « déplorables  » qui sont souvent armés jusqu’aux dents soient furieux que l’on vole leur victoire pour la remettre à la sorcière Killary adepte connue de messes noires.
      Les ploutocrates vont se faire écharper , d’abord aux US …puis dans le quatrième Reich Européen…
      Que le spectacle commence

    • matbee dit :

      Les nazis néo-cons n’ont pas lâché l’affaire !

      « Bullet In The Mouth » – Trump Electors Flooded With Death Threats

      http://www.zerohedge.com/news/2016-12-15/bullet-mouth-trump-electors-flooded-death-threats

    • zorba44 dit :

      Clairement oui, Cher Pierre, mais extrêmement dangereux car cela ferait remonter le risque de conflit généralisé…

      Jean LENOIR

  12. roc dit :

    que l’oligarchie soit a l’origine de Trump ou quelle cherche a le récupérer ne fait pas de différence.
    je pense quelle est condamné a échoué .
    après le souverainisme qui doit échoué elle seras condamné a réussir et là elle seras confronté au réel de la fin de l’ère de l’énergie bon marché et plus ce seras tard pire ce seras !

  13. Pierre dit :

    Le Bloc atlantiste au bord de la crise de nerfs

    On en espérait pas tant. En quelques semaines seulement, le Bloc altantiste a fait un saut qualitatif remarquable sur l’échelle Richter du désordre globalisé. De la panique intégrale déclenchée par l’élection du déplorable Trump à la débandade des coupeurs de têtes modérés d’Alep-est, le joli petit monde du néolibéralisme militarisé prend l’eau de toutes parts. Alors forcément le Bloc réagit, sur-réagit même, avec le savoureux avantage que dans la précipitation, les marionnettistes de la pantalonnade ambiante ne prennent même plus la peine de camoufler un tant soit peu leurs manigances.

    Tout se fait ainsi à ciel ouvert, y compris le pire, le honteux, le normalement inavouable, et il n’y a qu’à se baisser pour ramasser les pépites. Inutile de dire que c’est évidemment sur le pont du Titanic US que l’on récolte les plus grosses. Ainsi, entre la CIA qui entre en guerre contre le FBI en essayant de renverser Trump avant même son entrée en fonction, et le Congrès qui vote des livraisons d’armes aux terroristes d’al-Qaïda supposés responsables des attentats du 11 Septembre, on surnage en plein vaudeville à l’échelle planétaire. Du caviar on vous dit. L’implosion est proche.

    Le very very bad trip de Killary

    Dès les premiers signes laissant penser que Trump avait tout pour devenir un adversaire sérieux d’Hillary-la-démente, nous nous étions pourtant étonné que le bonhomme ne soit pas victime du déséquilibré de service ou d’un accident de savonnette qui l’aurait laissé gisant dans une marre de Chanel 5, la mèche empalée sur la robinetterie en or de sa salle de bains. Quelle ne fut pas dès lors notre surprise non pas de le voir élu, on savait la chose possible sinon probable, mais de le voir tout simplement arriver vivant au scrutin. Il faut dire qu’enfermés dans leur bulle, ni l’élite-Système ni son clergé médiatique n’avaient pu imaginer ne serait-ce qu’un instant que le peuple aurait l’audace de les envoyer bouler.

    Au soir du vote maudit donc, ce fut comme il se doit le séisme, le big one, façon Fukushima, avec dévastation des esprits effarés de toute la volaille médiatique planétaire et stupéfaction générale, cosmique même, de toute la pègre néolibérale dirigeante et de ses hordes de bobos-zombies.

    ARTICLE COMPLET…
    https://resistanceauthentique.net/2016/12/15/le-bloc-atlantiste-au-bord-de-la-crise-de-nerfs/
    http://www.entrefilets.com/Systeme_au_bord_de_la_crise_de_nerfs.html

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